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jeudi, 05 janvier 2012

les expressions courantes

 

imaginez l’origine d’une expression courante en racontant l’anecdote où elle a été employée la première fois et comment elle est devenue célèbre (ex : « rouler sa bosse », « couper les cheveux en quatre », « avoir la puce à l’oreille », « avoir la gueule de bois », « avoir le bras long...etc)

(25mn)

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assurancetourix.gif

 


Mettre les petits plats dans les grands

« Au gui l’an neuf ! » tonitrua pompeusement le druide pour fêter l’arrivée de la nouvelle année. Le volumineux bouquet pendait au milieu de la pièce enfumée, surplombant l’endroit magique où devaient s’embrasser les convives. Selon la coutume, il veillait à la sincérité des baisers donnés sous son feuillage.
Un banquet pantagruélique avait été dressé pour cette occasion. Baptisé « Réveillon » par les inconditionnels des nuits blanches, il devait satisfaire tous les estomacs creux du village. Et il y en avait !
Ce bouquet de gui était le présage d’un bonheur assuré pour tous pendant trois cent soixante cinq jours. Trois cent soixante six même pour cet an de grâce qui débutait.
Des plats immenses contenant les sangliers rôtis à souhait, accompagnés de choux odorants, trônaient au milieu des tables.
Boufiltre, chargée des desserts, ne pouvait caser ses assiettes, les moindres interstices étant occupés par les timbales dans lesquelles coulait à flot l’hydromel. Elle allait et venait d’un bout à l’autre des tablées, demandant vainement de la place pour caser ses coings à la purée de châtaignes et au miel. Excédé, Assurancetourix qui, lui, ne pouvait caser la moindre de ses chansons dans le brouhaha de l’immense salle à manger, monta sur un tabouret en rugissant : « Boufiltre, t’as qu’à mettre les petits plats dans les grands !»
Cette vocifération manqua de défoncer les tympans des convives. L’expression se perpétua au cours des siècles, au travers des consignes du « Savoir recevoir » de chaque époque.
En tous cas, jusqu’en 2011. A toi, 2012

   Mouty

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Photo : cc by-nc-nd - B. Monginoux - www.Photo-Paysage.com

 

 

 

 

  Je suis Rourou la Puce, clodo de son état à Paris et j’habite (si l’on peut dire) sous le pont au  quai des orfèvres, au bord de la Seine. En été, c’est assez plaisant : il fait bon, on voit du monde, je gagne bien ma vie avec les touristes près des grands monuments où je passe la journée à faire la manche, l’ambiance avec les copains est plutôt cool.
En hiver, c’est moins marrant; il fait froid, on se dispute les bonnes places, il y a moins de touristes donc moins de revenus et comme on se chauffe au gros rouge, ça dégénère plus facilement.
Mais en toute saison, de toute façon, le problème c’est les puces, les morpions, les tiques et autres bébêtes suceuses et piqueuses qui nous aiment beaucoup et nous pourrissent la vie.
Je tiens mon surnom de ces bestioles parce que j’ai pris l’habitude de me gratter l’oreille comme si j’y avais une puce quand on me raconte une fable qui sollicite ma méfiance.Ca s’est passé ainsi la première fois qu’on a essayé de ma leurrer et de là est née l’expression "avoir la puce à l’oreille" pour montrer l’incrédulité, le scepticisme et la méfiance devant certains propos ou situations .Et de fil en aiguille, de puce en puce, de tromperie en mensonge entre gens de notre engeance puis avec les flics qui nous côtoient en tant que voisins et qui l’ont transmis ensuite aux gens interrogés au cours de leurs enquêtes, mon expression est devenue célèbre et est passée dans le langage courant pour exprimer le début du doute avant la confirmation du mensonge.
Voilà véridiquement comment est née cette expression et surtout ne vous grattez pas l’oreille !

              Mimi

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 http://www.toutimages.com/

 La nuit est tombée depuis très longtemps dans le bois quand Monsieur Putois rentre chez lui, fort tard. Il est grandement inquiet à l’idée de réveiller sa compagne, aussi marche-t-il sur la pointe des pattes pour éviter tout craquement de feuilles ou de branches.                                                                                

Que s’est -t-il passé pour qu’il se trouve dans cette situation à cette heure tardive ? Tout a commencé en fin d’après-midi quand Madame Putois lui a demandé d’aller chercher à manger pour toute la famille. Lui, tout à fait serviable s’est empressé d’accéder à la demande de Madame et s’est mis en route, l’assurant d’être de retour dans l’heure. C’est une tâche rapidement   exécutée d'habitude.

Au détour d’un sentier, il a rencontré le lièvre qui était en randonnée et qui, tout naturellement, lui a demandé de faire un petit bout de chemin avec lui. Monsieur Putois s’est dit que cela ne lui prendrait pas beaucoup de temps et qu’il pouvait bien faire une petite promenade ; mais le lièvre courait vite et des kilomètres plus loin, Monsieur Putois s’est arrêté, un peu honteux de s’être engagé dans cette aventure et il a pris congé. Revenant sur ses pas, Il a alors rencontré miss Gazelle qui l’a, elle aussi, invité à une petite course. Maître Putois, qui ne sait pas refuser, a suivi la belle et s’est un peu plus éloigné de sa mission.

 C’est ainsi que de fil en aiguille, après plusieurs rencontres et promenades avec Messieurs Renard, lapin, Ecureuil, etc….notre ami a laissé la nuit s’installer et s’est retrouvé à des lieues de chez lui sans la précieuse nourriture réclamée. C’est pourquoi le voilà prenant tant de précautions pour se coucher sans bruit,   mais c’est sans compter sur l’ouïe fine de sa femme, qui, de surcroît, s’est assoupie très en colère. Alors que Maître Putois est tout juste installé pour ce qui reste de la nuit et s’apprête à fermer les yeux, soulagé, Madame Putois se lève d’un bond, tout à fait éveillée, le regard jetant des éclairs, les poils hérissés, et se met à déverser un flot de hurlements et d’injures sur le pauvre Maître Putois, qui, tremblant de peur, ne dit mot. Ces hurlements sont tellement forts et inhabituels chez le couple Putois réputé pour sa discrétion que tous les animaux se réveillent en sursaut à des lieues à la ronde.  

L’escapade de Monsieur Putois suivie de son infortune sera connue de tous et cette histoire donnera naissance à une expression courante qualifiant des cris à l’intensité  particulièrement élevée: « crier comme un putois ».

   Gill   

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