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samedi, 31 décembre 2011

bonne année

 

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l'atelier d'écriture de l'association 

  "plaisir d'écrire" offre à tous ses

visiteurs ses meilleurs voeux pour  

l'année 2012


 

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jeudi, 22 décembre 2011

temps de Noël (3)

 

 

 

Lettre au Père Noël, ou à quelqu’un d’autre.

Vous écrivez brièvement au Père Noël, à un(e) ami(e), ou à quelqu’un de votre choix, genre carte postale (10mn).

Les lettres sont pliées et mélangées. Chacun en prend une au hasard et écrit la réponse à la place du destinataire (10mn)

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noel-pere-noel-40.gif

http://images.gifsmaniac.com/noel/pere-noel.htm

 


A L’INTENTION DU PERE NOEL


Chers enfants,

 

Je suis le Père Noël, et, pour une fois, c’est moi qui viens vous solliciter. Vous ne vous en doutez pas, mais j’ai de plus en plus de difficultés, je vieillis chaque année un peu plus et il y a des siècles que ça dure. Alors, il faudra bien que ces périples dans les nuits glacées cessent un jour. Alors voilà, je viens vous demander de me trouver un remplaçant. A y être, prenez-le assez jeune pour qu’il fasse un long usage. Assez sportif pour affronter les nuits enneigées et les cheminées trop hautes. Et la course des rennes pas toujours disciplinés. Assez gentil et patient pour supporter les enfants trop exigeants.

 

Père Noël                                     (Mimi)

 

Cher Père Noël,

 

Tu en demandes beaucoup ! Et tu n’es pas aussi vieux et usé que tu le prétends. D’abord, ton nez rouge et boursouflé dénote une fâcheuse tendance à carburer au pastis. Ton souffle répand une odeur de garrigue bourrée d’anis étoilé à ne pas s’y méprendre. Les étoiles, c’est là-haut ! Et si tes rennes ont des trous de mémoire qui les indisciplinent complètement, change les pour un quad, c’est plus efficace et performant, et le carburant est plus pratique que les tas de carottes que tu dois trimbaler.

Encore un petit effort cette année, et à l’année prochaine ! Allez, Père Noël, bon courage !

 

Les enfants terribles.                                          (Mouty)


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<a href="http://www.photo-libre.fr">Photos Libres</a>

 

 Bonjour mon grand,

Ce soir, c’est le réveillon de Noël. Je sais que toi tu seras dans l’avion et que tu auras un plateau- repas en guise de dinde farcie, mais j’avais espéré que cet avion t’amènerait jusqu’à nous. Et bien non, il  t’emmènera ailleurs. Quand tu arriveras, j’espère que tu auras rapidement cette petite lettre qui te souhaitera de joyeuses fêtes et t’apportera toute notre affection. Puisque nous ne pouvons pas communiquer par internet en ce moment, nous ne pouvons pas te le dire de vive voix.

Des milliers de baisers de nous trois qui t’aimons.    (Gill)



Mon petit papa,

Merci pour ta carte. Je l’ai reçue en arrivant enfin à New-York après 36 heures de voyage, elle m’attendait à l’Hilton. Revenant d’un an de brousse, je ne suis au courant d’aucun évènement de cette année, aussi je ne sais pas pourquoi le chauffeur de taxi s’est mis à rigoler et se taper sur les cuisses : « Français ? Hilton ? ».

Ceci dit, je pense beaucoup à vous. Je vous ai ramené plein de souvenirs de chez les Zoulous, vous allez adorer.

A bientôt mon papounet !           (El Pé)

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Cher Johnny,

Je t’aime depuis tant d’années, je t’aime comme une fée, comme une folle… Je t’aime à mourir ! Oh ! Va, je sais que tu ne me répondras pas, je suis le ver de terre amoureux d’une étoile, mais ça ne fait rien. Le soir de Noël, je mettrai tous tes disques et t’écouterai en mangeant des chocolats.

Joyeuses Fêtes ? je ‘aime. Je t’embrasse .

Gabrielle                             (El Pé)



Ma chère, ma très chère Gabrielle,

Mais bien sûr que si, je vais te répondre. De toutes le femmes que j’ai connues, tu es la seule à laquelle j’ai été parfaitement fidèle. Tu fais partie de ma vie comme personne et je t’emmène partout où je chante ; Depuis des années, je te donne la célébrité et toi la fortune. Tu es comme le blues, « je t’aime et te chanterai toujours ». D’ailleurs quand je dis que « je refuse de mourir d’amour enchainé », ce n’est pas vrai car finalement cet état ne me déplait pas. Pour te consoler à Noël, mange tes chocolats en écoutant « Que je t‘aime » .

Ton Johnny pour la vie.                                    (Gill)

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 Bonjour Sophie,

Le printemps me donne des ailes. J’ai une furieuse envie de sortir. Aussi je t’annonce que je viens passer le prochain week-end chez toi ! Nous aurons la joie de revivre les évènements passés, comme d’habitude. Ne te casse pas la tête pour les repas. J’apporterai des tripes et du boudin du supermarché. Ce sont les meilleures charcuteries de France et de Navarre, paraît-il. Des pommes de terre au four et une salade verte complèteront notre festin.

A samedi. Je t’embrasse.

Isabelle                        (Mouty)


 

Chère Isabelle,

Je sui enchantée de ta venue chez moi. Tu ne pouvais pas me faire plus plaisir. Nous allons pouvoir discuter et festoyer et je te reconnais bien dans ton choix des victuailles. Toujours aussi gourmande des bonnes charcuteries de chez nous. Elles vont nous rappeler le bon vieux temps. Je rajouterai pour ma part des châtaignes grillées dans la cheminée et ainsi nous revivrons les veillées de notre jeunesse quand Jean, notre voisin, conteur dans l’âme nous émerveillait avec ses légendes.

Je suis impatiente d’y être. Je t’embrasse fort.

Sophie                            (Mimi)




temps de Noël (2)

 

Ecrire un texte en prose ou en vers comportant des anaphores (mot ou groupe de mots au choix de chacun) sur le thème de Noël. (20mn)

 

(Une anaphore est la reprise d’un mot ou d’un groupe de mots au début de phrases ou de membres de phrases qui se suivent, produisant un effet de renforcement de symétrie.)

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tarte pommes.jpg

http://www.sxc.hu/photo/550153


 

RIBAMBELLES


Ribambelle d’étoiles dans un ciel bleu profond

Ribambelle de rires, ribambelle de sons,

Ribambelle d’enfants déjà en plein délire

En attendant Noël pour combler les désirs.

Ribambelle de pluches déshabillant les pommes

Avant leur mise au four, arrosées de Candy.

Ribambelle de chants, de prières et de psaumes.

Ribambelle d’arômes flottant dans les ruelles

Mêlant le pain d’épices au parfum de cannelle.

Ribambelle attablée, ou au zinc des bistrots

En se revigorant devant un bon vin chaud.

Des truffes, du foie gras, douceurs en ribambelle

Chez les uns…

Mais aussi du chagrin. Des pauvres en ribambelle,

Ceux qui n’ont pas choisi d’être seuls ou vaincus.

Des soucis de santé, d’argent, en ribambelle.

Fasse Noël un jour un peu meilleur !

Non, pas un jour, des jours en ribambelle

Pour magnifier la vie et réchauffer les cœurs.

 

Mouty

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C’est une si belle fête, Noël, avec les bougies, le sapin, les cadeaux et le repas de famille ; une si belle fête, avec le champagne, le foie gras, les huîtres et la bûche glacée. Vraiment une si belle fête avec la messe de minuit pour célébrer la naissance de l’enfant divin ; une si belle fête qui voit pour quelques heures s’arrêter les combats.

 

 Une si belle fête ? Pas si belle pour ceux qui sont seuls. Une si belle fête ? Pas si gaie pour ceux qui sont tristes. Une si belle fête ? Plutôt une épreuve pour ceux qui sont séparés.                                                                                                                      

Cette si belle fête, nous la gardons tous en mémoire : si belle fête pour moi qui était gâtée à chaque noël, mais pas si belle fête pour toi dont les cadeaux se résumaient à une orange et une papillote : tu n’étais pas l’enfant de la maison !                          

Cette si belle fête, elle est bien loin de tous ceux qui souffrent dan leur chair ou leur âme, de tous ceux qui sont emprisonnés, victimes innocentes de la dictature,  de la guerre ou du terrorisme ; cette si belle fête, espérons qu’un jour tout le monde pourra la vivre dans la joie.          

 

Gill

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                                 La marche des rois

                         « Marche ! » Balthazar s’est placé le dernier, en serre-file. « Marche ! » Tous les quarts d’heure à peu près, il est obligé de fustiger Melchior dont la proverbiale tendance à lambiner se vérifie à merveille ce soir. Bon, c’est vrai, cela fait des jours et des jours qu’ils suivent cette étoile ; baptisée du berger sans doute parce qu’elle ne cesse de scintiller, en morse : « Marche ! Marche ! ».

       S’l l’osait, Balthazar serait prêt à demander à Gaspard, au pied léger et à la longue silhouette d’ado, de ralentir un tantinet l’allure. Car Melchior, le plus vieux des trois, lui fait peine, trainant ses rhumatismes et son éternel rhume de cerveau. « Marche ! ». Non, il ne doit cependant pas s’attendrir, bien qu’il en meure d’envie en songeant que ce vieil empoté est avant tout un poète, un rêveur…D’ailleurs, n’est-ce-pas lui qui les a attirés dans cette aventure ? « Marche ! » Certes, certes, Balthazar ne doute pas, mais tout de même…trouver un dieu dans ce coin paumé, c’est pas crédible. Au milieu des cailloux, des moutons et des chèvres !… « Marche ! »

            Gaspard, avec ses grandes jambes, a pris trois longueurs d’avance ; il ne faut pas se laisser distancer. « Marche ! » Une grotte, servant d’abri pour le bétail  la nuit, apparait soudain devant eux.

             Melchior se retourne. « On est arrivés », chuchote-t-il, et juste à l’instant, un cri de bébé, joli comme un chant d’oiseau leur parvient  du fond de l’étable.

             «  A genoux », ordonne alors Melchior.

                                                                                     El Pé

 

 

 

 

 

 

 


 

mercredi, 21 décembre 2011

temps de Noël (1)

notre première consigne

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Parmi les objets ci-dessus, en choisir cinq pour votre voisine.  Ecrire un conte pour enfants en utilisant les objets reçus et en intercalant dans le récit la phrase suivante : « choisis soixante- six choux, si ces soixante-six choux chuchotent, chut, écoute la chouette qui chuinte »

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La guérison de Jacques

Il était une fois un lapin gris, Bigoudi, vêtu d’une jolie chemise grise, d’un élégant pantalon vert et d’un petit boléro assorti. Il vivait depuis bien longtemps dans une agréable maison de province, dans le Nord, là où la neige blanchissait le paysage pendant de longs mois. Il avait pour ami Tirelire, un chien rouge, mais rouge flamboyant, au pelage soyeux et brillant et aux oreilles et au nez dorés. Ils étaient tous deux les compagnons inséparables de Jacques, un petit garçon qu’ils connaissaient depuis sa naissance. Ses petites mains avaient eu cinq années pour les caresser, les choyer, les embrasser et leur confier ses secrets, ses joies mais aussi ses peines. Ces trois-là étaient si soudés qu’on les voyait rarement les uns sans les autres.

Malheureusement, petit Jacques était malade, pas d’une maladie comme un rhume ou une grippe, mais d’une maladie très grave qui l’empêchait de grandir et de se développer comme les autres petits garçons et même de bien voir. Quelque chose, dans sa tête, grossissait et bloquait son  cerveau. Bien sûr, il était possible de l’opérer mais c’était une opération très délicate qui pouvait échouer. Or cette opération avait été programmée et devait être effectuée dans quelques jours, dans un très grand hôpital, par un professeur renommé. Notre ami Bigoudi et notre ami Tirelire étaient bien inquiets. Ils savaient, par contre, que leur petit compagnon rêvait d’aller voir une de ces vitrines animées des grands magasins, à Paris, où il y a plein d’animaux mis en scène. Si jamais l’opération échouait, il fallait absolument que ce rêve soit réalité. Alors ils décidèrent, puisqu’il était impossible d’y emmener Jacques, de faire venir à lui la vitrine.

Ils mirent le réveil à sonner pour partir de bonne heure dès le lendemain matin, avant que Jacques n’ouvre les yeux. « Sa maman saura bien trouver une excuse pour justifier notre absence » se dirent-ils. Ils ne savaient pas quoi emporter pour un si long voyage à pieds et ils se dirent que les pastilles vichy seraient rafraîchissantes s’ils avaient soif et que les mots fléchés pourraient toujours servir à se tenir éveillé, en montant la garde chacun son  tour, la nuit. Ils emportèrent aussi de la ficelle…………..parce qu’on ne sait jamais !!!!!

Ils partirent avant l’aube et marchèrent dans le froid et parfois la nuit pour arriver bien vite à Paris. « Mais comment trouver la plus belle vitrine, une fois arrivés ? », se demandèrent-ils. Alors ils pensèrent à une phrase entendue un jour où Jacques écoutait sa maman lui lire une histoire : « choisis soixante-six choux, si ces soixante-six choux chuchotent, chut, écoute la chouette qui chuinte ».Voilà ! Ils savaient que dans les plus belles vitrines il y a toujours une chouette ; ils n’avaient qu’à trouver les choux et à écouter…….ils en ramassèrent donc soixante-six qu’ils attachèrent à la queue-leu-leu avec la précieuse ficelle et continuèrent vers Paris. Quel drôle d’équipage ! disaient les parisiens sur leur passage ; mais eux ne remarquaient rien, tant ils étaient tout ouïe. Et tout se passa comme prévu : les choux chuchotèrent et la chouette se fit entendre. Tout près, la vitrine était là. Ils se frayèrent un chemin dans la foule et en deux temps trois mouvements, ils expliquèrent leur histoire et n’eurent aucun mal à convaincre les animaux de les suivre. Sitôt dit, sitôt fait, le contenu de la vitrine arriva prestement à la porte de la chambre d’hôpital de Jacques. Il y avait là des chiens, des chats mais aussi des singes, des oiseaux et encore des lions, des ours, des léopards, que sais-je encore, tous avec de bienveillants regards.

Alors, Jacques ouvrit les yeux, son regard ébloui s’attarda sur chacun, il sourit et Bigoudi et Tirelire surent qu’il était guéri. L’opération avait réussi.

Mais les promeneurs du Boulevard Haussmann se demandèrent ce jour-là pourquoi les Grands Magasins avaient laissé une vitrine vide !

Gill 

 

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VACHETTE

 

 

Vachette est dans son pré. Elle ressemble à une carpette. Elle ne dort pas : elle regarde passer les trains.

 

-       Touhou, touhou !  lui dit la locomotive en passant.

 

-       Meuh ! lui répond Vachette. Salut mon amis loco ! Meuh ! Salut les voyageurs !

 

-       Hum ! Hum ! toussote le petit train qui aborde poussivement la pente.

 

 l tousse plus fort et s’arrête. Il n’en peut plus. La panne s’avère longue.

Il fait bon. C’est le printemps, porteur d’un petit brin d’été. Le chef de train est ennuyé. Il vaudrait mieux faire descendre les voyageurs afin de les détendre. La rase campagne à l’air embaumé va les changer des gares tristes et grises. Le contrôleur arpente les wagons en invitant ceux qui le souhaitent à aller prendre un bol d’air.

 

Une jeune maman descend la première, ravie du soleil printanier. Elle serre dans ses bras son enfant enveloppé dans une couverture. Elle s’assoit avec lui dans le pré pour lui lire et relire son livre préféré : « Le monde fabuleux des animaux ».

 

Puis, un jeune homme saute prestement sur le ballast. Il sort un bloc et un stylo de son sac : une gibecière pleine à craquer. Des livres apparemment, d’après les coins saillants déformant le tissu. Il en tire aussi un appareil-photo et fixe dans cet aide-mémoire les images environnantes : la campagne, le train, les voyageurs, et, bien sûr, Vachette. Elle en est toute fière : sa photo va peut-être passer dans le journal !

 

Et voilà que descend aussi du train toute une ribambelle d’enfants accompagnée d’une jeune fille en jeans, à l’allure dégingandée, qui les fait chanter haut et fort. C’est une chorale apparemment. Non, c’est plutôt une colo. Les mioches excités braillent inlassablement le refrain suivant :

 

-       « Choisis soixante six choux : si ces soixante six choux chuchotent, chut, écoute la chouette qui chuinte ».

 

La mono chante avec eux. Personne n’est à un couac ou un canard près.

 

Tout à coup : « Touhou, touhou ! ». Les voyageurs sont rappelés. La loco est réparée et clame avec joie le prochain départ.

 

 

 

Mouty

 

 

 

conte 14.jpg

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à suivre...............


 

 

 

 

 



samedi, 10 décembre 2011

le F à l'honneur

 

      Faire un petit texte où on trouve le maximum de son « F ». Thème libre.  10 mn

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         f.....f.....f.....f.....f.....f.....f



 

Fanfreluches, froufrous et falbalas font la fête des étoffes dans la folle farandole sans fin des fêtards assoiffés. Sur les buffets, les foies gras et les soufflés gonflés voisinent avec les frites, les fromages, les flans et les fruits. Les flûtes frissonnent de fraîcheur, les fraises et les fleurs font des fantaisies colorées, les financiers farinés, pas fades font des friselis sur les  papilles. Pendant le festin offert par la fée du logis aux aficionados, les fabuleux farceurs facétieux font des phrases fallacieuses en fantasmant sur les pharaons faramineux qui fabriquaient fréquemment des pharmacopées fuligineuses faites avec des fumariacées et des fuchsia  pour frictionner les défunts enfouis dans les profondeurs des sarcophages.

 

 

 

Mimi

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Foutu foutoire ! Ce je-m’en-foutiste fanfaron de Fernand fut le dernier à fréquenter ce fabuleux fournil, avec ce foutriquet de Firmin.

 Une forteresse enfarinée, un phare pharaonique, un funambule en fibres, une foule fantasque de phénomènes démantibulés issus de fonds de caves ou de greniers fourmillant de souvenirs d’enfance.

 Les futurs aventuriers fulminent. Pas de quoi faire face aux fumiers qui les ont fait fuir.

 Fastoche, dit Philémon, pas de quoi fouetter une fouine. Y-a même pas de quoi fumer !

 Mouty

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Fichtre ! Quel froid dehors ! Ferme bien les fenêtres afin que le foyer puisse nous réchauffer. Regarde le feu, comme il est festif ; les flammes multicolores dessinent des figures fantasmagoriques et les flammèches frétillent furieusement et s’affolent en formant une folle farandole. Vois Touffu et Fanfreluche qui sont fourrés sous le fauteuil où l’on aperçoit leurs fines frimousses. Ils enfoncent fermement leurs griffes dans la fausse fourrure du tapis. Ils ressemblent à deux impassibles sphinx. Fadaises ! Ne nous y fions pas ! En fait, ils peuvent passer sans fanfare à fascinants farceurs ou féroces fauves pour effrayer Félix, le furet. Mais pour l’instant, ils fainéantent, alors fermons les yeux car ce favorable instant m’incite à un farniente sans fin.

 

Gill     

________________________à suivre...............

               

 

 

les conciliabules de Noël

 

      *faire une liste d’objets se rapportant à Noël.  (2 mn)

      *Faire une liste commune avec tous les objets.

      *choisir deux ou plusieurs objets et les faire converser.  20-25 mn

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 Le chandelier, le chapon, les truffes et les mandarines

 

Trônant en milieu de table, le chandelier, en majesté, couronné de bougies étincelantes, jette quelques œillades hautaines et protectrices à la foule qui l’entoure. Victuailles et friandises chuchotent sous ses bras rassurants.

 -       Moi, le candélabre, dit-il, je vous promets une soirée fine et succulente, une véritable nuit d’amour.

 Le chapon, bronzé à souhait, gonfle ses pectoraux brillant sous l’huile ambrée.

 -       Moi, le bienheureux, je vous promets de tester vos papilles. Vous n’en reviendrez pas. Vous verrez qu’il n’y a pas de quoi me prendre pour un dindon.

 Sur leur présentoir, les truffes pouffent de rire. Elles savent que les meilleures choses sont pour la fin. Elles se pâment à l’idée de faire savourer leur chair délicate, accompagnées d’un émir au goût puissant, un pur Arabica au parfum exotique.

 -       Je m’en laisserai fondre de plaisir, dit une petite délurée.

 -       La parole n’est pas aux Lolitas, lui répond une douairière engoncée dans sa collerette de dentelle.

 Les mandarines se prélassent, rivalisant dans leur robe orangée avec les boules multicolores.

 -       Moi, je suis la fraîcheur, dit la benjamine. Il m’est permis de penser que je vais désaltérer agréablement un convive.

 -       Et bien, moi, poursuivit une petite coquine, je lui promets un striptease époustouflant quand il ôtera ma robe de ses doigts caressants.

 Un courant d’air. Un coup de vent éteint les bougies. Noir complet. Les cœurs palpitent. Attente interminable, insoutenable. Le silence. Y aura-t-il une suite ?

 

 Mouty

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Le calendrier de l’avent et les chaussures

 

-« Dis donc, le calendrier de l’avent, tu nous fais de la concurrence en distribuant des cadeaux du 1er au 25 décembre. C’est notre rôle à nous de faire les cadeaux. Quand arrive Noël tu as déjà distribué 25 présents et les enfants sont comblés.

 -« Mais non, je ne donne que de petites friandises et je vous laisse la meilleure part avec le super cadeau de Noël. Je ne suis qu’une mise en bouche alors que vous êtes la grosse cerise venue se poser sur les petits gâteaux.

 - Oui mais tu as le privilège du nombre et de la durée puisque tu occupes presque tout décembre où chaque jour tu fais un enfant heureux.

 - On n’entend parler de moi qu’en fin d’année, alors que vous, les chaussures, êtes toujours d’actualité (sauf peut être en été) et vous êtes bien plus utiles que moi car vous servez à la marche et comme récipient pour Noël. Vous, vous êtes nécessaires, moi je ne suis qu’agréable, juste un élément superflu de décoration et de plaisir enfantin. Mais nous n’allons pas nous disputer en cette période de trêve des conflits. Disons que nous avons chacun notre utilité.

 - En effet, nous éprouvions de la jalousie mal placée car nous sommes bien plus indispensables que toi. C’est bien que tu sois un agréable supplément et tu as un beau rôle à jouer en cette période de fêtes.  

 

 Mimi     

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L’étoile, le camion de pompier, le sapin et la crèche

« Salut à tout le monde » dit l’étoile qui vient juste d’intégrer sa

place, tout en haut de la flèche du sapin ; « on peut dire que je domine la situation. »

« Oh, ne te crois pas privilégiée parce que nous sommes obligés de lever les yeux pour te regarder » répliquèrent le camion de pompier et la crèche. « Méfie-toi qu’avec ma grande échelle, je ne t’atteigne pour te tordre le cou ! »

« Allons, allons » dit le majestueux sapin, « ne vous querellez pas un si beau jour ; vous savez bien pourquoi nous sommes là : pour apporter de la joie. Tournez votre langue sept fois dans votre bouche avant de sortir une méchanceté. Et pour commencer, présentons-nous les uns aux autres. Miss Etoile, tu parleras en dernier, ça t’apprendra à faire preuve d’agressivité. Nous t’écoutons, messire Camion Rouge.

« Et bien voilà, contrairement à ce que vous pouvez penser en me voyant d’un rouge si brillant, je ne viens pas d’un magasin et j’en suis fier. J’ai appartenu à un petit garçon à qui on a appris à partager. Après m’avoir chéri pendant plusieurs années et avoir connu de moi toutes sortes de joies à travers le jeu, il a compris qu’il était temps que je fasse naître un sourire sur d’autres lèvres que les siennes, des lèvres d’enfant dont les parents n’ont pas les moyens d’acheter des jouets. Il avait toujours bien pris soin de moi et j’étais comme neuf et il s’est dit que même si cela lui coûtait, il me donnerait pour un autre enfant. Je me suis ainsi retrouvé, aussi beau qu’au premier jour, dans un endroit où nous étions des centaines en attente de trouver un autre petit compagnon de jeu. Et me voilà, impatient de connaître mon nouveau copain. »

« Oh, quelle belle histoire » dirent la crèche et l’étoile, « la nôtre est beaucoup plus banale ».                                                                         « Moi, je suis une crèche très ancienne et j’ai toujours appartenue à la même famille. J’ai été installée chaque année par plusieurs générations de mains et on tient beaucoup à moi ; je suis passée de la grand-mère à la mère puis maintenant à la fille ; je ne sais même pas quand je suis née et figurez-vous qu’on refuse de me remplacer, même si mes figurine sont un peu vieillottes. Je suis un souvenir auquel tout le monde tient. »                                                          « Quelle belle vie » pensa l’étoile toute émue. Avec un peu de regret, elle dit : « Et bien moi, je suis toute neuve. Oui, voyez-vous, je ne suis pas très chère, alors cette famille sans beaucoup d’argent a pu m’acheter quand même ; il faut dire que celle que je remplace était dans un piteux état. Mais je vous envie. »

Alors le sapin conclut, dans sa grande sagesse : « Moi je sais que je vis mes derniers jours, que mes aiguilles ne vont pas tarder à tomber et que ma ramure va perdre sa couleur verdoyante, mais je sais aussi que cette famille a dû se priver pour m’acheter et faire plaisir à ses enfants ; aussi, quelle que soit notre histoire et notre destin, apportons de la joie, c’est notre devoir. »  

Gill   

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La bougie rose et le camion de pompier

 

  « _ Les contes pour enfants ne sont pas toujours très gais !

 

 _ Oui… Non… Enfin, y a des limites ! Noël tout de même !

 

_ Ben quoi Noël ?

 

_ Ben quoi Noël ? Ben quoi Noel ? Tu ne vas pas transformer un conte de Noël en histoire d’épouvante, non ?

 

 _ Et pourquoi pas ?

 

_ Parce que ça ne se fait pas, na !

 

_ Et alors ? Du moment que ça se termine bien….

 

_ Ah ! Parlons-en ! Ce n’est certainement pas de ta faute si cette histoire-là s’est bien terminée justement…

 

_ Pas de ma faute non plus si elle a mal commencé, hé blaireau !

 

_ Oh dis-donc, sois polie, tu veux ? Ce n’est pas parce que tu es une petite bougie rose toute mignonne, toute craquante que tu peux tout te permettre, hein !!

 

_ Allons mon gros calme toi ! Ce que je veux dire, c’est que je n’ai pas fait exprès de mettre le feu au sapin, cette nuit-là, tu penses bien ! On n’a pas idée aussi d’aller se coucher en laissant toutes les bougies du sapin allumées ! Quelle inconscience ! Heureusement que tu étais là, toi !

 

_ Oui, modestement oui. Mais pour être tout-à-fait honnête, heureusement que le petit garçon de la maison avait commandé au Père Noël un camion de pompier…

 

_ Un magnifique camion de pompier ! Je t’admirais tu sais ! Accrochée à ma branche, juste au dessus de toi…

 

_ Je m’en étais aperçu, figure-toi. Et je me demande même, après toutes ces années, si finalement tu n’as pas fait un peu exprès de mettre le feu, manière de te faire remarquer par moi…

 

_ Oh tu exagères ! C’était juste un petit soupir d’amour déçu qui a attisé ma flamme !

 

_ Toujours est-il que je suis entré en action immédiatement, tuyaux et grande échelle ; et hop, en deux  temps trois mouvements, l’incendie était éteint

 

_ Et moi avec !

 

_ Que veux-tu, aux grands maux les grands remèdes. N’empêche, le lendemain matin, la famille n’en n’a vu que…du feu !

 

_ Et spirituel avec ça le héros !

 

_ Héros je ne sais pas mais tu avais raison, c’est un joli conte de Noël puisque tout est bien qui finit bien. »

 

                 « Qui finit bien, comme à chaque fois que je me raconte cette histoire, mais dans la vraie vie malheureusement… » Le Chef d’Etat soupire en remettant  dans la poche de sa veste la vieille photo, datant de plus de cinquante ans. On y voit un bambin souriant et ravi, assis sous un sapin de  Noël illuminé  par une multitude  de bougies. Le petit garçon tient dans ses bras un superbe camion de pompier dont la carrosserie rouge vif et les chromes argentés étincellent sous la lumière.

 

                   « Et dire que cet enfant c’était moi ! Adieu petit ! »

 

Le Chef d’Etat pousse un nouveau soupir, lève les yeux vers le ciel où scintillent des millions d’étoiles, par cette belle nuit glacée de décembre…et appuie sur le bouton rouge.

 

               Ce n’est pas le genre de conte de Noël qu’exige la tradition mais faisons en sorte que cette histoire ne sorte jamais de son domaine : celui de science-fiction.

 

 

 

                                                                                    El Pé  

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