Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

mardi, 24 avril 2012

à partir d'un incipit

 

                                       Notre consigne met en lumière l’incipit.

                           Le mot « Incipit » désigne les premiers mots d’un texte

 

Chacun écrit sur un papier le premier vers d’une chanson. Les papiers réalisés sont pliés et mélangés. Un est tiré au hasard.

 Ecrire un texte commençant par le vers inscrit sur ce papier  (25mn)

 

                      incipit: « Je voudrais tant que tu te souviennes »

                      ------------------------------------------------------------------------

 

chemin forestier.jpg

banque d’images libres et gratuites

 

 Je voudrais tant que tu te souviennes

Du chemin caillouteux, de ma main dans la tienne,

Des feuilles de l’automne qui craquaient sous nos pas,

Des fruits des bois cueillis pour corser nos repas,

Des rosées du matin et des belles chenilles

Rampant le long des tiges, des baies roses ou des vrilles,

Du chant du rossignol lorsque la nuit tombée

Nous rentrions au bercail à grandes enjambées !

Je voudrais tant que tu te souviennes

De cette chanson très ancienne

Que nous entonnions à cœur joie

En descendant vers la Montjoie,

Ce lieu mythique à la croisée des sentes

Où vent, pluie et soleil font que l’on y ressente

La nature, la ferveur, la grandeur,

La fougue d’un baiser comblant d’un vrai bonheur.

Plus de mal ni violence, plus de haine.

Je voudrais tant que tu te souviennes !

             Mouty

__________________________________________

automne,chenilles,montjoie

Image gratuite Luxe Campagne

 

 

 Je  voudrais tant que tu te souviennes  de ce que fût cette merveilleuse semaine ou tu m'avais amenée, oui ce beau Pays où nous avons fait des découvertes de rêve nous le visitions pour la première fois j'en avais tant parlé je l'avais préparé avec notre ami Patrice qui le connais si bien   lui son aide fût précieuse,  nous avions minutieusement élaboré un parcours, décidé  des haltes dans des endroits les plus pittoresques, potassé le guide avec les régions détaillées, et nous y sommes ; quelle joie, nos yeux éblouis par la lumière de son ciel , les tons ocres de cette terre , les oliveraies à perte de vue, des champs entiers d'orangers , les jardins enchanteurs où nous avons flâné dans les allées d'arbres rares et de plantes inconnues d'arbustes gorgés de fruits colorés   c'était le printemps , tout embaumait l'air n'était que subtils parfums mélangés dont nos narines s'enivraient  où que nos regards se tournaient ce n'était que beauté,  et tous ces monuments majestueux rappelant un passé historique riche ;  anciens couvents ou palais transformés en hôtels ou nous passions des soirées enchanteresses tant l'accueil était chaleureux plein de douceur enveloppante nous faisant croire que ce que nous vivions un rêve éveillés qui ne finirais jamais , comme notre jeunesse gaie et insouciante qui nous animait tout le temps de cette escapade , cette semaine là  fût magique , est-ce que tu t'en souviens ?  Pour moi elle vit toujours dans mon cœur elle est inoubliable 

Je m'amuse quand je suis triste à la faire revivre dans ma tête, et j'ose penser, espérer même que peut-être nous en revivrons une autre semaine comme celle-là ?  Aussi belle, dis-moi y crois-tu aussi toi ?  Oui ?  Alors je peux recommencer à rêver  !!!!!!!!!

                    Rina

______________________________________

 

automne,chenilles,montjoie,oliveraies,orangers

Les photos de Badplayer

 

 

        Je voudrais tant que tu te souviennes, ô Marika, de ces moments bénis qui ensoleillaient notre vie. Nous étions jeunes, nous étions beaux et l’on se retrouvait chaque soir au bar de «  La Pieuvre Qui Tête », là, sur le port.

         C’était Le Havre et c’était l’automne. Les quais sentaient le maquereau et le goudron tandis que les sirènes des cargos déchiraient l’air chargé d’embruns. C’étaient leurs gémissements et c’étaient leurs larmes à ces chameaux  de métal, esclaves du grand désert liquide.

          L’automne hâtait le soir. Les gros nuages noirs, poussés par le vent du Nord, laissaient place au noir des nuits sans étoiles. De rares quinquets éclairaient à peine les obscures ruelles menant au port. Une porte parfois s’ouvrait sur des pleurs d’enfants ou la chanson avinée d’un marin anglais, titubant hors de quelque bouge.

         On se retrouvait, Marika souviens-toi, à cette table collante et sombre tout au fond du troquet. C’était la nôtre. Nous respirions à pleins poumons les effluves de tabac à pipes, de frites et de bière tout en nous souriant tendrement par-dessus la mousse de nos bocks. Nos mains se cherchaient, se serraient. On était bien.

        Plus tard, nous nous rendions dans ta pauvre petite chambre de bonne, perchée au dessous des toits. Il y faisait froid ; l’humidité suintait des murs et des draps de lit, nous on s’aimait, ivres de passion et de poésie. C’était le bon temps.

       Je voudrais tant que tu te souviennes des jours heureux, maintenant que tu es mariée à ce riche industriel de Roubaix, perdue dans ton grand hôtel particulier, ta grande serre tropicale, ta grande limousine à six portes.

     Je voudrais tant que tu te souviennes, Marika, et que tu répondes à cette question : « Pourquoi m’as-tu quitté »

                                                       El Pé

_______________________________________

                            

automne,chenilles,montjoie,oliveraies,orangers,marika,troquet,frites

 

 

 

Je voudrais tant que tu te souviennes de ce que tu étais en ce temps là. Un garçon avec de l’or dans les doigts. Une virtuosité comme la tienne était exceptionnelle. Dès que tu as posé les mains sur les touches d’un piano, des sons sublimes en sont sortis. Dans tous les cours que tu as fréquentés, les professeurs t’ont remarqué et t’ont considéré comme un  nouveau Mozart. Compositeur de génie, interprète talentueux, tu étais promis à la plus brillante des carrières. Doué d’un tempérament volontaire, travailleur acharné toujours à la recherche de l’idéal, rien ne semblait pouvoir t’arrêter. Premier prix de conservatoire, concertiste recherché et adulé, tu avais atteint les sommets et aurais dû continuer dans cette voix.

 

Et puis il y a eu l’accident, cette main traumatisée, ces tendons sectionnés la rendant inutile, cette intervention délicate, cette rééducation longue et difficile  et puis cet abandon, cette dépression, ce laissez-allez, ce renoncement.

 

Regarde-toi, pauvre épave détruite, assis devant ton verre de whisky, le regard vide de tout espoir, mal rasé, mal fagoté, mal dans sa peau d’artiste déchu. Pas un regard pour ton pauvre piano en attente de revivre sous tes doigts. Tu ne vas pas rester comme ça, dis, tu vas te ressaisir. Tu ne peux pas devenir cet alcoolique dont on ne peut même pas soupçonner la brillante vie antérieure. Regarde toutes ces photos de toi, regarde ces mains fines et musclées qui caressent les touches du Pleyel. Ecoute la musique que tu as créée et reprends-toi. Rien n’est perdu, tu as encore une belle vie devant toi et des jours de succès à venir. Travaille, exerce-toi sans relâche et tu verras, les progrès viendront. Oui, regarde-moi, écoute-moi, je t’aime et je t’aiderai à redevenir celui que tu étais.

 

                    Gill

_________________________________________________________________________

 


 

Au hasard du scrabble

 

 

              Chacun prend 7 lettres d’un jeu de scrabble et trouve un mot.

    Faire un texte libre avec ces  mots regroupés dans une liste commune (25mn)

                                    moulins - fanée - caves - tienne - muri.

                                --------------------------------------------

 

nissan,tramontane,cers,baignade,parasols,vin,sueurs,naufrage,titanic

 

 

LES MOULINS DE NISSAN

 

Les moulins de Nissan ne tournent plus, usés.

Le vent ne porte plus leurs paroles lointaines.

Garrigue décimée, végétation fanée

Destruction par le feu d’actions plus qu’incertaines !

Saisons reconstructrices de pays reverdis,

Dîtes-moi haut et fort « Trinquons et à la tienne ! »

De ces vignes où colore le chasselas muri

Aux caves du village où sera attendrie

La récolte d’automne qui sera un peu mienne,

Je lèverai mon verre à la santé des dieux

Qui remettront à jour ces moulins valeureux.

Le vent me transmettra mille et une légendes

De meuniers, de blés murs, de farine qu’engendrent

Tramontane, vent de Cers, ciel d’azur ou pluvieux.

              Mouty

____________________________________________

 

nissan,tramontane,cers

 

© Niffylux

 

 

La baignade 

 

C'est un été chaud, très chaud, je me sens vidée par cette canicule, et monte en moi une  envie de baignade, d'au fraîche sur mon corps et, quoi de mieux qu’une trempette à la rivière  en un rien de temps, parasols pliants  et serviettes sont mis dans le coffre de la voiture  et nous voilà en route, 

le trajet pourtant pas long me semble durer une éternité , je regarde le paysage de désolation qui défile sous mes yeux l'herbe des talus est brûlée  par le soleil les quelques fleurs restant encore fanées baissant tristement la tête  comme accablées sous l'air surchauffé au  loin apparaît un vieux moulin  de nombreux panneaux indiquant qu'il est aménagé en cave ou l'on peut s'arrêter déguster du bon vin de Pays , je me mets à rêver ,  du vin bien frais , qu'à cela ne tienne nous allons  y faire une halte  au retour, mais là,  il s'agit d'atteindre le coin magique ou nous pourrons enfin plonger dans l'eau frémissante qui nous revigorera avec délice 

mais je vois que nous y arrivons ; chouette une place nous tend les bras, quelle chance la frénésie nous prends vite amenons tout le matériel là, regarde cet arbre dont quelque fruits mûris  jonchent encore le sol;  ses longues branches feuillues nous abriterons parfaitement de cette torride chaleur, nous défaisant des légers vêtements mis sur nos maillots, c'est dans  une joyeuse délivrance  que nous plongeons dans un grand éclaboussement de gouttes d'eau  jaillissant autour de nous ; que du bonheur. 

                            Rina

_________________________________________

                                        

RMS Titanic 4

wikimedia commons

 

 

Sueurs froides

Je suis là, bien tranquille, couchée dans la cabine du luxueux paquebot; seul l’écran de télévision donne un peu de lumière dans la pièce sans fenêtre. Bien tranquille ? Pas vraiment !  Car si je me mets à penser qu’il y a cent ans, le Titanic sombrait en ce moment, il y a des chances pour que cette tranquillité se transforme peu à peu en véritable panique.

En gagnant cette croisière qui m’emmène de La Réunion à Madagascar en passant par les Seychelles,  je me suis dit que j’aurais peur de me retrouver la nuit, en dessous du niveau de la mer, les cabines les moins chères faisant penser un peu à des caves où l’on ne peut apercevoir le moindre coin de ciel. Puis ensuite je me suis dit qu’occupée par toutes les animations, je cesserais  d’y penser. Mais en fait, j’avais oublié ce fameux Titanic et son célèbre naufrage !

A quoi penserais-je si tout à coup un steward frappait à la porte en me disant : « mettez votre gilet de sauvetage et rendez-vous sur le pont » ? Penserais-je au plus célèbre des moulins, celui de Daudet que nous avions visité toi et moi, il y a bien longtemps, ma main dans la tienne ? Ou penserais-je à cette rose fanée que tu m’avais offerte lors de notre première rencontre, gardée depuis des années entre deux pages de mon livre préféré ? Ou encore à cet abricot, muri sous le ciel de Provence, que nous avions partagé lors d’un pique-nique d’été ?

Je ne sais pas à quoi je penserais, mais sûrement à des choses comme celles-ci. Par contre,  je sais à quoi il ne faut plus penser en ce moment sous peine de ne pas pouvoir s’endormir et d’avoir, pour l’excursion de demain, les yeux au milieu de la figure.

Tiens, j’ai l’impression que les moteurs se sont arrêtés ! Et on dirait que le lit penche d’un côté ! Et qui peut bien frapper à la porte à cette heure de la nuit ?........................... 

                     Gill

_____________________________________________

lundi, 23 avril 2012

Inventons des dictons

   

                      Inventer un dicton pour chacun des mois de l’année  (15mn)

                   ----------------------------------------------------------------------------------------------

                                                 le vin nouveau d'octobre                                             

raisin mouty.jpg

 

© Niffylux

 

 

Janvier, ce n’est pas Juillet : mets un pull et baisse ton chauffage.

 

En Février, prends ton temps, ne te prends pas pour un lévrier.

 

Mars passe et l’hiver trépasse.

 

En Avril le printemps est en plein dans le mille.

 

Mai, c’est le temps d’aimer.

 

En Juin, pas de vacances, ne vas pas trop loin.

 

En Juillet c’est l’été, où que vous alliez.

 

En Août c’est la fête, le raout.

 

Septembre vire au sépia, mets ton collier d’ambre.

 

En Octobre c’est le vin nouveau, ne crains pas l’opprobre.

 

Novembre c’est bientôt l’hiver, protège tes membres.

 

Décembre est le cumul de Septembre, Octobre et Novembre.

 

                     Mouty

_______________________________________________

 

                                                     petit écureuil engrange

 

ecureuil-gris-02.jpg

cette photo provient du site FAAXAAL qui offre des contenus libres pour vos sites.FAAXAAL est une émanation de KRISS NATURE

 

 

JANVIER, met ton manteau fourré, vive les marrons  chaud grillés  pour  passer les longues soirées  

 

FEVRIER, jours tristes et gris, bleues à l'infini 

 

MARS, soleil vent giboulées , n'ont pas leur pareil pour nous tournebouler 

 

AVRIL, reste couverte de la tête aux pieds, active le feu de la cheminée 

 

MAI, premières chaleurs bains de soleil, peau rouge vermeil  

 

JUIN, jours s'étirant sur  soirées sans fin au son  des cigales et des grillons 

 

JUILLET, mois des moissons ramassage des blés dorés à foison

 

AOUT, ciel lourd  s'allumant d’éclairs zigzaguant  nuages crevant sous les orages grondants 

 

SEPTEMBRE,  petit écureuil engrange malin l'hiver tu  ne connaîtras point  la faim  

 

OCTOBRE,  le vin nouveau est tiré allons le déguster 

 

NOVEMBRE,  famille amis,  l'hiver  nous réunit avec  les chants, les contes, les légendes qui  sont de la partie 

 

DECEMBRE,  au balcon pour fêter le réveillon car Pâques peut se passer au salon 

 

Rina

____________________________________

                                    


Photo : cc by-nc-nd - Bruno Monginoux - www.Photo-Paysage.com

 


En Janvier, aux bonnes résolutions il faut penser

En Février, les crêpes tu fais sauter

En Mars, pluie et soleil se partagent le ciel

En Avril ne sors pas encore tes espadrilles

En Mai, tu as le droit d’être gai

En Juin, dernier effort du collégien

En Juillet, profite des longues soirées

En Août, parasols et chapeaux sont les bienvenus

En Septembre, avec entrain reprends le collier

En Octobre, prépare ton porte-monnaie pour la fin de l’année

En Novembre, feuille qui tombe est monnaie courante

En Décembre, neige et frimas sont au rendez-vous

       Gill

_______________________________________________

 

jeudi, 05 avril 2012

La désinvolture (3)

               Jouons à l' HOMOSYNTAXISME à la Queneau

 

Homosyntaxisme = homomorphisme : texte qui a la même structure qu’un texte-souche

 

                                              sachant que

 

                              V=verbe       S=substantif        A=adjectif

 

                         Ecrire un texte selon la structure suivante

 

vv  ssss  a  ss  vv  sss  v  s  v  a  s  a  s  v  s  a  ssss  vv  ss  a  ss  v

            ---------------------------------------------------------------------

 

J’aime me préparer pour une balade à pieds, randonnée ou promenade nonchalante dans les rues de la ville ; imaginer et élaborer des poèmes, des récits ou des chansons me ravit l’esprit, vide ma pauvre tête des ses tristes pensées quand je me promène sous la pluie battante, en imperméable, bottes, gants, chapeau qui dégouline et humidifie mon cou, le nez rougi par le froid de l’hiver qui me glace.

 

           Gill

___________________________________________________


 Vivre! Aimer Soleil, Sève, Sang, Sommeil, mobiles en Automne, au Printemps, rougeoyant ou verdissant ! Têtards, puis grenouilles ou crapauds coassant dans la nuit quivarie, bienfaisante. Sérénité apaisante. Sirènes, vibrez ! Elfes minuscules parmi les roseaux, les nénuphars, les iris et les jonquilles, accompagnez-nous ! Protégez-nous des sorcières, fantômes évanescents ! La vie et la mort nous escortent.

 

          Mouty

________________________________________

 

 

 


 

 

 

La désinvolture (2)

                  le désinvolte va maintenant nous décrire son contraire,

                                         le rigoureux, le tatillon

                                                      (25mn)

                               -------------------------------------

                                                      

tatillon gisele.gif

VracImages

 

 

Dans la fratrie nous sommes assez libres, tolérants et désinvoltes dans l’ensemble, sauf une de nous,  la deuxième de la couvée. Qu'est-ce qu'elle m'agace et souvent me tape sur les nerfs sans le savoir, une  vraie casse pieds avec son caractère rigide, voulant tout imposer à son entourage, faire toujours à son goût jusqu'à oublier que nous avons aussi un avis et qu'il peut valoir le sien;  par exemple une recette : impossible de changer les ingrédients cités , suivre exactement ce qui est demandé, s'il manque une chose on ne peut rien mettre d'autre sans s'attirer les foudres de sa colère qui peut être violente; il m'est arrivé d'essuyer une de ses colère,  ayant  par malice passé  outre sa décision et qu'elle s'en aperçoive trop tard, cela m'a fait passer l'envie de recommencer, croyez-moi ; dans une discussion, pour un choix de lieu, fêter un évènement, elle ne laisse rien passer, toujours mettre son grain de sel, prouvant qu’elle a raison ; et on doit accepter qu’elle ait le dernier mot, prenant sur nous même si cela crée des tensions et des protestations en essayant de la faire changer d'avis, lui suggérer d'écouter les autres qui ont des idées aussi valables,  qu'elle doit assouplir son point de vue, accepter d'autres choix que le sien , mais non , elle finit toujours par l'emporter, amener tout son petit monde à se rallier à ses  idées qui, dit-elle, sont les meilleures ; cela me fait bouillir intérieurement et bien souvent j'ai des envies folles de lui jeter ma colère à la figure en lui disant que c'est insupportable à la fin, mais je n'en fais rien, je préfère lui laisser croire que ça me plait qu'elle prenne les choses en main. Le rôle de chef  responsable, ça lui va si bien, et finalement jusqu'à présent, ses choix judicieux ont toujours été censés et obtenus un grand succès, alors réjouissons-nous d'avoir cette décideuse rigoureuse qui permet d'alléger le quotidien de toute la famille parce qu’elle l'aime cette famille et lui montre à sa façon. 

 

                       Rina   

______________________________________

                            toutimages 

montre.gif


 

 

 

 

MON TATILLON DE CHEF


Mon chef ? Un bâton d’maréchal !

Un type sur tout à cheval !

Un vrai carnaval !

Son premier regard

Te donne des cauchemars.

Tu en oublies son semblant d’élégance.

Si tu ignores de quel côté il balance

Tu ne vas pas tarder à le savoir…

Si tu es en retard,

Aucune excuse

Ni alibi ne l’abuse,

Tu es faîte comme un rat,

Tu passes de vie à trépas.

Même pas,

C’est le purgatoire

Qui t’attend.

Pas de sens giratoire,

Direct, il te pourfend.

Tes calculs ne sont pas justes ?

Qu’importe pour toi,

Pas pour lui. Il t’assomme.

C’est ringard ?

Tu te retrouves au placard.

Guindé comme un majordome,

Il t’envoie vers le mitard.

Ton jean moulant dévoile un brin de fesse,

Il reste froid. Pas de caresse

Mais un aboiement tonitruant :

« Allez-donc à la confesse ! »

Le soir, quand tu passes la porte

Dans la cohorte,

Il te rattrape par un pan :

« Votre travail vous attend ! »

Et ton seul échappatoire,

C’est notoire,

Est ta démission sur le champ.                             Mouty

____________________________________________

                              

fratrie,tolérants,rallier,bâton,carnaval,trépas

 toutimages

 

 

J’ai toujours beaucoup aimé mon beau-frère, Sylvain. Quand il a épousé ma sœur, la moins fofolle de toute la famille, j’étais encore un jeune garçon et le calme qu’il dégageait, l’autorité naturelle qui émanait de lui me ravissait en me donnant une impression de sécurité. Il pensait toujours aux conséquences de ses actes et j’admirais son grand sens des responsabilités.

Plusieurs années après, ayant atteint depuis longtemps l’âge adulte, toutes ces qualités m’agacent car son caractère, au lieu de s’assouplir, est devenu de plus en plus rigide, voire intolérant.

Derrière lui en voiture, vous piafferez d’impatience, obligé de suivre son 45 à l’heure plutôt que son 50 un quart. A table, c’est tout juste si ses enfants auront le droit de parler car on laisse les adultes discuter sans les interrompre. Lors des repas de fêtes, interminables, pas question pour eux de quitter la table alors que nous-mêmes avons du mal à résister. A 20 heures, tout le monde dans sa chambre, extinction des feux sans aucune dérogation possible, et interdiction de télévision en semaine. Quant aux tenues vestimentaires de la famille, je n’en parle même pas : sobres à son avis, austères et veillottes au mien ; aucune fioriture nulle part, de l’élégant, du convenable.

Certes, on peut dire que sa famille est un modèle d’obéissance et de politesse, que sa maison où rien ne dépasse est prête à recevoir des visites  à toute heure, qu’il est un conducteur responsable, bref, qu’il est tout le contraire du désinvolte. Mais où est le petit brin de fantaisie qui fait aimer la vie ?

       Gill

_______________________________________

                                              

fratrie,tolérants,rallier,bâton,carnaval,trépas,fofolle,autorité,dérogation

toutimages

 

 

 

             Un joli après-midi de printemps, dans une station balnéaire du littoral languedocien. Deux jeunes femmes, attablées à la terrasse d’un café, face à la mer sirotent à petites gorgées leurs thés citron brûlants. Elles sont à l’évidence en grande discussion. C’est très vilain, je sais, mais je ne peux m’empêcher de tendre une oreille indiscrète.

« - Alors manine, tu as fini par fixer une date, pour le mariage ?

- Bof ! Romu me tanne à longueur de temps mais moi je ne suis pas décidée ; je réfléchis…

- Ah bon ? Pourtant vous semblez bien vous entendre, tous les deux ! Et surtout, il est aux petits soins pour toi, Romuald, tu ne peux pas dire le contraire !

- Trop !! Et à sa manière ; ça m’énerve, tu ne peux pas savoir ! Tiens par exemple, avant que je sorte, il me pose toujours un gilet sur les épaules « Il va faire frais Minou, tu n’es pas prudente ! » ou bien il arrange ma coiffure « Aïe ! Aïe ! Aïe ! Ces cheveux toujours dans les yeux ! ». Et je ne te raconte pas dans la journée !

-  Si si, raconte

- Les choses doivent rester à leur place, principe numéro un, et moi, tu me connais, je suis un peu

- Bordélique

- Désordonnée. Et bien faut le voir courir derrière moi pour ranger les chaussures dont je viens de me débarrasser sur la moquette du salon en entrant. Ou remettre dans leurs pochettes les CD et les DVD juste avant d’aller au lit le soir. Comme si ça ne pouvait pas attendre le lendemain…

- Ah oui pôvre, ça ne doit pas être rigolo tous les jours ! Et au lit justement, comment il est ?

- Régulier peuchère, je ne peux mieux te dire. Tous les mardis et samedis soirs que le Bon Dieu fait… et pas une once de fantaisie, en plus. On dirait qu’il suit une procédure, tu vois le genre…

- Oh la !! Et toi si… !

- Comme tu dis. Alors tu comprends, j’ai plutôt envie de changer d’air, ces temps-ci, d’autant que le beau Serge me tourne autour depuis un moment…

- Le joueur de rugby ?

- Lui-même. Ah ! Ce serait autre chose la vie avec lui !

- Pour sûr ! Mais tu ne crains pas qu’il soit un peu…volage, comparé à Romuald, lui si sérieux, si fidèle !

- Tant pis. Je n’en peux plus. Tiens, je ne t’ai pas encore dis la meilleure ! Tu ne sais pas quoi ? Il passe une lingette désinfectante sur la lunette chaque fois que l’on utilise les WC ! Qu’est-ce que tu dis de ça ?

- J’en reste sans voix. C’est un vrai maniaque, ce type !

- N’est-ce-pas ? Alors tu comprends, le mariage… »

      Sur ce, les deux jeunes personnes se lèvent et se dirige d’une démarche balancée et nonchalante vers la plage. Deux brunettes, bien du Midi.

          Quant à moi, je me demande la tête que va faire le fameux Romu avec ce qui ne va pas tarder à lui pendre au front. Mais il est vrai que dans une région fervente de tauromachie…

 

                      El Pé

                                                    

fratrie,tolérants,rallier,bâton,carnaval,trépas,fofolle,autorité,dérogation

les Gifs2

 

_____________________________________________

                                              

 



La désinvolture (1)

 

         Aujourd'hui, l' atelier va s'intéresser à la désinvolture

                                                            

désinvolte.gif

toutimages

 

 

DESINVOLTURE            (laisser-aller, sans-gêne, impertinence)

 

    1/   Ecrire ce mot verticalement à partir du centre de votre première ligne. Pour chaque lettre, trouver un mot contenant la lettre indiquée (située indifféremment au début, au milieu, ou à la fin du mot). Ecrire les mots trouvés les uns sous les autres en respectant l’emplacement de la lettre dans chaque mot. (10mn)

 

    2/   Ecrire un texte ayant pour thème la désinvolture, et contenant tous les mots trouvés ou l’un de leurs dérivés (verbe conjugué, adverbe, etc…)  25mn

             ___________________________________________

 

                                                DENTELLE

 

                                BALANCE

 

                                               ISSUE

 

                                      RAFFI

 

                                          ANNUELLE

 

                                          RAVIVÉE

 

                                            SOMNOLENCE

 

                                               ILLUMINER

 

                                          ATTISER

 

                                         DOUçÂTRE

 

                                            ARGENT

 

                                    IDÉALE

                                         ---------------------------

 

DESINVOLTURE

 


 

Bon Dieu, mon doux dingue, tu fais pas dans la dentelle ! Depuis vingt ans dans la Police ? T’as choisi le raffinement pour élever ta ribambelle ! Dans ta caserne : ta belle ! Ta prime annuelle… Pas de quoi te plaindre ! Depuis nos coups fourrés occupant notre jeunesse, moi, j’ai choisi une voie sans issue : je balance ! Je suis le roi des salauds… Ma démarche, attisée par l’argent, n’est peut-être pas idéale. Elle m’offre un parfum douçâtre qui ravive mes émotions d’ado. Ton petit salaire de flic te permet la somnolence. Quant à moi, mon pécule qui grossit illumine mes vieux jours.

 

 

 

Mouty

_____________________________________________________

 

                                 Denrée

 

                                 Enseveli 

 

                                 Sensuel 

 

                                 Inventif  

 

                                 Numérique

 

                                 Voyance

 

                                 Ovni

 

                                 Lumière 

 

                                 Téméraire 

 

                                 Unique 

 

                                 Rencontre 

 

                                 Évènement 

 

                           ----------------------

 

femme randonnée.gif

toutimages

 

 

La randonnée 

 

 

 

Je fais parti d'un groupe de randonnée nouvellement formé,  je le trouve unique  en son genre, la rencontre  avec chaque membre m'a permis d'observer un peu quelques traits apparents du caractère de chacune d'entre elle.                                                                               

Il y a la  téméraire prenant les décisions pour le  choix du parcours, le plan tiré du numérique  en main,  ventant  la beauté des lieux, inventant s'il le faut pour mieux  convaincre  le coin magique  pour la pause casse croûte,  denrées  sorties  du sac , le décrivant avec la précision qu'aurait une voyante pour nommer un évènement  futur devant arriver.

 

La rêveuse  qui par un trait de  génie nous amène dans un univers fantastique nous parlant  d'un ovni aperçu il y a peu dans la nuit où souffrant d'insomnie elle admirait les étoiles, voyant tout à coup l'engin de lumière, soucoupe plongeant dans l'atmosphère, atterrissant non loin, provoquant chez elle une peur aussi forte que l'apparition d'un fantôme mort enseveli déchirant son linceul, silhouette surgissant devant elle, bien vivant.   

 

Et la sensuelle qui se plait à choquer avec ses vêtements  inadaptés pour une marche dans la nature, moulant comme une seconde peau son corps potelé, petit haut largement ouvert sur ses  seins généreux, ongles toujours peints de rouge vif,  mais adorable partenaire de parcours  pleine de joie,  sachant se faire apprécier  par sa gentillesse. 

 

Et moi,  comment me définirais-je ? Non, c'est plutôt à ces femmes qui m'on acceptée dans leur petit cercle qu'il faudrait demander. Mais je préfère m'abstenir ;  être avec elles et vivre pleinement en partageant  ces belles journées suffit à mon bonheur.

 

                            Rina   

________________________________________

 

 

                                           idéal     

                                           envol  

                                           souffle 

                                    mérite 

                                        anneau   

                                        avaler  

                                          ordinaire  

                                          léthargie  

                                     outil    

                                  évolué  

                                       croc 

                                        espérance

                                ----------------------------

 

dentelle,somnolence,numérique,ovni,assemblée,président,crocs

cette photo a été prise sur le terraain de l'association Béziers Sport Canin

 

 Assemblée générale : discours du Président

Bonjour à tous.

Croyez-moi, une association mérite de ses adhérents un comportement idéal. Nous l’avons crée en espérant apporter un outil digne de ce nom à ceux qui nous ont donné leur confiance. L’association « crocs sportifs », en reprenant la direction de cet ancien club canin laissé à l’abandon, a souhaité lui donner un second souffle et l’envol nécessaire à des activités ludiques et variées. Elle veut le voir évoluer et passer d’un fonctionnement ordinaire, presque léthargique, à une activité dynamique et novatrice.

Pour cela, il faut que chacun agisse de manière citoyenne en étant attentif au comportement de son chien. Depuis quelque temps,  j’ai pu constater la désinvolture de certains propriétaires qui ne respectent ni le règlement, ni les règles de savoir-vivre, ni la propreté. Ce sont de simples utilisateurs qui estiment que le paiement de leur cotisation leur donne tous les droits.

Chaque responsable a pu relever des détériorations de matériel, la dernière en date étant le bris des anneaux d’attache des chiens. Autre fait inacceptable : aux abords et même à l’intérieur du club, des déjections non ramassées; ceci est d’un sans-gêne inadmissible. Qu’on ne me fasse pas avaler qu’on n’avait pas vu ! Soyez à l’écoute de vos chiens, ayez un œil sur eux et ne les abandonnez pas à la surveillance des moniteurs du club qui,  je vous le rappelle, sont bénévoles.

Je terminerai en espérant avoir réveillé les consciences. Que ce discours vous soit salutaire et que l’année associative qui commence voit tous les adhérents œuvrer dans la même direction : le bien du club.

       Gill

________________________________________