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lundi, 28 novembre 2011

duo de stylos

 

voici notre 1ère consigne du jour

 

 

 

            1° - vous recevez un message (par mail ou sur votre répondeur, ou par une bouteille à la mer ou tout autre moyen à votre convenance) qui ne vous est pas destiné. Rédigez ce message puis donnez-le à votre voisine.

 

            2°- Racontez votre réaction au message que vous avez dans les mains


Tahiti-16.jpg

© Benoist Sébire


 

Mouty

 

Je me prélasse sur la plage, les vagues lèchent mes pieds. Une bouteille ! Un message !..........j’ouvre.

 « Ma chérie, j’ai découvert l’Eden sur une île des Galápagos. Rejoins-moi vite. Je te serre dans mes bras. ROBINSON »

 Voyons d’abord cette bouteille ! Et bien, c’est une bouteille qui n’a rien d’extraordinaire, une bouteille transparente, d’une contenance d’un litre, qui pourrait venir de l’épicerie du coin, et qui a l’air, ma foi, en assez bon état. Quant au message, il est lui aussi en bon état, même en très bon état, écrit sur du papier dont la couleur lavande est très bien conservée et me paraît familière. Et enfin, la proposition très séduisante d’un Robinson que j’aimerais bien connaître et dont je cherche inconsciemment à cerner la personnalité.

 Alors, fermant les yeux, allongée sur le sable noir tahitien, je me mets à rêver sur cette tranquille plage de Fara Ute qui est déjà un Eden. Je vois Robinson, finement musclé, blond évidemment, les yeux bleus très clairs, les cheveux courts, une petite mèche retombant légèrement sur le front, la peau dorée plutôt que bronzée, la barbe courte et soyeuse. Le bateau qui lui permet de pêcher pour se nourrir est amarré non loin de lui et il prépare tranquillement son matériel en attendant impatiemment mon arrivée. Non loin, des iguanes à la stature impressionnante se chauffent nonchalamment sur les rochers et des otaries sont paresseusement allongées sur le sable. Oui, c’est tout à fait comme cela que je vois « Mon Robinson ». Poursuivant ma rêverie, j’ouvre à demi les yeux et petit à petit Robinson se matérialise ; il est là devant moi. Bien réveillée cette fois, je vois François qui m’observe ; son regard va de mon visage à la bouteille et au message dans ma main et il a ce petit sourire d’enfant farceur que j’adore et qui me fait craquer.

 Alors, sans chercher à comprendre, souriant intérieurement, je réalise que mon Robinson, je l’ai déjà ici avec moi et qu’il n‘est nul besoin d’aller aux Galápagos pour le trouver même si je dois renoncer à côtoyer iguanes et otaries.

 

Gill

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  Ji Gé

    Crevée ! Super crevée ! Quelle journée !! Ouf, enfin chez soi !

D’abord, envoyer promener les godasses, ouvrir le frigo et se servir un grand verre de lait froid (à la fraise)  , puis se diriger sans trop d’illusions vers le répondeur téléphonique en signal de détresse. A tous les coups une collection mirifique de cuisines et de vacances low cost m’attend, cachée derrière un O1 quelque chose…Je fais donc défiler les messages en absence quand tout-à-coup, derrière effectivement un O1, j’entends ceci : «Bonjour Monsieur, ici la secrétaire de votre garage des Champs Elysées. La Maserati que vous avez commandée est à votre disposition, vous pouvez en prendre possession dès que vous le souhaitez. Passez une excellente journée. »

     Kézaco ? A l’évidence, il y a erreur sur la personne. D’une part je ne suis pas un monsieur, et surtout mon garage n’est pas situé sur les Champs mais à Montimaran (ZA de Béziers pour les non-initiés). « OK, laisse tomber bébé » que je me dis sitôt suivi d’un : « Et pourquoi après tout ? ». Voilà, c’est tout moi ça. Je sais que je suis en train de commettre une bêtise (restons polis) gigantesque mais je fonce quand même. C’est grave Docteur ? Oui ? Tant pis.

     Bref, dans la foulée je compose (tout en prenant soin de masquer le mien) le numéro agréablement fourni par mon gentil répondeur et rode en quelques secondes un super accent snobinard du XVIème. S’en suit donc : 

          « - Suis-je bien au garage des Champs Elysées ?

              - Mais oui Madame

              - Ah Bonjour, c’est au sujet de la Maserati…Je viens de découvrir votre message, en rentrant de la garden party de Nicolas…

                - Oh ! Madame D… ! (J’ouvre ici une parenthèse pour signaler que le D correspond à un personnage très connu de la jet set dont je n’ai malheureusement pas le droit de divulguer le nom)

                - Elle-même.

               -Votre voiture est prête et...

                -Oui, j’avais compris. Je passe demain en début d’après-midi. Mon mari voulait me faire une surprise. Dommage, il sera furieux, le pauvre…

              - Oh ! Je suis désolée, vraîm…

                -A demain mon petit. »

Une nuit agitée, peuplée de rêves à la Scott Fitzgerald, un TGV à pied d’œuvre le lendemain à l’aube et Paris, toujours aussi blonde et pluvieuse, un peu plus tard. Taxi jusqu’au fameux garage (je ne vais pas surgir du métro, non ?) Présentation au « conseiller » sapé Armani qui me dévisage d’un œil surpris, mais se reprend in extremis ; naturellement, mes fringues estampillées Kiabi y sont pour quelque chose mais ces rombières de la haute sont tellement excentriques, n’est-ce-pas ?

             La Maserati est là, d’un bleu outremer à damner un ange. J’ouvre la portière, ô céleste musique, m’assois sur le siège en chevreau blanc, moulant à souhait, mets le contact et…

              …Et ce serait merveilleux si c’était vrai, hein ? Mais hélas, ce n’est qu’un jeu…d’écriture. N’empêche que cela m’a donné des idées. Finalement, c’est le genre de truc qui peut tout-à-fait arriver, non ? Avec un peu de chance…

                Alors promis juré, je serai prête à tenter le coup. Pourvu que ce soit une Ferrari, rouge bien sûr. Pour aller avec le polo au petit cheval que je me suis acheté hier. Parce qu’après tout, on ne sait jamais.

  El Pé

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Rina

 

 « J’ouvre ma boîte électronique. Je sors mes messages. Parmi eux s’en trouve un qui m’intrigue. Je l’ouvre et lis :

-       Vous nous avez contacté pour postuler à un emploi de Gouvernante d’étage à l’hôtel Ibis »

 

Deux mois déjà que je galère pour trouver un emploi. Le dernier s’est envolé avec la délocalisation de la boîte - où je trimais depuis quinze ans - vers la Chine. Mes dizaines de demandes restent sans réponse, même après avoir revu mon CV à la baisse pour mes prétentions salariales. Le découragement commence à me tirer par les basques. Je flemmarde en promenant un regard vague sur l’écran de mon ordinateur.

J’ouvre pour la énième fois ma boîte électronique d’où je balance machinalement tous les messages publicitaires.

 Toujours pas de réponse à mes demandes d’emploi.

 Tout d’un coup, Youpi ! En voici un qui m’intrigue. Je l’ouvre et lis : « Vous nous avez contacté pour postuler à un emploi de Gouvernante d’étage à l’Hôtel Ibis ».

 Tiens, je n’ai jamais contacté d’hôtel Ibis. Ni présenté ma candidature à un poste de gouvernante d’étage dans aucun hôtel.

 Mon emploi précédent dans une concession de véhicules ne me préparait pas à ce job. Et pourtant…

 Et pourtant je sautai sur l’occasion, c’était peut-être l’affaire de ma vie.

 Je répondis : Dame, la trentaine, niveau et expérience confirmés, demande à être reçue pour une rencontre professionnelle concernant le poste de Gouvernante d’étage dans votre hôtel / BAC + 5 / Trilingue / Célibataire sans enfant / Grande mobilité / Immédiatement disponible.

 Réponse : OK. Votre réponse nous convient / Vous donnons rendez-vous à Roissy samedi 19 novembre à 9 h / Prenez vos dispositions pour départ à 11h / Devrez être en poste à l’Hôtel Ibis de Shanghai dès lundi 21 novembre à 8h / Comptons sur vous / A très bientôt.

 

 Mouty

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poursuivons avec la 2ème consigne

 

           - Décrivez une situation angoissante (lieu, personnages, énigme, suspense) puis donnez votre texte à votre voisine.

 

           - Écrivez la suite du texte que vous avez reçu de votre voisine.


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Rina

 

 El barranco del infierno. Tenerife. Ce coin perdu de nulle part, un gouffre coincé au fond d’un ravin où j’ai glissé, dérapant sur un sentier de randonnée et dégringolant sans pouvoir me retenir ou m’accrocher et, quand je réussis enfin à m’agripper à une maigre branche flexible qui semble tenir le coup, je découvre que je me trouve tête en bas à l’entrée d’un  gouffre d’où sort un terrible grondement qui doit être de l’eau, des chutes d’eau. Combien de temps tiendrai-je ? Vais-je pouvoir me rétablir et regrimper ? Et d’abord mon portable, atteindre mon portable pour pouvoir prévenir. J’ai été imprudente, je n’ai pas tenu compte des conseils de prudence donnés avant le départ, je vais peut être le payer de ma vie. Mais je me rappelle, un couple me suivait, il n’était pas loin derrière moi, il m’a sûrement vue glisser et disparaître, il va sans doute alerter les secours. Comment vais-je sortir de cette situation inquiétante ?

 El barranco del infierno  à Tenerife.Si je sors vivante de cette situation périlleuse, je me souviendrai toujours de ce lieu au nom maudit. Pourvu que cette appellation ne soit pas prédestinée : le ravin de l’enfer ! Pourvu que ce ne soit pas l’entrée, la bouche de Satan, la gueule du monstre qui avale les âmes qui passent un peu trop près, à portée !

 La position est périlleuse : cramponnée à une branche souple, tête en bas ou presque.

 Je n’ai qu’une main libre pour essayer de saisir mon portable et si je l’ai, il ne faudra pas le lâcher. Je vais déjà commencer à hurler pour alerter le couple qui me suivait ou d’autres randonneurs. « Au secours !Au secours !Help !SOS ! Je commence à fatiguer, je ne tiendrai pas longtemps. Il faut absolument rétablir une position plus confortable et plus sûre, ne serait-ce que pour pouvoir attraper le portable qui se trouve…va savoir où !? Où l’ai-je rangé la dernière fois ?

 Bon, pas de panique, calmons nous, prenons les choses dans l’ordre le plus logique, le plus chronologique, le plus opérationnel, le plus utile. D’abord essayer de me redresser sans à coup car le bruit autant que le vide au-dessous sont inquiétants.

 Voilà, ça va mieux, le rameau tient le coup, moi aussi pour le moment…Je vais essayer de remonter. Cette racine au-dessus semble bien plantée, j’essaie. Ouf !ça tient. Encore un point d’ancrage pour les mains et d’appui pour les pieds. Au secours, je suis là !

Ah ! J’entends un appel venu d’en haut. On m’a repérée ! Courage, on en sortira de ce ravin de l’enfer ! J’ai la chance d’avoir seulement glissé et de n’être pas blessée.

 Ouh !ouh ! Je suis là ! Pour le moment ça va. Pourvou qué ça douré ! Comme disait Laetitia Buonaparte, la mère de Napoléon .Mais ça n’a pas duré pour eux.

 Comment puis-je faire de l’humour dans une telle situation ? L’humour sert justement à dédramatiser les situations graves. Et là, nous y sommes en plein !

 Allez, je remonte. Repérer les points d’appui…Moi qui ai horreur de l’escalade, je suis servie ! Je vois là-haut une main qui se tend, des visages qui me sourient. Je retrouve le sol ferme. Je n’oublierai jamais el barranco del infierno !

 

 Mimi

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Mimi

Des amis qui jouent dans un groupe de jazz m’ont invitée à aller les écouter ; mais ils se produisent dans un quartier de la ville plutôt mal famé et j’appréhende de m’y rendre seule, de nuit, avec ma voiture. Le lieu du « concert » est une salle en sous-sol d’un immeuble de banlieue et les spectateurs-auditeurs sont les habitants du quartier qui connaissent les musiciens, mes copains. J’arrive là, le lieu est sombre, enfumé, très bruyant, empli de toute une faune hétéroclite et de tous âges depuis des bébés dans des poussettes jusqu’à des vieilles se croyant encore des miss et des vieux basanés, blanchis, chenus, ridés.

Que suis-je venu faire dans cette galère ?

Galère, galère, c’est peut-être un peu vite dit. Il est vrai que je n’arrive pas ici très détendue: j’ai eu du mal à me garer et j’ai dû aller à pieds plus que je ne l’aurais voulu. J’aurais dû prendre le métro, mais à cette heure ce n’est pas mieux. Je crois que j’ai d’emblée trop d’à priori sur ce lieu et ces gens et il faut plutôt que je me calme et que j’essaie de trouver mes copains. Cela ne va pas être très facile dans cette atmosphère embrumée. C’est vrai que toute cette fumée de cigarettes me gêne mais après tout, comme j’ai fumé aussi, je n’ai rien à dire.

Peu à peu, mes yeux s’habituent à l’obscurité et je vois que la couleur de peau dominante est le noir. Mais tout ce noir est joyeusement enveloppé dans des coloris voyants, certes, mais gais ! Tous ces spectateurs du quartier ont l’air parfaitement bien dans leur peau. De place en place des visages plus clairs, blancs, semblent tout à fait intégrés à la riante assistance. Je m’aperçois que le bruit est un mélange de rires, de conversations bruyantes mais enjouées, de babillements et de cris d’enfants, de voix haut perchées de femmes qui s’interpellent. En regardant bien toute cette assemblée, je la trouve de plus en plus sympathique.

Ah, tiens, je vois un de mes copains, là-bas. Je vais essayer de le rejoindre si j’arrive à traverser cette foule compacte. Après m’être faufilée entre tous les boubous chamarrés, j’arrive enfin près de lui. Un sourire de bienvenue et me voici présentée à tout un tas de ses amis du quartier, embrassée, serrée dans des bras accueillants et invitée à partager les boissons, les sandwichs, bref, adoptée. Alors nous écoutons ensemble cette musique que j’adore, en nous déhanchant en rythme jusque très tard dans la nuit. Les enfants s’endorment au son de la clarinette et les « vieux » s’assoupissent dodelinant de la tête en  musique. Je passe une excellente soirée et au moment de partir un petit groupe propose de m’accompagner à ma voiture. Finalement, heureusement que je l’ai prise car à cette heure très tardive,  il n’y a plus de métro.

Gill

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Gill

 

« La maison au milieu des bois, dans les Landes, n’a rien d’inquiétant, bien qu’il fasse déjà nuit, mais ce sont les coups qu’on entend de façon régulière et dont on n’arrive pas à déterminer l’origine, qui créent ce climat d’inquiétude, presque de peur. Le chien s’agite et furète dans tous les coins de la maison, semblant s’attarder à côté de la cheminée vers la petite porte qui monte au grenier. Les enfants sont immobiles au milieu de la grande pièce, demandant s’il y a des voleurs dehors, et ne semblent pas rassurés par leur père qui leur dit de ne pas s’inquiéter. Quant à moi, je vérifie que les trois portes qui donnent sur l’extérieur sont bien fermées. Ma mère, toujours très calme pourtant, semble légèrement impressionnée. Tout le monde lève la tête car les coups répétés semblent provenir maintenant du grenier. Et si des gens mal intentionnés avaient pénétré dans la maison ! Il n’y a pas de voisins très proches, pas de téléphone, donc pas d’aide !

 La régularité des coups inquiète. Au plus fort de l’angoisse, ils s’arrêtent. Le silence qui s’ensuit devient terrifiant. Il paralyse. Les respirations s’arrêtent. L’absence de tout bruit est pire que les sons dont on ignore l’origine. Soudain, les coups repartent. Des martèlements secs, rapides, enchaînés les uns aux autres. Puis, une pause. Interminable… Un coup de vent claque une porte entr’ouverte. Elle était pourtant  fermée tout à l’heure ! Un coup d’œil circulaire : ma mère n’est plus là ! Sortie ! Inconsciente du danger !

Soudain, venant de l’extérieur, un grand éclat de rire. Le rire saccadé de ma mère, inextinguible. J’entrebâille la porte et prends de l’assurance en voyant l’air hilare de ma mère qui se tient les côtes. Après avoir repris son souffle, elle nous explique alors avoir découvert le manège d’un pic-vert noctambule qui a emménagé ses pénates dans le tronc servant de mat à la maison pour soutenir l’arêtier. Ses coups de bec répétés en cadence sur le tronc sont transmis par la boiserie du grenier. Amplifiés, ils parviennent au rez-de-chaussée, intrigant les non initiés. Et si nous avions approfondi l’inscription portée sur le fanion flottant en haut du mat… « La Maison du Pic ». Ce n’était pas le nom du tertre voisin, mais bel et bien celui de cet oiseau squatter des endroits forestiers ou des bords de rivières.

 

 Mouty

 


 



 

 

 

 

 


 

 










  

 

 

samedi, 12 novembre 2011

malédiction: 2ème consigne

 pour terminer l'atelier de ce début du mois de novembre, faisons l'acrostiche du mot

                                                     MALEDICTION               (10mn)

                                                         

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Macchabées, morts-vivants, zombies

Au cimetière, la nuit,

Les sectes sataniques,

En sabbat diaboliques,

Damnent les âmes des

Innocents défunts

Couchés sous les dalles,

Tombes et stèles.

Ils dansent sans fin

Orgie démoniaque

Nécromancie orgiaque.

MiMi

                   -------------------------------------------


Malheur d'être dépendant d'un mauvais penchant
A l'heure ou d'autres rient aiment ou chantent
Lui se débat dans un cauchemar vivant
Echéance fin de débat houleux 
Dans un monde de fous furieux
Idéalisme sans adhésion cohérente
Commun à tous  « la réflexion »
Tourmente, turbulence dans les caboches éclatant
Illusion de la notion du temps
Ouverture au monde forcément
Numérique virtuel innovation  
 
rina

                                       -----------------------------------------------------------------------


Misérables sont les hypocrites

Absents de la place politique sont les purs

Le pouvoir est perverti

Et nous le savons tous

Diriger détruit l’être humain

Il n’a pas la force intérieure suffisante

Car la puissance l’aveugle

Tout comme l’argent le séduit

Il cherche à oublier sa fragilité

Or la mort le rattrapera un jour

Ni lui ni moi n’y échapperons

Marie-Hélène

                  --------------------------------------------------------


Mégalomanes souvent

Avides de souveraineté 

Luttant sans merci pour le pouvoir

Eradiquant l’opposition

Dictant leurs conditions, les tyrans

Imposent leur volonté

Créent des brigades à leur image

Tuent toutes formes de rébellion

Ignorent la pitié.

Oui, je le crois vraiment, la

Naissance de ces hommes est une malédiction

Gill

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 Moment terrible

Alarme

 

Lourdeur

 

Effarés

 

Diffus

 

Imaginaire

 

Cœur brisé

 

Tyrannique

 

Irradiation

 

Ornières

 

Noir complet.

 

 

 

Mouty

 


 


 


jeudi, 10 novembre 2011

Nous donnons l'alarme.......

 


 Notre 1ère consigne du 7 novembre 2011

 

        Ecrivez un texte commençant par la phrase

          " nous donnons l'alarme avec des cris d'oiseaux"

        et finissant par la phrase

          " l'imaginaire fait le reste"

     ayant pour thème:                    

          "LA MALEDICTION"


 

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la malédiction selon Rina

 

 

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Nous donnons l'alarme avec des cris d'oiseaux ; concert de cris d'oiseaux ; mille volières en effervescence, affolement total ;  coups de bec, de pattes , ailes déployées , envol de plumes dans l'atmosphère  mais , est-ce bien des cris d'oiseaux  qui déchirent le silence lourd de cet après-midi d'Aout 1945 ,  été de malédiction , sécheresse intense, manque d'eau pour toute la région , humains et animaux souffrent tant et , s'ajoute à cela cet accident stupide horrible , car les cris viennent de jeunes adolescentes apprenant que la dernière de la couvée se trouve blessée gravement  dû à la malédiction de ce manque cruel d'eau ,
nectar si précieux et nécessaire à la vie de la ferme obligeant les fermiers à des déplacements d'attelages chargés de citernes pour aller la chercher, dès fois très loin cette eau ; et c'est lors d'un de ces déplacements,  au retour,  qu'est arrivé  le pire , l'irréparable, l'enfant refusant de marcher sous le soleil accablant, la mère ne voulant rien entendre, puis cédant sous le poids de la fatigue, épuisée elle même par cette longue marche sous la chaleur infernale, la petite grimpe et s'installe comme elle peut, prête à tout,  plutôt que traîner les pieds sur l'asphalte brûlante, respirant l'air suffocant lui desséchant le gosier , l'engourdissant totalement. La descente s'amorce, le virage arrive vite , trop vite et l'attelage cède sous le poids de la citerne pleine :  descente aux enfers pour l'enfant  hélas , douleur atroce, cris de ses sœurs , cris inhumains se répercutant au-delà des vallons, tétanisant tout le voisinage, puis le galvanisant dans une course folle pour porter secours , savoir ce qui arrive , essayer d'aider, de soulager,  de réconforter,  moments de colère,  douleur puis abattement total, résignation quand la perte de l'enfant est inéluctable,
famille dans la désespérance, année de sécheresse inoubliable , pour tous ces cœurs meurtris, l'imaginaire fait le reste.
 
Rina

 

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la malédiction selon MIMI

 

                                                   

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Nous donnons l’alarme avec des cris d’oiseaux. Nous les six de la bande des Invincibles. La nuit va tomber en ce beau soir d’été, nous sommes cachés dans les fourrés et nous attendons la bande ennemie : les Irréductibles.

Mais il ne faut pas qu’ils détectent notre présence car ils doivent tomber dans le piège préparé pour eux : la chute dans le souterrain du vieux château-fort en ruine.

Ainsi ils seront à notre portée, en position d’infériorité, au-dessous de nous et il n’y aura qu’à les cueillir, morts de trouille.

Pour les distraire afin qu’ils ne regardent pas où ils mettent les pieds, nous avons décidé d’imiter les cris d’oiseaux dès que nous les apercevrons au bout du sentier. Michel est placé en éclaireur et il imite parfaitement le cri de la huppe, du coucou et quelques autres volatiles.

Comme ces garnements sont des braconniers dans l’âme qui se prennent pour de fins limiers, ils vont chercher à situer l’oiseau, le nez en l’air, la truffe au vent.

« Coucou, coucou ». Voilà l’ennemi. Des fanfarons, des fiers-à-bras, des m’as-tu vu ! Nous allons leur rabattre le caquet, les humilier, ils n’oseront pas se montrer demain à l’école et raseront les murs. Il faut leur mettre une déculottée mémorable ! Ils ont entendu parler depuis leur plus jeune âge de la malédiction du château hanté et sont déjà bien conditionnés pour une belle peur bleue. Il suffit de faire quelques bruits insolites, agiter des draps blancs dans la pénombre et ils « vont faire dans leur froc », l’imagination faisant le reste.

 

MIMI

 

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la malédiction selon Gill  

                                           

 

                                                          

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                                                avril!!!!

 

 

 Nous donnons l’alarme avec des cris d’oiseaux, puis avec des hurlements stridents : « Attention, le détecteur de fumée s’est déclenché ; toi, fais sortir tout le monde, et moi je monte voir ce qui se passe. A l’étage, une odeur de brulé me saisit à la gorge et tout à coup je me souviens que ma décoction de sauge mijote depuis un temps infini. Je me précipite : par bonheur, le gaz n’est pas éteint et la casserole sans eau caramélise consciencieusement. Je peux arrêter de trembler, pas d’incendie aujourd’hui et pourtant nous sommes en Avril !

Croyez-vous qu’il puisse y avoir, dans la vie de certains, une période, un jour ou un mois particulier marqué par des évènements importants qui se répètent au fil des ans, heureux parfois mais souvent malheureux ? Moi je pense plutôt qu’il y a des coïncidences, mais quand elles se répètent vraiment fréquemment, il faut avouer que le doute s’installe progressivement.

Récapitulons : je suis née en avril, je me suis cassée la jambe, étant enfant, en avril. Mon frère est né en avril, mes parents ont divorcé en avril. Après mes études, j’ai attendu jusqu’en avril pour trouver ce poste. Je me suis mariée, devinez, en avril. Je n’ai pas eu ma promotion prévue en avril dernier et j’ai perdu mon chat, il y a deux ans, en avril. Croyez-vous que ce soit fini ? Pas du tout : mon père est mort un 29 avril et mon fils ainé a quitté la maison un 2 avril ! Beaucoup d’évènements pour un seul mois, vous ne trouvez pas ?

Les optimistes pensent : « coïncidences » ! Les pessimistes se disent : « pourquoi pas un licenciement en avril,  une maladie en avril, pourquoi pas …..une malédiction !! Et peut-être vais-je………..et l’imaginaire fait le reste.

Gill

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la malédiction selon Marie-Hélène

 

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Nous donnons l’alarme avec des cris d’oiseaux, au début, par peur de briser les tabous.

Puis nous donnons l’alarme avec des cris d’animaux de toutes sortes, du chat au tigre, du chien à l’éléphant. Et c’est pire qu’un tocsin qui secoue l’univers en son fondement, c’est l’ébranlement profond et définitif d’un monde.

Nous maudissons avec une énergie décuplée les bâtisseurs de ce monde pervers :

« Maudits soient ceux qui cherchent le profit avant l’amour !

Maudits soient ceux qui préfèrent l’argent à la paix intérieure !

Maudits soient ceux qui courent après le pouvoir et apprennent à leurs enfants à faire de même !

Maudits soient ceux qui imposent leur loi, leurs convictions et leur religion ; ceux qui prétendent détenir l’unique vérité ; ceux qui croient aimer mais en réalité utilisent ; ceux qui vivent comme s’ils étaient éternels !

Maudits soient ceux qui transforment une planète merveilleuse en un gigantesque dépotoir destiné à leur service et qui se satisfont de la misère humaine !

Maudits soient les indifférents qui préfèrent ne pas savoir, ne pas voir et ne pas comprendre !

L’apocalypse arrive, le vieux monde s’écroule enfin, laissant place à une aube d’espérance. L’imaginaire fait le reste…

Marie-Hélène

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la malédiction selon El Pé 

                  

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          Nous donnons l’alarme avec des cris d’oiseaux. Si j’ose dire et afin de me faire comprendre par les non-initiés. En vérité, le branle-bas de combat fut sifflé à bord du bâtiment

        Si vous le permettez, je voudrais effectuer un bref récapitulatif des évènements, pour ceux qui n’auraient pas bien suivi jusque là.

        Nous nous trouvions dans LA frégate de l Ecole Navale. La seule qu’elle possède à ma connaissance, je veux dire d’époque : trois mats, trois ponts, cent canons et deux cents hommes d’équipage. Ou plus exactement cent quatre vingt dix neuf, puisque moi, comme cela ne vous a pas échappé, je suis une fille. La seule, à ce jour, à être sortie de Navale  major de promo. Enseigne Caroline Surcouf- ça ne s’invente pas- Caro pour les intimes. Comme je vous le disais, nous fêtions le succès de notre promo (pas un seul recalé s’il vous plait) sur le « Formidable »- car La Pérouse, malgré sa triste fin, demeure à jamais vivant dans nos cœurs- et entreprenions, toutes voiles au vent, un super périple autour de l’Afrique. Bref, peu de temps après le départ, nous nous trouvions déjà à dix milles (nautiques) du port de Sète, le temps était radieux et, égayés sur la trinquette, le grand mat et le mat de misaine, nous entonnions, en dignes matelots et en chœur, tous les tubes du répertoire maritime lorsque soudain…et voilà, je reprends le cours du récit…

         Soudain, sans raison apparente, le ciel s’obscurcit, de lourdes nuées noires se mettent à défiler à une vitesse stupéfiante juste au dessus de nos têtes, tandis que la mer, jusque là lissée par une tramontane fraiche mais  caressante, se transforme en l’espace d’une minute en furie déchaînée, le tout accompagné par les hurlements d’un vent ayant décidé de prêter sa voix aux damnés de l’Enfer. « Apocalypse now », je me dis, ne croyant pas d’ailleurs si bien dire car…

          Dans ce décor de cauchemar apparait alors, surgissant des abysses, un brick décharné, aux voiles vraisemblablement trouées par des centaines de boulets de canons et comme pris dans le filet d’une araignée géante, invisible fort heureusement. Et comble d’horreur, des squelettes  vêtus de lambeaux d’uniformes se matérialisent soudain, agrippés dans les filins ou aux bastingages  nous fixant de leurs orbites vides, souriant en claquant des dents de façon diabolique et menaçante ; car nul n’ignore, bien sûr, le sort réservé aux malheureux de rencontre par ce funeste équipage.

     Un cri jaillit  de la poitrine de deux cents jeunes officiers de marine terrorisés : « Nous sommes foutus !!! » ; j’entends même quelques : « Maman !!! » désespérés mais qui resteront cependant anonymes.

     Seul le commandant, debout sur la dunette, belle figure de poupe en vérité, demeure impassible. Est-ce ce qui a impressionné le terrible Hollandais, ou le branle-bas de combat que des sifflets se mettent à émettre, sans en attendre l’ordre hélas ? On ne le saura jamais.  Toujours est-il qu’à l’instant même, le navire maudit disparait, comme happé par une vague monstrueuse, la dernière. La dernière en effet puisque, comme par miracle, la mer se calme, le ciel s’éclaircit tandis que les côtes du Languedoc se devinent à nouveau, là-bas, dans le lointain.

         Il n’y a pas eu de sanctions mais le commandant a consigné, dans son carnet de bord :

« Brève panique de l’équipage à neuf heures huit, engendrée par un fort grain aussi bref qu’imprévu et par la présence insolite de quelques feux de Saint Elme. L’imaginaire a fait le reste. »

                Ou pas.

 

      Dédié à ma fille, marin émérite et capitaine à la fois

                                                                                El Pé

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Nous donnons l’alarme avec des cris d’oiseaux. Les appeaux s’égosillent. La diversité des voix crée une chorale champêtre, leurre parfait pour la gent ailée. Néanmoins, celle-ci se questionne : certains trémolos paraissent bizarres en cette saison. Pas le moindre mouvement dans les branchages. Pas le moindre vol à l’horizon. Et pourtant le chant est là, enveloppant, pénétrant, enivrant.

Est-ce celui des sirènes ? Moi, le rossignol, qu’il est difficile d’égaler dans les cantates, je dois avouer être talonné par cette musique pourtant artificielle. Musique de synthèse, certainement. J’en ai l’ouïe chagrinée, puis ravagée quand le sifflement du merle vient grossir ce qui est devenu une cacophonie grossière.

Malédiction, les sirènes c’était dans la Grèce antique. Ici, elles ont cédé la place aux sorcières qui se démènent dans une rave-party assourdissante.

Tout à coup, sortent des fourrés une dizaine de garnements brandissant leurs appeaux d’un air goguenard et victorieux, radieux de leur bonne blague faite aux oiseaux. Ils ont taillé leurs instruments dans des roseaux, l’imaginaire a fait le reste.

 

Mouty