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lundi, 28 février 2011

suite de "paysage" consigne pour le Printemps des Poètes

 

port photo libre.jpg

                                                        http://www.Photo-libre.fr/

 

Vous revenez pour mon plaisir.

Au plus loin de mes souvenirs

Je retrouve mes paysages.

Ceux de ma petite enfance,

Pieds-nus, les cheveux au vent,

Burinée par un soleil,

Qui m’obligeait à courber la tête.

Le goût du sel sur ma peau,

Et l’amour de ces pays chauds.

Entre mer et montagne je gambade.

Tantôt sur les falaises, les criques,

Où pousse une végétation typique,

Mais aussi à bord d’un rafiot,

Bon gré, mal gré, au fil de l’eau.

Pourtant le plus cher à mon cœur,

Reste le village de pêcheurs.

Les filets étendus à même le sol,

Sous les grands pins-parasol.

L’effervescence d’un monde coloré,

Au retour des barques surchargées.

Tant de détails son gravés,

Et j’en ai d’autres par milliers.

 

Au plus loin de mes souvenirs,

 

Sylvaine


samedi, 26 février 2011

suite de "paysage" consigne pour le Printemps des Poètes

PHTO0553.JPG 

Un dimanche matin d’Août à Lipari, île éolienne

La cloche de la petite église sur le versant en face

Appelle les ouailles au rendez-vous dominical.

Sur le pas de sa porte, dans le jardin, l’ancien hippy

A la barbe blanche gratte sa mandoline

Et nous régale de vieilles romances italiennes

« o sole moi »

En bas, la plage de Canneto s’étend au soleil

Comme une femme alanguie.

La mer scintille et les aliscafi la rayent de leur sillage.

Plus loin, c’est Vulcano qui fume en volutes blanches.

Et à l’horizon, ce trait bleu c’est la Sicile.

A nos pieds, le jardin tout sec attend la pluie depuis des mois

Et le grand citronnier nous tend ses gros fruits si juteux.

Les figuiers de barbarie le cernent et le gardent des chapardeurs.

Le parfum subtil des fleurs délicates des câpriers embaume l’air.

Nous sommes sur la terrasse à l’ombre de la bougainvillée

Qui mêle ses bractées violacées

Aux feuilles de la treille où mûrit le raisin.

Il fait chaud mais une légère brise caresse nos corps reposés.

Tout à l’heure nous mangerons les « totani »

Ces poulpes délicieux au goût spécial qu’on ne pêche qu’ici.

Nous les avons pris ce matin sur la barque de Stefano

Et Mafalda les prépare, l’odeur nous ouvre l’appétit.

En attendant nous savourons un limoncello.

Souvenir inoubliable d’un séjour au paradis.

MIMI

 

 

 

suite de "paysage" consigne pour le Printemps des Poètes

http://www.Photo-libre.fr/

écureuil.jpg

 

           L’ECUREUIL DU CARROUX

 

 

D’entre les deux rochers perchés, en équilibre,

Encadrés par les troncs très droits des grands hêtres immobiles

La cascade jaillit en un rideau liquide

Et tombe en grondant dans l’eau sombre du gouffre,

Ecumant la surface d’une frange mousseuse qui va s’atténuant dans le courant rapide.

Le soleil tombe en pluie sur ce miroir mouvant qui renvoie son reflet

En pétales éphémères

Sur l’herbe de la rive et les pierres moussues.

Je suis seul et savoure en gourmand que je suis cette douce quiétude,

Et ma torpeur se berce à la voix chaude et grave

De ce ruisseau  perdu coulant de nulle part.

Je suis seul…du moins je le croyais, car voici que,

Sans bruit un écureuil s’approche, s’étire

Tant qu’il peut sur la berge humide, avance sa frimousse les oreilles

Dressées, plante son doux regard dans mes yeux étonnés, et boit en

Rapides lampées sans peur ni inquiétude avant de repartir comme il

Était venu : sans un bruit, sautillant, ondulant et agile, et sans se retourner s’évanouit comme un rêve.

Va donc, fugace ami, cours vers ta destinée,

  Je retourne à la mienne, et

je garde de toi ce souvenir éphémère et plaisant, Dans ce cadre en berceau, rassurant, douillet,Enchanteur où fredonnent des basses dans le lit d’un ruisseau.

 

 

PIERRE

 

 

 

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                                  MURAT-sur-VEBRE

 

                     Devant un pré qui penche

                     Où paissent en silence

                     Des vaches en liberté

                     Bien être d’un vieux banc à la banquette usée.

 

                                                  PIERRE

 

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http://www.Photo-libre.fr/

 

 

écureuil,marins

 

 

 

 

Les vagues se fracassent à mes pieds,

Je suis là, pour la première fois,

Et pourtant, j’ai toujours été là,

Imperturbable, cette mer qui m’attendait,

Je ressens cette vie qui bat à mes pieds.

Les rochers brillent sous les larmes du ciel,

La mer avance et se retire, sans fin.

Son bruit assourdissant emplit ma tête,

Et les flots happent mes rêves.

Je suis là, et je hume cette odeur

Sauvage.

Au loin, le reste d’un phare lance

Ses bras ballants

Combien d’hommes l’ont atteint

Pour guider les autres.

Maintenant, il ne reste plus rien que la pierre mate et solide,

Qui s’élève tel un fantôme

Dans cette mer d’airain.

Oh Ouessant, La belle, La sauvage,

L’indomptée, tu me livres ta beauté,

Cruelle pour tous tes marins

Tes rochers qui se jettent en cascades

Tes lames acérées,

Qui trompent toute vigilance.

T’avoir vu une fois demande

A y retourner,

Pour enfouir ses pieds dans ta terre

Humide,

Pour noyer son regard dans ton immensité,

Pour écouter le bruit, unique,

De ce cœur qui bat pour l’éternité.

Cogne, Océan, contre mes tempes fragiles,

Cogne de toute ta force

Envoie-moi toutes ces images terribles

Que personne n’a oubliées.

Sombre destin et funeste demeure,

Pour tous ces marins, Ouessant reste

Cette île inaccessible,

Désormais dans mon cœur enfouie,

Pour l’éternité.

               Christine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

printemps des poètes (2) "paysage" consigne de Mouty

voici la  consigne de Mouty pour ce Printemps des Poètes 2011

Ecrire un poème, sous forme conventionnelle ou libre, sur le paysage: réel ou imaginaire, vécu ou actualité, souvenir ou réalité (30mn)


Bienvenue à vous, visiteurs,

Nous vous invitons à nous rejoindre et à nous envoyer vos textes

Prenez un stylo et laissez votre imagination le guider. Voyageons ensemble à travers nos différents univers.

 

Nous espérons vos envois.

 

mercredi, 23 février 2011

le printemps des poètes 2011

Le Printemps de Poètes

 

 

L’atelier d’écriture a consacré la journée du 21 février au thème retenu pour le Printemps des Poètes de l’année 2011

                                                  «  Infini paysage »

 

 Venez découvrir prochainement les consignes de Mouty et les textes sortis de l’imagination de nos participants.

 

 

printemps des poètes

mardi, 22 février 2011

les sentences

 

A partir de trois papillotes de bonbons contenant des sentences, en choisir une et la commenter ou écrire une histoire. (25 mn) 

 

 

« Il n’y a point de génie sans un grain de folie »    ARISTOTE 

 

 

bracelets.JPG

 



 

 Il a pris un morceau du métal jaune. Instinctivement il sait qu’il peut s’en faire une parure. Il sait ce qui le met en valeur, il aime les bracelets. Il trouve ce jaune très beau, pas comme un jaune bien brillant et bien poli comme l’or, mais un jaune un peu terne, comme un peu sali. Ses mains noires aux ongles sales tournent et retournent l’objet sans forme ; ses yeux le contemplent et l’imaginent déjà s’enroulant autour de son poignet, dansant au rythme de ses mouvements. Lui, c’est un Hameur d’Ethiopie. Dans cette tribu, la beauté et la coquetterie sont de mise ; les peintures de corps et de visage, les bijoux sont indispensables à la toilette. En vérité, il ne sait pas ce qu’est un bijou, il sait seulement qu’il peut donner à cette matière une forme nouvelle en la limant, chauffant, tordant, déformant. Et son esprit se met à vagabonder dans la forêt proche et il façonne la matière en imaginant un serpent rampant silencieusement sous les feuilles ou une liane se balançant mollement dans les airs ; Tous deux se mêlent dans sa tête et son instinct du beau va faire sortir de cette rêverie une pièce unique qu’il ne reproduira jamais à l’identique. Elle sera sortie de la pensée et du désir d’un moment

Quand le bracelet sera passé de la main noir à la main blanche d’un visiteur, quand il aura voyagé et traversé les océans et que tu le regarderas à ton poignet, tu te diras que c’est l’œuvre d’un génie inconnu et que ce qui en fait la beauté, c’est justement ce petit brin de folie qui a traversé l’esprit et guidé la main de l’artiste qui créait avec son rêve du moment, bien loin des normes à respecter.

Ce bracelet unique, venu de si loin et  reflétant la pensée de l’artiste, n’aura pas de prix.

Gill

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  « La plus perdue de toutes les journées est celle où l’on n’a pas ri » Nicolas de Chamfort



  RIRE



-      D’où viens-tu beau papillon

Aux ailes chamarrées de bulles ?

-      Du pays  des libellules

Où tout n’est que rire et chansons.

Un jour débordant de raison

Est vraiment une journée nulle.

Prends donc modèle sur ton Jules !

Me dit le joyeux papillon.

Quand il rit il est bien mignon…

Ne fais pas ta tête de mule

Qui te transforme en tarentule,

La mine triste est du poison.

Plaisante donc un peu Marion,

Et d’un grand rire majuscule

Donne-nous comme un bon pécule

Des pétales de rire à foison.

D’un coup d’ailes le papillon

Enfourcha un petit bidule

Genre d’OVNI bien ridicule

Et disparut à l’horizon.

  mouty

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 «  La rêverie est la vapeur de la pensée » Victor Hugo 

 

Le nom vapeur peut avoir deux sens très différents : la buée qui s’élève  au dessus de l’eau qui bout, elle est légère, inconsistante, elle flotte. Ou bien c’est une énergie qui peut propulser des machines énormes comme des trains et des bateaux.

Je pense que V. Hugo a choisi le mot juste  pour ses deux sens. La rêverie est irréelle mais elle peut aussi être un moteur formidable de la pensée car elle peut générer de grandes réalisations (en art, en architecture par exemple) ou de grandes inventions techniques .On peut se laisser flotter comme la buée, faire abstraction du monde réel, oublier le « ici et maintenant » pour mieux y revenir et créer du concret, du solide.

Mais V. Hugo a-t-il poussé son raisonnement  jusqu’à voir l’aspect négatif de la vapeur et de sa sentence ?...La rêverie peut –elle aussi être un volcan en ébullition qui produit des vapeurs délétères, mortelles et qui entraîne une force destructrice terrible ?      

                                           

                            MIMI

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 «  Parler beaucoup est une chose  Parler à bon escient en est une autre. »  Sophocle

                                         

Parler à bon escient

 

            Le discours du témoin de la mariée était une horreur. On avait soif, on crevait de chaud, ça n’en finissait pas. De plus, qu’a-t-il dit vraiment ? Personne ne se souvient d’un mot, d’une phrase et, ce qu’il y a de pire, qui aujourd’hui pourrait reformuler l’idée même de son texte ? Une horreur vous dis-je.

             Le sermon du curé était plus court, professionnel et émouvant. Lui aussi a parlé beaucoup mais juste ce qu’il fallait et il a su capter l’attention des uns et des autres.

              Les paroles du maire étaient plus conventionnelles, bien à propos. Un passage obligé, quoi, qui ne restera pas dans les mémoires.

               Le blabla de ma voisine de table était un flot incessant auquel je ne pouvais échapper. Elle aussi parlait beaucoup mais elle parlait d’elle, encore d’elle, toujours d’elle. Je fus obligée de me lever de table pour la fuir et aller danser. Quelle belle fuite et quel bon défouloir !

               C’est au moment du dessert que le père du marié a pris la parole. Il avait préparé une partie de son discours, mais, très vite a quitté les yeux de sa feuille et c’est son cœur qui a parlé.

 Les mots qu’il fallait dire à ce moment là à son fils et à sa jeune épouse, il les a prononcés. Il a pris son temps mais, quand il eut fini, chacun attendait qu’il continue, c’était presque devenu trop court.

             Il ne suffit pas de parler, encore faut-il toucher son auditoire.

             Le discours du papa, tout le monde s’en souviendra.

 

Roselyne

 

                                                           folie,rire,rêverie,mariée