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samedi, 26 février 2011

suite de "paysage" consigne pour le Printemps des Poètes

http://www.Photo-libre.fr/

écureuil.jpg

 

           L’ECUREUIL DU CARROUX

 

 

D’entre les deux rochers perchés, en équilibre,

Encadrés par les troncs très droits des grands hêtres immobiles

La cascade jaillit en un rideau liquide

Et tombe en grondant dans l’eau sombre du gouffre,

Ecumant la surface d’une frange mousseuse qui va s’atténuant dans le courant rapide.

Le soleil tombe en pluie sur ce miroir mouvant qui renvoie son reflet

En pétales éphémères

Sur l’herbe de la rive et les pierres moussues.

Je suis seul et savoure en gourmand que je suis cette douce quiétude,

Et ma torpeur se berce à la voix chaude et grave

De ce ruisseau  perdu coulant de nulle part.

Je suis seul…du moins je le croyais, car voici que,

Sans bruit un écureuil s’approche, s’étire

Tant qu’il peut sur la berge humide, avance sa frimousse les oreilles

Dressées, plante son doux regard dans mes yeux étonnés, et boit en

Rapides lampées sans peur ni inquiétude avant de repartir comme il

Était venu : sans un bruit, sautillant, ondulant et agile, et sans se retourner s’évanouit comme un rêve.

Va donc, fugace ami, cours vers ta destinée,

  Je retourne à la mienne, et

je garde de toi ce souvenir éphémère et plaisant, Dans ce cadre en berceau, rassurant, douillet,Enchanteur où fredonnent des basses dans le lit d’un ruisseau.

 

 

PIERRE

 

 

 

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                                  MURAT-sur-VEBRE

 

                     Devant un pré qui penche

                     Où paissent en silence

                     Des vaches en liberté

                     Bien être d’un vieux banc à la banquette usée.

 

                                                  PIERRE

 

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http://www.Photo-libre.fr/

 

 

écureuil,marins

 

 

 

 

Les vagues se fracassent à mes pieds,

Je suis là, pour la première fois,

Et pourtant, j’ai toujours été là,

Imperturbable, cette mer qui m’attendait,

Je ressens cette vie qui bat à mes pieds.

Les rochers brillent sous les larmes du ciel,

La mer avance et se retire, sans fin.

Son bruit assourdissant emplit ma tête,

Et les flots happent mes rêves.

Je suis là, et je hume cette odeur

Sauvage.

Au loin, le reste d’un phare lance

Ses bras ballants

Combien d’hommes l’ont atteint

Pour guider les autres.

Maintenant, il ne reste plus rien que la pierre mate et solide,

Qui s’élève tel un fantôme

Dans cette mer d’airain.

Oh Ouessant, La belle, La sauvage,

L’indomptée, tu me livres ta beauté,

Cruelle pour tous tes marins

Tes rochers qui se jettent en cascades

Tes lames acérées,

Qui trompent toute vigilance.

T’avoir vu une fois demande

A y retourner,

Pour enfouir ses pieds dans ta terre

Humide,

Pour noyer son regard dans ton immensité,

Pour écouter le bruit, unique,

De ce cœur qui bat pour l’éternité.

Cogne, Océan, contre mes tempes fragiles,

Cogne de toute ta force

Envoie-moi toutes ces images terribles

Que personne n’a oubliées.

Sombre destin et funeste demeure,

Pour tous ces marins, Ouessant reste

Cette île inaccessible,

Désormais dans mon cœur enfouie,

Pour l’éternité.

               Christine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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