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samedi, 30 avril 2011

transports en commun 2ème consigne

 

2/  - lisez les phrases ci-dessous

« Pendant toute la nuit, nous fûmes fort occupés à arrimer chaque chose à sa place. » (L’île au trésor : H.G.STEVENSON)

« Il parlait aussi peu que possible, et semblait d’ autant plus mystérieux qu’il était silencieux. »(Le tour du monde en quatre-vingts jours : J.VERNE)

« L’ancre fut aussitôt ramenée au bossoir, puis on hissa la trinquette et le foc. » (Le phare du bout du monde : J.VERNE)

« Le vent du large avait achevé de balayer les brumes, c’était le clair matin d’un beau jour. »(La bête humaine : E.ZOLA)

« Il s’élance maintenant vers l’avenir, confiant, certain d’être compris. » (Le drame éthiopien : H. de MONFREID)

« Le voyage fut long et je ne m’attarderai pas à en conter le détail. » (Sous le masque Mau-Mau : H. de  MONFREID)

« Un regard par le hublot sur le terrain qui diminue à vue d’œil. » (Le cheval de vent : P.SEGAL)

« Les collines, sous l’avion, creusaient déjà leur sillage, dans l’or du soir. » (Vol de nuit : A. de SAINT-

EXUPERY)

       - Choisissez deux de ces phrases

       - Racontez une histoire  dont le décor sera en partie ou en totalité, un aéroport, une gare ou un port, qui débutera par l’une de ces phrases et se terminera par l’autre : 25 minutes

 

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Le choix d' ElPé

 

bâteau de plaisance.jpg

 

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Pendant toute la nuit, nous fûmes fort occupés à arrimer chaque chose à sa place.

Et ce ne fut pas une petite affaire ; on aurait dit que chaque chose justement, sur ce maudit raffiot, prenait un malin plaisir à se désamarrer dès que nous avions tourné les yeux. Je dis « maudit raffiot »exprès, pour faire enrager Pablo. Pablo, c’est mon mari depuis…Ouh !…Je préfère ne pas compter. Quand on aime on ne compte pas. Et il m’a fallu l’aimer, ce satané bonhomme, pour que notre mariage survive aux croisières, non, aux cauchemars que Pablo m’oblige d’entreprendre avec lui chaque année. Sur notre…notre ? Qu’est-ce que je raconte ?

Sur SON voilier. Un fameux deux mats fin comme un oiseau et baptisé de ce fait « goéland ». Parce que blanc.

       Je le hais ce bateau.. Il me le rend bien et s’ingénie donc, dès la sortie du port (de n’importe quel port) de s’agiter comme un malade de droite à gauche. Pardon, de tribord à bâbord et ce, vous allez rire, quelque soit l’état de la mer. Même par calme plat.

        Pendant des années, j’ai souffert du mal de mer. Plus maintenant, a affirmé mon psychanalyste. Quoique.

         Bref, tout ça pour dire que la tempête a soufflé et sévi durant toute la nuit. Ce qui n’est déjà pas drôle. Mais le pire reste à venir : en effet, nous voguions cette nuit là au beau milieu du Triangle des Bermudes, encore une idée de Pablo. Dieu qu’il m’énervait, alors que je claquais des dents de froid et de peur, avec ses airs impassibles de « ô Capitaine mon Capitaine », magnifiquement dédaigneux  de l’attaque imminente de monstres horribles. Des extra-terrestres carnivores, par exemple.

         En un mot comme en cent, la nuit fut proprement effroyable et plus d’une fois, je me suis jurée d’entamer une procédure de divorce dès que l’on aurait mis pied à terre…si tant est que l’on y parvienne…

         Et soudain tout a changé Le vent est tombé et la brume  a envahi l’océan, apportant avec elle un délicieux parfum de frangipanier. Hourrah !!La terre était proche ! Sauvés ! Nous étions sauvés ! Pablo était décidément un héros, d’ailleurs, je n’en avais jamais douté. Et puis, comme pour participer à l’allégresse générale, une légère brise de sud est s’est levée, dévoilant à mes yeux reconnaissants le port de Miami encore endormi.

         Le vent du large avait achevé de dissiper les brumes, c’était le clair matin d’un beau jour.

                   

                                                                       El Pé

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le choix de Mouty

 

bateau au port.jpg

 

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VOYAGE SURPRISE

Pendant toute la nuit, nous fûmes fort occupés à arrimer chaque chose à sa place.

D’abord les caissons les plus lourds et les plus encombrants. Chacun fut mesuré, hissé, intercalé au centimètre près, et calé avec soin.

Puis, les caisses. Fabriquées artisanalement par chaque passager, il n’y en avait pas deux qui affichaient la même dimension, en longueur, en largeur, ou en hauteur. On en constitua le puzzle sur le quai après maints essais. Les caisses furent alors numérotées, hissées à leur tour, puis installées sur le premier niveau de marchandises mis en place. Et solidement arrimées, bien sûr.

Par-dessus on installa le tout-venant qui restait sur le quai : valises, baluchons, sacs à dos, sacs à provisions, chaise roulante, vélo, trottinette. Un gros filet fut jeté sur ce méli-mélo de bagages avant d’être fixé par des cordages à coup de suées, et tout fut paré.

Sur ce, arriva le capitaine. Il était en quête du caisson dans lequel étaient emmagasinées toutes ses affaires. En particulier sa mallette de dossiers confidentiels où se trouvait l’enveloppe concernant la destination et tous les détails de l’itinéraire. C’était un voyage-surprise.

Et, justement, le fameux caisson, il l’aperçut là, sous la trottinette, entre deux caisses, tout à fait dessous…

Le vent du large avait achevé de balayer les brumes, c’était le clair matin d’un beau jour.

 

Mouty

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le choix de Gill

 

voilier.jpg

 

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L’ancre fut aussitôt ramenée au bossoir, puis on hissa la trinquette et le foc. Il aurait pu parler comme cela, celui que je m’apprêtais à rejoindre ; il était marin, c’est vrai, mais pas un marin de la Marine à voile et ce langage  n’avait plus court depuis bien longtemps. Lui, c’était un marin à pompon rouge et à col bleu et le navire où il évoluait avait cette couleur gris métal, indéfinissable des bâtiments de notre Flotte Nationale. Et ce navire avait beau être mouillé dans les eaux bleues du lagon de Mururoa, il n’en était pas moins gris.

Dans cet aéroport d’Orly, qui à cette époque était un lieu de promenade où l’on pouvait voir décoller les avions, les suivre du regard, et rêver des merveilleuses destinations lointaines où leurs ailes allaient les emmener, dans cet aéroport, dis-je, je m’apprêtais à quitter ceux avec qui j’avais toujours vécu, mes parents bien-aimés. Pour quelle raison ? Pour rejoindre au bout du monde le garçon que je venais d’épouser, presque un étranger, puisque je ne l’avais vu qu’une dizaine de fois avant notre mariage, au hasard de ses rares permissions. Mais que voulez-vous, un coup de foudre, c’est un coup de foudre ! Nous avions toute la vie pour nous connaître. J’avais l’insouciance et les certitudes de la jeunesse.

Mais pour le moment, dans cet aéroport ressemblant à une fourmilière où se croisaient des visages plus ou moins basanés et des costumes stricts ou chamarrés, je sentais que derrière le sourire et la bienveillance de mes parents se cachait une tristesse infinie, celle de voir partir si loin leur troisième et dernière fille. Moi j’étais tiraillée entre deux sentiments : la joie de partir retrouver l’être aimé et le chagrin de devoir quitter ces parents tout aussi aimés. Je découvrais  ce déchirement, en fait j’apprenais tout simplement la vie.

Après les avoir serré dans mes bras, me voilà au seuil de  la salle d’embarquement, mon regard rivé aux leurs. Formalités de police, montée dans l’avion, préparation à 22 heures de voyage, joie, peine, yeux embués, moteurs ronflants, décollage, vitesse de croisière.

Puis la nuit tombe, je me prépare à m’assoupir. Je ne sais pas exactement ce que nous survolons, mais je me mets à penser que les collines, sous l’avion, creusaient déjà leur sillage, dans l’or du soir.

Gill

 

 

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le choix de MIMI

bateau de croisière.jpg

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« Le vent du large avait achevé de balayer les brumes, c’était le clair matin d’un beau jour »Au départ du port, j’avais remarqué ce jeune homme, debout à l’avant du bateau, seul, perdu dans ses pensées. Il semblait triste, il venait certainement de quitter un ou des êtres chers et se retrouvait face à sa solitude, à lui-même, à son avenir incertain dans un monde inconnu de lui où il aurait tout à apprendre depuis la langue jusqu’aux mœurs des habitants peut-être hostiles à sa race, à sa couleur de peau. Il allait être un étranger lui qui avait toujours vécu protégé par le cocon familial. Il allait devoir faire sa place parmi les hommes.

« Le voyage fut long et je ne m’attarderai pas à en conter le détail »

Je le revis de temps en temps  au cours du long périple vers l’autre bout du monde. Il avait fait des connaissances, lié des relations avec d’autres passagers et avec le personnel navigant. Il prit peu à peu de l’assurance. Il rencontra même le capitaine qui sut reconnaître en lui un être exceptionnel aux potentialités pleines d’avenir, qui le prit en amitié et lui confia des responsabilités. Il noua même une idylle avec une jeune fille de bonne famille où il fut accueilli à bras ouverts. Et, à notre arrivée, c’était un tout autre homme.

« Il s’élance maintenant vers l’avenir, confiant, certain d’être compris »

 

MIMI

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le choix de Sylvaine

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Le voyage fut long et je ne m’attarderai pas à en conter les détails, la journée avait été bien remplie, nous étions fatigués certes, mais heureux de tous ces nombreux moments passés à Toulouse. Ce samedi nous reprenions le chemin du retour. Le T.G.V. entre en gare. Les fumeurs comme d’habitude sont les premiers à descendre du train. Je la remarque, elle faitde même. Jeune, grande et mince, blonde, elle fume, en retrait.

Mais c’est un ensemble dans tout son comportement qui attire mon attention. Le sentiment qu’elle ignore volontairement son entourage.

Nous montons à notre tour, et cherchons nos réservations. La mienne est occupée par des livres et une veste, j’avais celle côté fenêtre. J’ai à ce moment même l’intuition que cette jeune personne vue sur le quai a pris ma place. Je m’installe sur le siège voisin, elle arrive, s’excuse pour passer et s’assied la tête tournée vers le paysage qui défile : elle s’isole.Dans ce laps de temps, ce court face à face j’ai pu constater de grands dommages sur son visage, des traces de brulures peut-être ou l’empreinte d’un grave accident. Mais par contre, beaucoup de douceur dans le regard et dans les quelques mots de politesse échangés.

Les yeux de nos voisins de compartiment manifestent de la curiosité, leur attitude est biendéplacée. Son téléphone sonne, elle répond brièvement d’une voix agréable et raccroche.

Je m’amuse à détailler les autres passagers :

            Les mordus, les écouteurs aux oreilles qui font profiter tout le monde d’une bruyantemusique.

            Ceux qui devant le passage du chariot de restauration rapide hésitent longuement surle choix des sandwichs.

            Les « je suis seul au monde » qui racontent leur vie au téléphone, enfin bref, tous les incorrects qui ne tiennent pas compte d’un mode de vie en société. Hélas !!

            Et les autres bien sur, les respectueux de tout et de tous. Il en reste encore.

L’arrivée en gare de Narbonne est annoncée, ma jeune voisine range ses livres, un titre me fait sourire : « Indignez-vous ». Elle s’excuse de nouveau, accepte l’aide de mon mari pour descendre sa valise, remercie et disparaît.

Contrairement à d’autres voyages, en présence d’autres personnes, je garde de cette journéele souvenir d’un être qui parlait aussi peu que possible et semblait d’autant plus mystérieux qu’il était silencieux.

Sylvaine

 

 

 

dimanche, 24 avril 2011

transports en commun 1ère consigne

 

1/ - en 2 minutes, trouvez des mots commençant par « IN »

     - rayez les mots communs

     - choisissez chacun un de vos mots pour établir une liste commune

     - choisissez un transport en commun : bateau, avion, TGV, métro, tramway, diligence…..etc.

     - donnez- lui la parole dans un texte  contenant les mots de la liste commune. Faîtes-lui   raconter sa vie, soit sur une journée en particulier, soit sur  plusieurs années:   25minutes

 

liste des mots à insérer dans le texte:

 

interdit

inoubliable

indélébile

inaudible

 

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Le transport en train de MIMI

 

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J’étais un petit train qui pendant un siècle (de 1872 à 1968) et bien sûr, surtout en été, a amené et ramené les vacanciers en goguette et en famille de Montpellier à Palavas. J’étais « le petit train de Palavas »le préféré du dessinateur humoristique Dubout qui m’a si bien illustré, qui a su exprimer ma joie de vivre bon enfant du midi, qui a fait ma célébrité indélébile dans le souvenir des autochtones et bien au-delà.

J’en ai promené, aux beaux jours, des familles entières de citadins chargés comme des mules pour la journée de tout l’attirail du parfait vacancier de l’époque depuis la chambre à air de voiture ou même de camion jusqu’à la mallette ou la musette de pique-nique garnie de bouteilles qu’ils mettaient au frais enfoncées dans le sable au bord de l’eau, en passant par les ballons, les boules de pétanque, les seaux, les épuisettes et les canotiers ! Et n’oublions surtout pas les maillots à rayures !

J’étais assailli dès mon arrêt à Montpellier, par des hordes d’enfants braillards, de parents angoissés et de grands parents décontractés (ou l’inverse), de couples d’un jour et d’amoureux pour toujours qui venaient se faire des souvenirs inoubliables à raconter plus tard aux petits enfants. Dans tout ce chahut même mes tchou-tchou étaient inaudibles. Rien n’était interdit : c’était la liberté totale pour tous.

Le trajet de 11,5km était très animé : ça courait, ça chantait, ça se chamaillait, ça mangeait, ça piaillait…Il fallait être bien constitué, de bonne trempe !

Et l’arrivée à Palavas, c’était quelque chose ! Chacun récupérait son matériel : « Attention de ne rien oublier ! », sa famille : « où est passée la mamette ? » « Va chercher Jules », « Je ne vois pas Louis ». Et tout ce beau monde s’égaillait vers la sortie avec l’intention de passer une excellente journée.

Et le soir, pour le retour, je voyais revenir mes ouailles, rouges de coups de soleil, pleines de sable, fatiguées d’avoir couru ou barboté toute la journée ou simplement d’avoir pris le bon air iodé, les adultes heureux d’avoir fait la sieste après le casse-croûte au poulet de la ferme ou l’omelette de Pâques aux asperges sauvages.

Et, avant la nuit, nous arrivions à la garette où tous me souhaitaient de me revoir le dimanche suivant.

 

MIMI

 

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LE TAXI ET LA DILIGENCE


-       -      Bonjour, dit l’automobile rutilante à sa voisine la diligence, dépoussiérée uniquement pour des sorties exceptionnelles.

-       Bonjour, répondit celle-ci d’un ton mitigé, étonnée qu’une parole lui soit enfin adressée après des mois de mise en sommeil.

Le taxi aux vitres teintées n’en revint pas d’obtenir une réponse qu’il n’attendait pas tellement.

Interdit de prime abord devant l’assurance tranquille de cette vieille dame, il risqua une question :

-       Etes-vous garée là depuis longtemps ? dit-il de façon presque inaudible.

Il essayait de s’adresser avec tact à cette aïeule vénérable.

-       Depuis des lustres, mon jeune ami, si vous permettez que je vous appelle ainsi, depuis des dizaines de lustres ! J’ai été délaissée bien avant que vous ne soyez né, voire imaginé…

-       Vous êtes alors la Belle au bois dormant Madame ?

-       Et vous peut-être le prince charmant…

-       Je n’en suis pas peu fier ! Sans doute me raconterez-vous un peu de votre vie d’avant votre mise au repos ?

-       Avec plaisir mon ami. J’ai vécu des moments inoubliables. Les voyages d’antan sont gravés dans ma mémoire de façon indélébile. Je ne pensais pas qu’ils en ressurgiraient de manière aussi inattendue.

-       J’aimerais, Belle Dame, pouvoir conter plus tard à une oreille attentive les frasques vécues aujourd’hui. Mais aurai-je une aussi belle longévité que vous ?

 

Mouty

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LE METRO DE GILL

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"photo  Copyleft jz - http://tofz.org"

 

 Moi,  le métro parisien de la ligne numéro 3, je suis né peu après 1900 mais j’ai connu beaucoup de changements. Savez-vous que j’ai été créé pour pouvoir relier les quartiers populaires de l’est de Paris aux quartiers résidentiels de l’Opéra, du 17ème arrondissement et aux quartiers d’affaires de la Bourse.

Mon tracé n’a pas été indélébile, loin de là, et ma ligne a été prolongée, puis coupée, puis retracée. A l’origine, je commençais au Père-Lachaise, lieu inoubliable où reposent tants de célébrités. Puis plus tard, j’ai été prolongée jusqu’à la Porte des Lilas, accès à la banlieue est par les bus : Bagnolet, Romainville.......A l’ouest, mon tracé s’est enfin terminé au Pont de Levallois.

Mes premières années ont été paisibles. Le flot de voyageurs besogneux ou studieux qui montait et descendait de mes rames, aux heures de pointe, était bon enfant, réservé, poli et bien élevé. Les élégantes clientes qui se rendaient aux grands magasins n’avaient pas à redouter d’incivilités. Personne ne se bousculait ou alors se disait « pardon ». Malheureusement, au fur et à mesure, la population est devenue beaucoup moins discrète et les cris des débauchés ont rendu peu à peu les conversations inaudibles. Les interdits sont passés de mode et les braver devenu fait commun ; personne ne s’en émeut plus ; cela fait partie de cette vie qui m’est  beaucoup moins agréable. Comme je regrette le temps où mes sièges et mon sol étaient d’une propreté parfaite. Mais que voulez-vous, c’était une autre époque.

Par contre, une chose me réjouit, c’est ce qu’est devenue la station « Porte des Lilas », car un peu de sa célébrité retombe sur moi. Et oui, on y apprend toujours la conduite des rames aux novices, mais elle sert aussi de décor au cinéma. C’est ainsi qu’elle est devenue la station « Abbesses »pour le film « Amélie Poulain ». Quelle notoriété ! Vous voyez, je suis sous terre mais quand même en lumière.

Gill

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le moyen de transport de Sylvaine

 

 

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http://www.cleomede.com/

 

Je suis un mode de transport particulier, vous ne me voyez jamais, pourtant je dirige chacun d’entre vous sur son chemin de vie. Nous ne faisons qu’un vous et moi, et nous sommes des millions à nous croiser, à nous rencontrer ou à vivre ensemble. Je vous surprends, vous voilà interdit devant mon affirmation mais je vous assure de ma présence là, tout près de vous, etcependant je reste éternellement inaudible.

Imaginez donc des chevaux commandés par un cocher à bord d’une calèche. En fait les chevaux sont vos émotions, le cocher votre mental, la calèche votre corps physique et à l’intérieur de l’habitacle un voyageur caché qui représente votre non-conscient.

Tout ce convoi est lié, indélébile, et du début à la fin vous voyagez tous de la même manière,avec des variantes différentes dans la façon de conduire.

J’essaie juste d’expliquer : lorsque vos émotions (les chevaux) ne rencontrent pas d’obstacles, votre chemin de vie est serein, dans le cas contraire, si l’obstacle est insurmontable, votre mental (le cocher) est perturbé, votre corps physique (la calèche) n’est plus en harmonie avec votre esprit, et le non-conscient (le voyageur caché) se fissure et se dégrade plus ou moins.

Au final un conseil, sachez braver les obstacles et les combattre, vous seul tenez les rênes devotre propre calèche. Avec ce mode de transport, faites donc de votre vie un beau voyage inoubliable.

Sylvaine

 

atelier "les transports en commun" du 18 avril 2011

Pour les 30 ans de la mise en service du premier TGV, l'atelier d'écriture du 18 avril 2011 a été consacré aux transports en commun de toute époque, anciens ou modernes.

 

trois consignes ont été données par Gill

 

 

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                                               http://www.gratisnette.com

 

 

 

 

 

 

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vendredi, 01 avril 2011

la journée de la Femme

 

   La journée de la femme a eu lieu au mois de mars, et pour la célébrer, lors  de

 

             l' atelier du 21 mars, El Pé nous a proposé cette consigne

 

     Faîtes le portrait d 'une femme qui a beaucoup compté pour vous  et, ou

 

                  considérablement influencé le cours de votre vie

 

femme PL.JPG

 

                                                           http://www.Photo-libre.fr/

 

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1 femme.jpg

 

Lisons Sylvaine

 

 

 

C’était une sœur du coté paternel et je ne sais ni pourquoi ni comment nos

attirances au fil des ans se sont consolidées.

Je connais par cœur les tristes périodes de sa vie. Un vécu de souffrance et

de misère.

Tout d’abord les guerres, et l’élu qui revient du Front avec une tuberculose

qui n’épargne aucun combattant.

Un plus tard malheureux dans un premier mariage décousu et la perte d’un

enfant tant désiré. Suivi d’un divorce très mal vu à l’époque.

Un second mariage, mais hélas l’être aimé souffrait de crises d’épilepsie.

Une nouvelle épreuve, des soins nombreux jusqu’au dernier moment.

Malgré tous ses fardeaux elle aimait la vie et par manque d’enfant, choyait

ses neveux et nièces. Son affection et son amour débordaient. Aussi grande

que généreuse elle avait apprit à se battre mais ne nous épargnait rien.

-          les mains propres avant et après les repas,

-          les coudes hors de table, le dos droit,

-          l’autorisation de prendre la parole …..

-          Et tant de recommandations que je ne peux oublier.

Je restais admirative devant son élégance, sa démarche alerte, son port de

tête «belle dame », son tempérament, et je la suivais en respirant le parfum

qu’elle portait et que je persiste moi aussi à utiliser depuis son départ.

Et nous avions la même passion, celle de soigner.

Elle était tante et confidente, l’oreille que l’on guette pour un conseil, la

parole qui rassure et la main qui câline au besoin.

Je lui rendais visite souvent à Paris et j’ai eu la chance qu’elle connaisse

mon mari et mes deux filles. Nous avons vécu de très grands moments de

bonheur. Son portrait trône depuis toujours sur la bibliothèque histoire de

partager encore avec elle notre vie.

Elle me manque c’est certain, Elle le sait j’en suis sûre.

 

                        Sylvaine

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1 femme et son chien.jpg

 

 

Lisons El Pé

 

« On ne naît pas femme, on le devient » disait Simone. Pas Signoret, non. Ni Weil, mais notre très chère Castor alias Beauvoir ; de pour les intimes. Elle a en effet considérablement influencé ma vie, mais elle n’est pas la seule. Combien de femmes, sciemment ou non ont marqué mon esprit et mon âme pour que je devienne femme. Une femme parmi d’autres mais cependant unique, grâce à elles.

Ma mère d’abord, comme de juste. Si belle avec ses yeux verts et sa tignasse rousse ; si gracieuse tandis qu’elle dansait… Quelle fierté de marcher près d’elle, ma main dans la sienne ! C’était un peu de sa gloire qui descendait sur moi ! Et je m’efforçais en retour de lui plaire. Sur ses genoux, j’apprenais à lire, à écrire, à compter. J’aurais tant voulu que cela ne s’arrêtât jamais. Hélas, on me mit à l’école. O rage, ô désespoir !! Mais on se fait à tout..

D’autant qu’à douze ans, j’eus la chance d’avoir comme professeur de français une ancienne maquisarde. Elle entreprit de nous entretenir de la Résistance en illustrant par son propre vécu «  la Rose et le Réséda » d’Aragon. ;

L’illumination !!Je me pris à rêver d’une vie héroïque. Je serai journaliste de guerre ou révolutionnaire ! En dévorant les biographies de Louise Michel , de Rosa Luxemburg, j’aspirais à donner ma vie pour une Cause, noble et juste cela va sans dire… Et puis, au détour d’un bouquin, je découvris Florence Nightingale et décidai, dans la foulée, que je serai infirmière, dans un dispensaire perdu aux confins de la civilisation. La Chine m’attirait beaucoup. Et encore aujourd’hui d’ailleurs.

Mais c’est Colette qui me donna dans l’ordre : le goût, l’envie, la passion d’écrire…Pourvu que l’Eternité existe, que je puisse la rencontrer !

Etre femme, ce n’est pas seulement cela, évidemment, mais ces modèles ont bel et bien forgé mon identité, comme l’on dit dans les milieux bien informés.

Toutefois, c’est à ma grand-mère que je dédie ces lignes, avec ma reconnaissance. C’est elle en effet qui, en toute simplicité, m’a appris ce qu’est la vraie tendresse et aussi à faire pousser les fleurs. C’est finalement le plus important.

 

                         El Pé

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Lisons Mouty


 

 

LA journée de la femme ! Tiens donc… Si je comprends bien, je n’ai qu’un jour pour penser à son influence sur le déroulement de ma destinée ! De toute façon, les autres jours, le comportement des hommes sature mon planning au point de n’y trouver une once de temps pour philosopher sur la place d’une femme dans la société. Pas même la mienne.

Voyons… Il y eut Blanche-Neige, mais vraiment trop bécasse. Il y eut Clochette, trop tête en l’air. Bien avant, Marie, peut-être pas si vierge qu’on veut bien le colporter. Pas si nunuche qu’on veut bien l’y faire passer, avec des yeux bleu clair sur un teint blafard.

Non, la femme, pour moi, fut incontestablement Jeanne d’Arc. La pucelle. Encore une ! Cette petite Jeanne, issue d’un trou de campagne dont personne n’avait encore entendu parler. Son idéal et son courage furent les fers de lance de l’exemple que je m’étais donné de suivre. Je ne raconterai pas son histoire, tout le monde la connaît. Quel que soit le décor dans lequel je me trouve, j’y vois en filigrane sa silhouette de cavalière altière portant haut l’étendard de la victoire, ne craignant ni les ennemis, ni les soi-disant amis, avançant pour bouter qui mal y pense.

 

                                    Mouty

 

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Lisons Gill

 

 

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L’ai-je connue ? Est-ce que je l’imagine ? Ou plutôt, elle représente à elle seule toutes les femmes qui m’ont entourée ou que j’ai croisées au hasard de la vie.

Je lui trouvais un charme fou, indéfinissable. Brune aux cheveux frisés, son physique oscillait entre Orient et Afrique du Nord, pourtant elle était bien française, « bien de chez nous », selon l’expression consacrée. Ses lointains ancêtres avaient sans doute beaucoup voyagé, mêlant leur sang à des sangs d’autres rives. Elle aurait d’ailleurs pu être blonde aux cheveux raides, ou rousse aux cheveux ondulés, ce qui caractérisait ce visage fin, c’était ses yeux remplis d’amour qui calmaient les douleurs, apaisaient les tensions ou redonnaient confiance ; mais on y lisait aussi une détermination sans faille et un force indestructible.

Adolescente, elle était révoltée contre la pauvreté, l’injustice, l’intolérance. C’est pour cela qu’elle avait choisi un métier au service des autres ; elle était enseignante mais elle aurait pu aussi bien être médecin, infirmière, éducatrice ou pompier. Elle avait besoin de responsabilités mais pas de reconnaissance. Mais tout cela ne lui suffisait pas, un métier seul, aussi enrichissant soit-il créant  une vie à moitié pleine ou à moitié vide. Elle pensait que l’amour pour un homme était l’essentiel, la part la plus importante de la vie, avec son prolongement, les enfants.

Elle a vécu harmonieusement, avec tout ce qui faisait sa vie. Elle a donné tout d’elle, infatigablement. C’était une femme parfaite. J’ai souvent essayé de lui ressembler dans tout ce qu’elle avait d’excellent. Et puis finalement, je me suis dit peut-être un peu tard que, ne pas chercher la perfection, avoir un brin de fantaisie, savoir se faire plaisir, garder du temps pour soi, c’était cela la clé du bonheur d’une femme.

 

                              Gill