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mercredi, 19 octobre 2011

imagine une prison...3ème consigne

et voici la dernière consigne de cet atelier du 17 octobre 2011

 

« Il y a »

écrire un cours poème (de 5 à 10 lignes) commençant par « en prison, il y a », chacun des vers suivants commençant par l’expression « il y a »        

 

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En prison il y a

Il y a des hommes violents

Il y a des gardiens dont le son de leur voix résonne                                     

                                  entre les cloisons, tonitruant

Il y a de la peur très souvent

Il y a de la mort sur les murs suants

Il y a des regards angoissants

Il y a des nuits tu entends un être sanglotant

Il y a des bruits des cris cinglants

Il y a de l’espoir qui pointant, dans les cœurs va

                               en s’épanouissant au fur et à

                              mesure des jours passant

       Rina

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En prison il y a des taulards

Il y a des cafards

Il y a des ratons

Il y a des matons

Il y a aussi des grillons

Il y a des marmitons 

Il y a du rata

Il y a des souris en tutu

Il y a leurs photos sur les murs

Il y a des portes blindées

Il y a des fenêtres barreaudées

Il y a quand-même des gens défenestrés.

Il y a des gens encabanés

Il y a ceux du mitard

Il y a ceux qui en ont marre

Il y a moi dans un recoin

Il y a moi sans lendemain.

    Mouty

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En prison il y a les autres mais la solitude

Il y a l’ampoule électrique mais l’obscurité

Il y a les repas mais la faim

Il y a le lit mais les insomnies

Il y a l’espoir mais le désespoir

     Marie-Hélène

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En prison il y a des condamnés

Il ya aussi des écorchés

Il y a des voleurs

Il y a aussi des erreurs

Il y a des forts qui font la loi

Il y a des faibles qui ploient

Il y a aussi les visites, le parloir

Il y a donc de l’espoir

Il y a le dessin du petit dernier

Il y a la sortie tant espérée

   Gill

 

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En prison il y a…

Il y a des bandits, des voyous, des ivrognes.

Il y a des désespérés qui se cognent.

Il y a des matons préposés aux serrures.

Il y a plus de fermetures que d’ouvertures.

Il y a des cris, des pleurs et des gémissements.

Il y a des coups, des chocs, des craquements.

Il y a la lumière allumée toute la nuit.

Il y a toutes les télés en cacophonie.

Il y a l’enfer et la désespérance.

Il y a le malheur de toute cette engeance.

        MIMI

 

 

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à suivre.......................

 

 

                                                                               

                                    

 

 

imagine une prison...2ème consigne

 

Vous avez été condamné. Une piqûre vous endort. Vous vous réveillez  dans le désert, à perte de vue. Que faîtes-vous ?  20 mn

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Dive piqure

 

j’ouvre un œil. Et puis deux.

Du sable à perte de vue,

Je n’en crois pas mes yeux.

Incommensurable cette étendue.

 

Un grain de sable. Deux grains.

Non, ce n’est pas un jeu.

C’est un monde sans fin.

Je suis perdue. Je fais un vœu.

 

Vœu d’évasion : je suis servie !

L’imagination se détend,

Et je suis encore en vie !

Droguée ? Non, je m’en défends…

 

Le LSD, quel bonheur !

Je vois des fleurs à l’infini

Au milieu du sable farceur.

Mirage. « Mirage » avez-vous dit ?

 

Miracle répond mon intérieur.

La cocaïne me connait par chœur.

Divine piqûre dont je me méfie…

A vrai dire Non ! Hypocrisie.

 

Mouty

 

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chocolat.jpg

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Condamnée ! Condamnée pour la vie entière à manger une plaquette de chocolat tous les matins du monde !...Quelle histoire !...On a beau varier la composition du chocolat et la proportion d’amandes, de noisettes et de raisins secs qui l’accompagnent, une plaquette quotidienne ça fait vraiment beaucoup…

Et puis voilà que ce matin, allez savoir pourquoi, je devais être en overdose, il paraît que le chocolat a des vertus hallucinatoires), je me réveille seule en plein désert !

Pour une surprise, c’en est une vraie et une bonne !

Pas une plaquette de chocolat à perte de vue… le rêve ! Fini le bruit du papier que je déchire et de la feuille d’alu que j’écarte, terminé les doigts collants et gras de chocolat qui fond avant d’être dans la bouche, oublié le goût du cacao légèrement écœurant et qui imprègne le palais pour longtemps…

Le désert est à moi et un nouveau dessert aussi : la petite oasis là-bas me promet ses dattes, une eau pure et courante et le lait de la chevrette qui court sous les palmiers. Quel bonheur !...

A moins qu’il ne s’agisse d’un mirage, ce serait terrible !

Mais non, tout cela est aussi vrai que dans un joli rêve, la preuve est que celui-ci est déjà effacé.

Marie-hélène

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La sentence était tombée. Le diagnostic était formel. J’étais condamnée par une maladie dégénérative qui ne pourrait être soulagée que par des piqûres biquotidiennes et je les attendais impatiemment car elles apportaient un soulagement, hélas temporaire.

Malheureusement le traitement avait pour effet secondaire des cauchemars et des hallucinations assez traumatisants.

Ainsi, un jour, je me trouvai dans le désert à perte de vue, avec une soif inextinguible  et la brûlure du soleil sur ma peau à vif, éblouie par une lumière implacable. C’était une sensation très pénible, angoissante, insupportable. Que faire pour se sentir mieux ?marcher ?se coucher ? s’ensabler ?se retourner de temps en temps pour ne pas griller ?Je n’avais jamais été confrontée ni même pu imaginer une telle situation !Quelle était la bonne solution à adopter ?et j’étais seule, si seule !Inutile d’appeler, personne ne viendrait à mon secours !

Dans mon délire angoissant, je poussai un gémissement, un hurlement involontaire qui fit accourir l’infirmière à mon chevet. Elle me réveilla. Ouf ! Merci ! Un grand verre d’eau s’il vous plaît !

 MIMI

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L'Afrique du nord, les serpents, les mygales et scorpions,  l'air chaud et sec, tous ces dangers effrayants me viennent à l'esprit en me réveillant dans une immensité désertique, du sable, des dunes,  le désert à perte de vue,  la tête lourde, les tempes battantes j'essaie de m'assoir rassemblant mes souvenirs ;  voyons est-ce un rêve ?  Que fais-je ici ? Le soleil brûlant fait vibrer l'air devant mes yeux éblouis,  mon esprit engourdi commence à s'éclaircir que s'est-il passé ? À mes côtés apparait l'image encore floue d'un marocain la tête  enturbanné, un chameau en laisse, quelle bestiole venimeuse m'aurait piquée; m'inoculant son venin si fort qu'il m'aurait condamnée  à la paralysie  momentanément ? Et pourquoi sui-je sur le sol enveloppée d'une couverture  bariolée ?  D’un seul coup la réalité me revient, je suis dans le sud du Maroc  en vacances  faisant  une ballade à dos de chameau, la douleur brutale de la piqure  ressentie au pied droit puis le noir complet, la chute sur le sable. Avec ma raison revenue, la douleur du pied se rappelle à moi je vois la rougeur de la peau tendue et gonflée, et ressent  dans la bouche le goût amer du breuvage que le chamelier me forçait à boire.
je m'en remettrai, ça va, mais quelle peur, et quel dommage d'interrompre cette promenade  que j'avais tant attendue, dans quelques jours surement, je sais déjà que je la referai  !!!!!
 
 Rina

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Merci mon Dieu, je ne suis pas morte puisque je suis dans le désert. Ce n’était donc pas la piqûre fatale ; on pouvait se le demander avec ce simulacre de procès, dans ce pays où règne la corruption.

Etre dans le désert, c’est une chose, en sortir, en est une autre. La condamnation, ce doit être cette épreuve pour sortir de là. Mais de quel désert s’agit-il ? Suis-je au Koweït et dans une dizaine de kilomètres verrai-je les tours de Koweït-City, ou suis-je dans la Danakil et me faudra-t-il des mois pour arriver sur les hauteurs d’Addis Abeba ? Comment vais-je résister à la chaleur du jour et au froid de la nuit et comment vais-je étancher ma soif ?

Je regarde autour de moi : des dunes, des dunes et des dunes, pas la moindre végétation. Du sable, du sable, et en haut, le soleil. A l’optimisme de mon réveil fait place une légitime inquiétude. Il faut bouger, c’est sûr et d’ abord retirer ce pull qui me tient chaud et le transformer en turban protecteur pour ma tête.

Je démarre, pleine de courage et d’entrain et je marche droit devant moi pendant ce qui me paraît des heures. Rien, sinon la soif qui me tenaille et la chaleur qui me brûle. Mais cette soif et cette brûlure, qui devraient m’anéantir, ne m’empêchent pas d’avancer. Je les ressens comme une torture permanente qui n’altère pas mes capacités physiques. La nuit me glace, le jour me cuit et j’avance toujours sans rien trouver.

Je ne sais pas combien de temps dure cette épopée avant que je ne me mette à penser avec terreur que j’ai peut-être été condamnée à errer éternellement dans le désert, avec cette souffrance permanente. Je veux que cela cesse. Je capitule et je m’allonge face au sol. Mon courage a disparu, je refuse d’avancer. J’enfonce mon nez dans les grains, puis mon visage entier, je vais me fondre dans le sable, m’incorporer à cette matière, devenir sable moi-même. Alors, peut-être un jour, un terrible vent me soulèvera, m’emportera loin de ce désert et je pourrai ressortir sous ma forme initiale, débarrassée de cet enfer, ma peine purgée.

Gill

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             D’abord, quand ils m’ont arrêtée, je n’ai pas eu peur. Je m’y attendais. Lire un livre interdit est un crime encourant un châtiment sévère, je le savais. J’avais pris le risque, je payais. Normal.  Mais je n’aurais jamais pensé .Quand la condamnation est tombée : « Peine extrême, à exécuter immédiatement », je me suis mise à trembler. Parce qu’on n’a jamais revu un seul condamné à cette peine. Tous disparus, envolés, volatilisés. La mort pour un livre ? Non !!! J’ai hurlé, me suis débattue. En vain. Une aiguille a perforé mon bras, un liquide terriblement brûlant s’est répandu dans mon corps…et puis plus rien. Le noir. Le néant.

             Je me réveille à l’instant. Cela veut dire que je ne suis pas morte. C’est déjà une bonne chose. Je me sens un peu étourdie, mais ça va. Où  suis-je ? Dieu seul le sait, et encore. Dans une sorte d’immense cuvette sableuse on dirait. Complètement plate et désertique. Pas un buisson, pas un caillou n’en vient rompre l’effrayante rectitude, et bordée d’une ceinture de montagnes noires, pas très élevées à première vue. Où suis-je donc ? Sur Terre ? J’en doute, ou alors dans un passé ou un futur très éloignés.

             Près de moi, mon vieux sac à dos de rando. Délicate attention. A  l’intérieur quelques provisions, fort appétissantes ma foi, mais tout juste suffisantes pour une journée. Pourquoi ? Ah, j’y suis ! Le salut évidemment se situe derrière les montagnes et je dois y parvenir en un seul jour. Ou deux, en me rationnant. Oh ! Finalement, la peine n’est pas bien grave, ça ressemble plutôt à un jeu, genre télé- réalité.  Bon. Mais quelle distance vais-je devoir parcourir ? Impossible à dire .Inutile par conséquent de lanterner. En route.

            Je marche depuis des heures, je ne sais pas exactement combien. Dix ? Onze ? Le soleil n’a pas bougé. Toujours aussi haut dans le ciel. Je suis épuisée et mes provisions aussi. J’ai envie de me coucher là sur le sable et de dormir, dormir…

             Mais non !!!Le salut est derrière la montagne, surtout ne pas l’oublier ! Le salut ! Quelle forme prendra-il ?  Celle d’une source, jaillissant au sein de vertes frondaisons, d’un charmant village, où me restaurer, me reposer, d’une ville peut-être où je commencerai une nouvelle vie. Courage !!

             J’avance. J’avance toujours. J’ai presque atteint le sommet de la montagne. Je souffre affreusement. Pieds et mains en sang, peau brûlée par le soleil, gorge sèche. J’ai tellement, tellement soif !! Mais ça y est ! J’atteins enfin le sommet,. Prenant appui sur les bras, utilisant mes dernières forces je me hisse et…

               Horreur ! Exactement le même paysage m’attend de l’autre côté, se répétant certainement ainsi à l’infini : une cuvette sableuse et grise couronnée de montagnes. Quant au soleil, il est toujours aussi haut.

              Alors, de lassitude et de découragement, je me laisse tomber au sol. La pente m’entraine et glissant, roulant, je finis au terme d’une course folle par atteindre le sable de la cuvette. Là je ne bouge plus et attends la mort. Avec un peu de chance, elle ne tardera plus.

              Je ferme les yeux et les rouvre aussitôt. Dans un bruit terrifiant, moitié crissement, moitié grondement, le sable s’effondre devant moi, dégageant un cratère. Une créature monstrueuse en surgit. Monstrueuse par la taille car elle fait bien cinq mètres de haut ….oui même si elle ressemble vaguement à un homme.  Sauf que huit tentacules remplacent bras et jambes. Je veux crier mais aucun son ne sort de ma gorge. A  ce moment précis le monstre ouvre une bouche d’un rouge incandescent pour me dévorer ou me sourire ou les deux à la fois. J’ai très peur. A la vitesse de l’éclair, il fonce sur moi, me saisit…et se met à me bercer en fredonnant douce

                              El Pé

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mardi, 18 octobre 2011

imagine une prison... 1ère consigne

 

·          1/  Touver trois mots correspondant à des parties du corps

·        2/  Trouver trois mots appartenant au vocabulaire médical

·        3/  Trouver trois objets pouvant se trouver dans un hôpital

·        Lire ses mots et demander à son voisin de droite d’en choisir un dans chaque rubrique, qui sera conservé.

·        En 20 mn écrire un texte contenant les trois mots conservés sur le thème : « prisonnier de son corps »

 (Votre corps vous empêche de faire ce que vous voulez ou vous commande de  faire ce que vous ne voulez pas. votre corps n’obéit pas ou obéit mal, ne répond pas à votre volonté, il souffre d’addiction, etc.……………..)  

 

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 Il y a des prisons préférables à d’autres : je pourrais être prisonnière en Afghanistan, prisonnière aux Baumettes, prisonnière au fond d’un bateau de pirates, prisonnière après une prise d’otages, prisonnière de ma famille, prisonnière de mes habitudes, ou de mes peines, ou de mes fantasmes, ou que sais-je encore……

Et bien, non…..Je ne connais pas ces galères-là !

Ma prison, c’est mon corps. Je ne l’ai pas choisi, il est comme il est et je n’en aurai jamais d’autres, sauf si je me réincarne mais ça, je n’y crois pas…

Mais en fait, rassurez-vous, je suis très heureuse de cette prison….donc, en est-ce une vraiment ?....

Pour prendre soin de mon corps qui m’a très bien servi jusque là, mon ostéopathe fait courir ses mains sur lui de façon imperceptible mais fort efficace !

Pour le reste, je lui donne (je parle de mon corps, pas de mon ostéo.) ce dont il a besoin : du sport, du repos et des plateaux repas équilibrés.

Mon corps et moi, on s’entend bien et le jour où il ne pourra plus fonctionner, je lui dirai simplement : « Merci ! La prison était bonne »

Marie-Hélène

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Un oiseau en cage, tourne en rond, pépiant furieusement, se cogne aux barreaux, heurtant de son bec sa prison, comme lui, prisonnier au fond de mon lit où me cloue une grosse laryngite, je m'agite incapable de rester immobile de parler; aphone, le tronc raidi de courbatures, rouge de fièvre, seule arrivée espérée attendue, l'infirmier avec sa seringue qui me soulageront quelques heures ,l'esprit encombré de pensées qui se veulent légère, vite sortir de cette chambre, faire une belle rando l'imagination décuplée me parle de toute cette vie extérieure qui me manque, la nature les fleurs, les parfums je les vois je les sens, dans ma tête ils s'interpellent me permettant de patienter, de guérir, bouillant intérieurement mes idées s'envolent  les mots se forment, les notes font la farandole autour de mon corps affaibli, tout m'invite joyeusement à la danse pour m'aider dans une révérence disant,  adieu au lit,  à la chambre, demain bonjour la liberté des mouvements, le corps pourra bouger, s'exprimer, tous les sens en fête s'enivrer d'air embaumé.

Rina

 

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L’astragale brisé le faisait encore diablement souffrir. Cette sale fracture l’immobilisait depuis plus de trois mois qui lui paraissaient interminables. Et cette foutue lombalgie qui le coinçait dans un étau de torture ! Le fauteuil roulant était devenu son moyen de transport, bloquant paradoxalement son imaginaire. Son esprit ne vagabondait plus par monts et par vaux comme avant son accident : il s’avérait alors une suite logique, semblait-il, à l’agilité de son corps. Ses rêves restaient à l’état embryonnaire. Son moi intime ne s’extériorisait plus, paralysé par la souffrance physique. Le moral en avait pris un coup. Il était prisonnier corps et âme dans un mitard, tel une loque. Il avait pourtant admiré les exploits télévisés de sportifs handicapés qui étaient parvenus à sortir de leur coquille malgré l’absence de leurs membres. Ils avaient dû certainement surmonter des souffrances terribles et affûter un moral d’acier. Mais, bon, tant mieux pour eux, que ce leur fut facile ou non. Lui, le meurtri dans sa chair et son âme, ne pourrait jamais atteindre le centième de leur exploit. Alors, à quoi bon ? Il pensa à la mort. Il vit avec bonheur entrer l’infirmière qui lui posa son masque à oxygène. Là, il pourrait s’endormir doucement, dans la quiétude. Peu importait la suite.


Mouty

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Comment faire quand on a une ANGINE  avec une extinction de voix pour se faire entendre d’un public peu attentif ? C’est le problème que je devais résoudre ce matin-là en me rendant au lycée pour y enseigner le français à  des élèves qui allaient être heureux de mon handicap, pensant que « ça leur ferait des vacances ».

Avant de partir, je me bourrai de CACHETS pour essayer d’améliorer cet état mais ça ne pouvait pas être efficace instantanément et il faudrait bien assumer.

J’entrai donc en classe sans prononcer le bonjour traditionnel. Ils furent étonnés.

J’écrivis au tableau une phrase d’excuses et d’information de mon incapacité provisoire, suivie des consignes du devoir qu’il allait falloir fournir pour remédier à ces aléas.

Je demandai donc de rédiger un texte argumentatif puisque c’était le sujet étudié à cette période-là et ce fut bien sûr un tollé et un brouhaha car il ne faut  surtout pas leur

changer les habitudes à l’instar des petits vieux en maison de retraite.

Je levai la MAIN  pour demander le silence et la mise au travail et bon gré mal gré la concentration se fit pendant deux heures. Ouf ! La situation était sauvée mais j’aurai des copies à corriger à la maison. En attendant, cela me reposa et pas seulement la voix.

MIMI

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Je veux,  mais mon corps ne veut pas. Est-ce mon cerveau qui ne commande pas bien ou mon corps qui ne veut pas obéir ? Vous me direz que le résultat est le même. Et pourtant j’ai déjà fait beaucoup de progrès depuis que je suis arrivé ici, prêt à basculer dans un autre monde, meilleur dit-on. Un pantin inconscient et désarticulé a échoué dans un lit d’un service de réanimation. Comment concevoir que le danseur si doué et si prometteur que j’étais, réputé pour ses sauts, mais pour son malheur épris de moto, ne puisse même pas se redresser.

La dernière image qui me revient est celle d’un garçon plein d’énergie, enfourchant son engin, l’humeur particulièrement joyeuse après la réussite de ce difficile concours, un signe de la main aux amis, puis le démarrage et la vitesse, trop confiant, trop heureux. En un éclair, la vie entre parenthèses,  voiture,  choc, changement de trajectoire, vol plané, terreur,  chute brutale, trou noir, corps immobile.

Réveil douloureux, incrédule - la mort était si près -, la gorge percée d’une trachéotomie, obligé de respirer au rythme d’une machine ; tourné, retourné par des mains gantées, mais aussi tranquillisé, assisté nuit et jour par ces mêmes mains bienfaisantes et compatissantes. Je ne sors pas du lit, ne peux rien commander. Mon corps emprisonne ma volonté.

Puis arrive le temps où il faut bien le solliciter ce corps qui m’entoure comme une gangue et a tout oublié de ses fonctions antérieures. On m’installe dans un lève-malade- merveilleuse technique- qui va me hisser et me transporter du lit au fauteuil où je suis calé par des coussins aux formes savantes. «Retirez ces coussins, je ne vais pas tomber ! » Mais personne ne m’entend, aucun son ne sort de ma bouche ! Ma tête tombe sur ma poitrine.

Je me retrouve sur une table de rééducation, à plat ventre; je voudrais me retourner, impossible, décoincer mon bras, entreprise insurmontable, mon dos ne suit pas, ni mes jambes, ne ma tête, ni……rien.

Echec, échec, échec, puis un jour je lève un doigt, ma bouche laisse échapper un son, mon corps cède du terrain. La prison s’entrouvre ; Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir avant de me retrouver debout, entre les barres parallèles, avançant un pied devant l’autre.

Pourtant un jour, j’en suis sûr, je sortirai de prison!

Gill


* à Roland, Catherine et les autres.........pour leur courage

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jeudi, 13 octobre 2011

consigne:cadavre exquis

 

Consigne de Mouty: cadavre exquis


La consigne est constituée de 8 éléments inscrits sur une feuille blanche :

1 - Année (précise ou approximative) :

2 - Lieu et saison (Pays et endroit précis : intérieur de bâtiment, ou extérieur en ville ou dans la nature) :

3 - Deux personnages - Homme(s), Femme(s), Enfant(s) - et âge approximatif :

4 : Sujet de dialogue entre les deux personnages

5 - Un à trois animaux :

6 - Cinq objets :

7 - Arrivée d’un troisième personnage :

8 - Courte phrase à introduire dans le texte (à n’importe quel endroit du texte) :

 

Chacun inscrit un ou plusieurs mots ou une courte phrase dans l’espace laissé libre sous le N°1 en réponse aux indications données. Il replie ensuite le haut de la feuille pour occulter ce qu’il a écrit et passe la feuille à son voisin de droite qui répond au N° 2, replie, passe à son voisin et ainsi de suite jusqu’à épuisement des rubriques, puis dernière transmission au voisin de droite.

Chacun déplie la feuille qu’il a entre les mains et dispose de 30 minutes pour rédiger un texte libre en suivant les 7 premières consignes dans l’ordre donné et en y introduisant la phrase indiquée au N° 8. Donner un titre à ce texte.

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Consignes à suivre pour le texte ci-dessous :

 

1 :1650 / 2 : Dans l’Ain, dans une grange / 3 : Adèle, la cinquantaine, et Marcel, la soixantaine / 4 : Tu préfères manger chaud ou froid ? / 5 : il y a là un chat, un chien et un lapin / 6 : Une table, un oreiller, une bouteille, un livre, un cœur / 7 : un nain / 8 : « ça grinçait ».

 

                                      

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LE RETOUR DU FILs

 

1650 : l’année où tu vis le jour. Les gens de la cour n’en pouvaient plus de lécher les bottines de notre roi Louis. Sa puissance et sa gloire prenaient une ampleur démesurée. Et nous, misérables serfs, n’en pouvions plus de serrer la ceinture.

Tu naquis dans les montagnes du Jura, au bord de l’Ain, dans une grange, après un dur périple au travers des pentes neigeuses. D’autres que nous avaient connu un même cheminement Mille six cent cinquante ans auparavant, dans un autre pays. Pour eux, la galère, c’était la chaleur.

Adèle, la cinquantaine, emmitouflée dans sa pèlerine, écoute Marcel conter à leur fils les débuts de sa destinée. Marcel vient de fêter ses soixante ans. Assis sur le petit banc du cantou, le visage rougi par les flammes, il se remémore souvent la vie et les évènements d’antan. Adèle et Marcel ont chacun un vieux livre délabré, ouvert sur les genoux. Ils le feuillètent tous les jours entre deux sommes. Ils avaient appris à lire en catimini avec les enfants du seigneur et maître qui n’aurait pas vu d’un bon œil cette incursion de la valetaille dans la culture réservée aux grands de ce monde. Leur façon de s’exprimer aurait pu l’alerter, mais, ayant reçu l’ordre de travailler en se taisant, ils se contentaient de répondre « oui, mon maître, ou non, mon maître ».

La lecture les avait éclairés, fait voyager, découvrir le monde et les mœurs, grâce aux livres échangés à quelques colporteurs contre une poule ou un lapin. Ils avaient à leur tour appris à lire à leur enfant, en cachette bien sûr, pour n’éveiller ni les soupçons, ni les jalousies. Le petit garçon s’était éveillé à son environnement, puis sa curiosité s’était étendue aux contrées lointaines qu’il avait par la suite parcourues sans plus donner signe de vie.

Le voici revenu au bercail, conteur d’histoires, heureux de revoir ses vieux parents, avide de connaître ses origines.

Tu préfères manger chaud ou froid ? lui demande Adèle en se levant péniblement. Le chat ouvre un œil et pousse un miaulement d’impatience, Le chien s’étire, se décoinçant d’un engourdissement douloureux. Au fond de la pièce, un lapin tape du pied dans sa cage.

Marcel réajuste l’oreiller derrière sa tête et lève ses yeux vers la table où s’affaire Adèle. La bouteille de vin, à moitié vide, semble lui faire signe. Il pose son livre, le cœur battant. Ce livre conte la légende d’un nain, perdu dans la forêt.

Le vent s’est levé, et la froidure du dehors commence à pénétrer dans la maison. Adèle barricade la porte avec force. Ça grinçait, dit-elle, il faudra penser à y mettre une barre de plus.

Marcel s’assoit au bout de la table, rejoint de chaque côté par Adèle et le fils prodige. Il en a, lui aussi, des histoires à conter. Pour l’instant, la soupe au chou et au lard sent trop bon. Un silence recueilli suit le bénédicité traditionnel.

 

Mouty

 

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Consignes à suivre pour ce texte

 

Année 2222 - A Minerve,  en juillet dans la ville fortifiée -   Femme 31 ans enfant  1 jour -
l'obéissance  (désobéissance) de leur chien -  Un chat et un bœuf -  Une trottinette 1 cafetière

1 chapeau  1tabatière  1 orange - Blanche neige -  que comptez vous faire pour améliorer la situation

 

 

 

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 L'An 2222  à Minerve , juillet

 
je pense  à ce village planté tout en haut de ces rochers si difficile d'accès, ancien  village fortifié, je le vois aujourd'hui, je l'imagine dans deux cent dix, deux cent quinze ans, comment par exemple une femme dans les trente ans ,(nous faisons aujourd'hui notre premier enfant vers cet âge là )  donnera naissance à un  premier bébé en 2222  ?


Je me transporte dans ce siècle futuriste, je la vois la future maman elle n'obéira pas aux critères d'une délivrance préparée dans les règles d'aujourd’hui; elle sera rebelle et ? voudra l'exception pour son premier nouveau né ; la voici en 2011 la  Baba Cool donnant une tape gentille à son chien , une caresse au chat ,  vêtue d'une jupe longue un chapeau sur la tête en ondulant elle se dirige vers la cafetière expresso, je ne vais  surement pas commencer à diminuer mon café pour autant, sur le guéridon on aperçoit une tabatière ouverte, elle la néglige et choisit une orange, elle se demande si pour se faire remarquer elle n'utiliserait pas le char à bœuf pour  animer le village de commentaires juteux , la trottinette est exclue dans son état, quoi que ? La provocation l'amuse ; elle s'en délecte, mais oui !!!!!! Pourquoi ne pas se déguiser en blanche neige  affublée de sept  anges portant chacun le costume et le nom d'un des sept nains et elle croquant la pomme, quelle franche rigolade !!!!! (Entre nous la pomme elle l'a croquée il y a belle lurette et  celle -ci ne l'a pas du tout endormie)


Redevenons sérieux, le moment venu il faudra bien se décider et ?  En 2222  que comptons-nous faire pour améliorer la situation ?
les choses ont changé, tout est allé très vite, les technologies nouvelles  nous permettent de profiter de tas de choses si rapides comme:  les navettes qui sillonnent le ciel, les avions supersoniques, les trains à grande vitesse, la future maman partira  casquée, habillée de combinaison de  maille, en avion aérodynamique quelle dirigera  peut-être elle même ou alors :  escortée de soignants qui commenceront la préparation pendant le voyage , en deux temps trois mouvements l'enfant sera là et poussera son premier cri, pas d'angoisses  comme nos grand’mères autrefois, plus de souffrances longues et exténuantes où l'on préparait l'accouchement sans douleurs  avec  la respiration, le halètement du chien vous connaissez ? Quelle chanceuse cette maman du futur.


 vivement 2220 !!!!!  Mais......serais-je sur cette planète terre ?  Bien évidement, changée en extra terrestre  dirigeant les opérations.
 
Rina.

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Consignes à suivre pour ce texte

1/ 1963-2/ dernier étage de la Tour Eiffel, en hiver-3/ femme 30 ans, enfant7ans-4/ Discussion sur le paysage qu’ils voient-5/ chien, agneau, oiseau-6/ portefeuille, bague, téléphone portable, montre, ticket de métro-7/ un astronaute-8/ je ne vais pas bien du tout.

 

 

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 Du haut de la Tour

Ils sont là, immobiles, l’enfant blotti contre sa mère mais les yeux grands ouverts, contemplant tout Paris à leurs pieds et restant un instant sans voix devant ce qu’ils considèrent comme une vue magnifique.

Nous somme en 1963,  Noël est tout juste passé et l’année touche à sa fin. Profitant de ce beau jour d’hiver débutant, froid et sec, Fabienne, la trentaine, a emmené son fils Thierry, 7 ans, mais bientôt 8 comme il aime le préciser, au dernier étage de la Tour Eiffel. Il a déjà visité la Tour, mais c’est la première fois qu’il monte tout en haut, et il est émerveillé par ce spectacle vu du ciel, dans une douce lumière, légèrement voilée. Ils sont bien emmitouflés dans leurs manteaux douillets, mais ce jour là, il y a peu de vent et le froid de l’altitude est tout à fait supportable.

Thierry observe sa mère qui regarde loin devant elle, les yeux dans le vague ; c’ est une vraie parisienne, amoureuse de son Paris natal qu’elle ne quitterait pour rien au monde et où elle mourra probablement, à moins que…. Elle a communiqué à son fils cette passion pour ce qui n’est, après tout, qu’un minuscule point dans le monde, mais  son port d’attache à elle et à lui aussi maintenant. Ses yeux s’abaissent alors vers Thierry : « Mais je ne vais pas bien du tout ! Je t’ai amené ici pour te raconter Paris et je rêve toute éveillée en oubliant mon trésor » Et elle se met à lui nommer tous les monuments alentours, assortissant cette énumération de commentaires historiques ; Fabienne est férue d’Histoire et elle a toujours une réponse à apporter aux questions du garçonnet. « Regarde la Seine qui serpente, on dirait un ruban argenté ; laisse tes yeux la traverser et tu es dans les jardins du Trocadéro avec au fond, la Palais de Chaillot. De l’autre côté, tu auras le magnifique Parc du Champ de Mars. Là, le Grand Palais, là, les Invalides et partout la multitude des toits de Paris que j’adore regarder. Tu vois, on essaie d’aller dans l’espace alors qu’il y a tant à découvrir ici. Thierry écoute sa mère raconter avec passion quand le mot espace retient son attention ; alors il s’attend presque à voir surgir dans la clarté du ciel, un cosmonaute dans sa fusée ressemblant à Youri Gagarine qui a fait un tout de Terre il n’y a pas si longtemps. Il serre alors encore plus fort un des livres reçu à Noël, « De la Terre à la Lune », qu’il a tenu à emporter pour lire dans le métro. Quand il était petit, il se contentait de livres d’images plein d’animaux : chiens, agneaux, oiseaux, mais  depuis qu’il est grand et sait lire, il sent qu’il va dévorer tout ce qui passera devant ses yeux et l’emmènera dans des aventures imaginaires.

Mais les jours sont courts en hiver et il faut songer à redescendre. Fabienne retire son gant pour regarder dans son portefeuille s’il lui reste des tickets de métro, elle remet sa bague à l’ endroit et consulte sa montre. Ils sont un peu en retard pour passer chez Monette, sa sœur, comme c’était prévu. Elle se dit en soupirant : « Pourquoi n’existe-t-il pas de téléphones qu’on pourrait utiliser même dehors, portables en somme! Allez assez d’extrapolations, Monette attendra, c’est tout. »

Gill

 

 

 


 

 

 

mercredi, 12 octobre 2011

"plaisir d'écrire" a un an

L'association fête sa première année d'existence et a déjà donné beaucoup de plaisir à ses adhérent(e)s. Nous lui souhaitons  Bon Anniversaire et Bon Vent. Que cette nouvelle saison nous fasse découvrir d'autres univers, à travers l'écriture, à partager en toute convivialité.

 

"merci"

 à toutes celles et à tous ceux, qui, en acceptant de nous confier leurs textes, ont contibué à faire connaître notre association à travers ce blog.

 

 

           MIMI                                                                          SYLVAINE

                                                                      ANNIE L.

                                      PIERRE

                                                                                                   MOUTY

                                                   EL Pé

                                                                           CHRISTINE

                                   GILL

                                                                                              GISELLE

                                          TANTELY

                                                                 ROSELYNE

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Pour cet anniversaire, il est proposé de faire un acrostiche avec le mot ANNIVERSAIRE. Chacune des lettres placées verticalement est le début d’un mot ou d’une phrase qui ne doit pas dépasser la longueur de la ligne. Thème : Anniversaire.

 

1 an.jpg

 

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Ah ! Les anniversaires d’antan !

Noël,

Nouvel An,

Il fallait faire la fête !

Veillées au coin du feu,

Ensemble, en famille.

Rien de tel qu’une garbure fumante

Sentant bon le chou et le confit d’oie.

Anniversaires joyeux dans leur simplicité.

Inouïes les histoires de chasse ou de pêche

Ravivant les regards braqués sur les souvenirs.

Encore un peu de mémoire brodée.

 

Mouty

 

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Avenue bordée d'arbustes fleuris arrangés travaillés ou fouillis
Nos yeux ont le choix de se porter ici ou là c'est si reposant si rafraîchissant
Nous pouvons rêver en nous  promenant dans ces coins d'exception qui nous attirent tant
Idées de poésies qui envahissent notre tête et se placent devant nos yeux  
Vite engrangeons les mots  dans les cases de notre cerveau
Et ressortons - les pour en faire des phrases avec ou sans  rimes
Rions de voir les parents oiseaux  donner la becquée aux oisillons
Si fragiles dans leur petits nids mal cachés au milieu des  haies
Alors que les chats à l'affut sur la plus haute branche
Iront  dans un ballet magistral en s'élançant
Rapides comme un éclair
Essayer d'en déloger au moins un pour faire leur  festin .  
 
Rina

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 http://www.toutimages.com/    

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Ah qu’ils étaient joyeux

Nos anniversaires d’enfants.

Nos gâteaux garnis de bougies colorées

Illuminaient nos visages éblouis

Vers qui se tournaient tous les regards.

Ephémères bougies,

Reliques précieuses de nos jeunes années

Sauvées tendrement de l’oubli

Amoureusement conservées

Irremplaçables témoins de nos joies,

Retrouvées dans la boîte à secrets

Entourées d’un ruban argenté.

 

Gill