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mardi, 20 septembre 2011

bienvenue aux nouveaux le 19 09 11

 

 

Pour l’atelier de baptême des trois nouveaux adhérents présents à notre atelier du jour, Mouty a proposé une consigne que vous pouvez vous amuser à suivre chez vous.

 

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1-Relevez plusieurs phrases dans une œuvre de votre choix (pour cet atelier, Mouty avait choisi des extraits de « la fiancée des corbeaux » de René Frégni).

2-Choisissez-en 6 et écrivez-les sur une feuille blanche en laissant au dessus et au dessous de chacune un espace suffisant pour pouvoir écrire une ou deux phrases courtes.

3-Immédiatement au dessous de chacune, écrivez 1ou 2 phrases découlant de celle de l’auteur.

4-Effacez  les 6 citations choisies de l’auteur et ne gardez que les vôtres.

5-Dans l’espace laissé libre au dessus de chacune de ces dernières, écrivez 1 ou 2 phrases courtes en rapport avec la phrase écrite précédemment.

 

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Il vous reste alors 12 créations que vous allez utiliser, dans l’ordre ou le désordre,  pour écrire un texte dont le thème sera : « c’est la rentrée » ou  « c’était les vacances » en y introduisant les 6 mots ou groupe de mots suivants : fontaine, chapeau de paille, perdre haleine, tableau, risquer, hésiter.

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http://www.photo-libre.fr

 

 

 

C'était les vacances, c'était l’été, la chaleur, le soleil,  l'air était léger, une impression de liberté m'avait gagné je me promenais le long de la rivière qui serpente et se faufile faisant entendre son glouglou chantant, j'avais mis mon beau chapeau de paille sur la tête, quitté mon quartier,  mes voisins d'en face, la fontaine de la place ; tranquillement sans hésiter j'ai pris le chemin qui me menait vers la paix.
J’ai vite oublié la vision de l'homme pressé, impatient, qui veut sans attendre faire courir les autres à en perdre haleine pour le suivre.
tout était sorti de mon esprit ; je respirais , je ne voyais que la beauté qui m'entourait , la rivière qui m'apaisait ; la vigne dont les feuilles commençaient à roussir , le soleil jouant à cache avec les feuilles argentées des peupliers ,la  grande paix tant désirée  m'envahissait je me surprenais timidement  à faire quelques essais de vocalises , plus de pensées négatives , plus de questions sur ce qui a été raté  ce qui doit venir,  je vivais le présent bienfaisant .
Ha si !!! Me revient en mémoire le visage apparu si brièvement de la vieille dame, qui semblait regarder au loin un point fixe, il m'avait tant touché par sa pureté ce visage,  je le revois bien vivant il s'imprime devant mes yeux il est intégré au paysage  qui m'entoure ; est-ce un message qu'elle à voulu me faire passer ? M’invite-t-elle à rêver, à regarder les choses en prenant le temps de vivre simplement !!!!  Sans essayer de toujours se concentrer en gardant présent à l'esprit ce que l'on fait ? Ne pas culpabiliser, même si ça ne se passe pas toujours aussi bien qu'on croyait. Vite !!! Que revienne une autre journée de promenade aussi agréable
 Vive les vacances, vive, l'été, vive le rêve !!!!!!,
 
Rina 

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Horreur ! Mon réveil sonne, mais quand même pas à l’heure où les noctambules vont rejoindre leur lit,  juste avant le lever des courageux travailleurs. Non, il sonne à une heure raisonnable, en ce jour de reprise du travail, où mon premier regard va aller au tableau d’affichage des gardes du mois ; il ne faut pas risquer d’en oublier une.

Aujourd’hui, je ne sentirai pas l’immeuble commencer à s’éveiller,  je n’entendrai pas la voisine du 5 ème qui chante en préparant son repas et ne verrai pas travailler le tailleur du 4 ème qui termine le costume du voisin du 1er. Je serai à l’hôpital en plein travail.

Je n’aurai pas le temps de rêver aux merveilleuses vacances qui viennent de s’écouler, à la fontaine où l’eau était si claire, au chapeau de paille sur mes cheveux et à nos courses à perdre haleine dans les prés verdoyants.

J’ai gardé autour du cou ce cadeau qu’il m’a offert. Au début, scrutant son regard rieur, j’avais pensé à ce délicat parfum dont nous avions tant parlé, et puis après, je m’étais dit, connaissant son esprit farceur, qu’il m’offrirait certainement une bêtise,  pour rire de ma mine déconfite, suivie bien sûr d’un vrai cadeau. Mais au fait, qu’est-ce qu’un vrai cadeau ? Ce dont on a envie ou simplement le fait de recevoir quelque chose, de sentir que quelqu’un pense à vous. Moi, j’ai eu les deux, la pensée et le cadeau avec un grand « C », celui qu’on garde toute sa vie.

Maintenant, il est reparti au bout du monde. Je vais recommencer à adorer le lundi le mercredi et le vendredi,  jours où il téléphone ; les autres jours ont moins d’intérêt,  je n’entends pas sa voix. Je vais recommencer à culpabiliser d’être là, sans ressort, à attendre, l’oreille tendue, alors qu’il y a tant à faire. Il ya aura quand même les courriels qui me le rendront un peu présent. Heureusement,  il a un ordinateur portable greffé aux deux mains, si j’ose dire ; et je le comprends, quel outil merveilleux pour rapprocher ceux qui sont si éloignés l’un de l’autre ; Il n’y a pas à hésiter quand on voyage.

Tiens, voilà de nouveau le petit bruit familier qui semble venir du placard de la chambre. Il me plaît de penser que le fantôme des lieux vient y faire un tour pour me souhaiter la bienvenue à ce retour de vacances et bon courage en ce jour de rentrée.

GILL

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Pas le temps, c’est la rentrée !


Une tranche de vie. C’est long et c’est court, mais ça passe…

Mon travail en champignonnière : j’en ai eu pour quinze ans de galère. L’eau dégoulinait des murs comme une fontaine, calcifiant les parois et créant des stalactites ici et là.

J’avais hésité avant d’accepter ce boulot de merde, puis je m’étais risquée, ne trouvant rien d’autre.

J’ai passé ces quinze années complètement transie, les articulations rendues douloureuses puis bloquées par cette ambiance de cave sordide. J’étais transpercée. Une source glacée coulait à l’intérieur de mon corps. La rouille m’envahissait, transformant mes os en bois fragile. J’étais prête à casser. Non, j’étais carrément brisée.

Lors d’un moment de répit, un visage étonnant a surgi du fond de la cave, à demi caché par une capuche de serge grise. Des yeux étincelants, un rayon lumineux dans la pénombre. Etait-ce un malicieux lutin ou un sorcier maléfique ?

Peur. Peur de tout et de rien. De l’inconnu qui peut virer au cauchemar.

C’était mon dernier jour de travail.

Je suis rentrée à la maison, fourbue, et me suis affalée sur un siège devant la cheminée. Le bonheur retrouvé ? Difficilement tangible. Pas tout à fait la forme. Ni vraiment le goût.

Mon regard faisait inconsciemment le tour de la pièce, s’attardant sur le tableau grisâtre de la fenêtre, sur le chapeau de paille, pendu au mur, ramené de mes dernières vacances, plutôt lointaines.

Puis, j’ai écrit des cartes à toute la famille et aux amis, espérant recevoir, en contrepartie à mes quelques mots de vœux, des réponses un peu plus substantielles.

Enveloppée dans mon vieux poncho, je suis sortie, sans but, courant à perdre haleine. J’errai au bord du lac. J’y suis entrée lentement. L’eau était glacée. Tiendrais-je longtemps ?

Je m’éveillais d’un bond, sous la morsure d’une étincelle jaillie du foyer.

Je connaissais déjà les réponses par SMS à ma flopée de cartes de vœux : « pas le temps d’écrire, c’est la rentrée ».

 

Mouty

 

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                                                                        à suivre......................

 

 

 


 

 

 

 

 

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