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lundi, 16 octobre 2017

Trois prétendants au Paradis, une seule place!

Trois personnes se présentent à la porte du Paradis qui est en travaux pour agrandissement.

Il ne reste qu’une place.

Lequel des trois pourra entrer ?

en 20 minutes, imaginer ces trois personnes et faire un texte les mettant en scène.

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renaud.jpg

 

    

     Juliette, Pierre et Renaud: c’était leur jour, leur destin, on dira ce qu'on voudra, bref: les voilà aux portes du paradis. Surprise : ici pas de ciel infini, pas de vieillard à la barbe blanche, pas d'anges ailés ! Des grues ! Oui oui ! Des grues gigantesques, des camions, des engins de chantier, des bétonnières et des nuées d'ouvriers vêtus de jaune fluorescent : une sorte de cabane type Algéco de chantier, une pancarte : « entrée »

« Bonjour

        –Bonjour, c'est pour qui ?

        –Comment, pour qui ? Pour nous trois, on a eu un accident dans la même voiture, on est ensembles.

        –Désolé... les travaux, il ne reste qu'une place.

        –Une place, et les deux autres alors ?

        –Au purgatoire, permettez, je consulte l'ordinateur céleste

        –Pierre… voyons... (le préposé pianote sur son ordinateur) : des vols à l'étalage, des jurons, des fêtes un peu beaucoup arrosées : hum, quelque chose à déclarer ?

        –Euh, j''étais bénévole aux restos du cœur, pendant plus de cinq ans !

        –Hum, madame, Juliette ? C'est bien ça ? Pas de péchés avérés mais par contre des tenues, disons, provocantes ! Mini jupes, corsages échancrés, démarche lascive … hum hum pas bon tout ça.

        –Et vous, Renaud ? C'est comme ça que vous vous présentez ? Blouson de cuir noir, foulard rouge, cheveux en bataille ? Hou là là , regardez vous-même! Alcool drogues, langage vulgaire, provocations multiples ! Désolé, aucun de vous trois n'est admissible !... Euh... attendez !

        –«Pi donner à manger à des pigeons idiots ,

et leur filer des  coups de pied pour de faux

et entendre ton rire qui lézarde les murs

et qui sait surtout guérir mes blessures... »

        –C'est vous qui avez écrit ça ?

        –Ben ouais !

        –Ah … bon ! Allez-y soufflez dans le ballon, fort, à fond.

        –Hum !! c’était vous le conducteur de la voiture ?

        –Ben ouais !

        –Hum, mais vous êtes encore complètement bourré !

        –Ben ouais, Baudelaire disait : « Tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l’or », ben quoi, faut bien de la boue pour faire de l’or !

        –Bon allez, entrez ! »

Louis

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smiley marron.jpg

pixabay

 

S’il n’y a plus de place au paradis, retourne-t-on au purgatoire ? demande le premier

S’il n’y a plus de place au paradis, va-t-on directement en enfer ? demande le second

Je ne crois ni au paradis, ni au purgatoire, ni à l’enfer, dit le troisième.

Et, bien entendu, c’est au troisième que l’on ouvre la porte ! Histoire de le convaincre de l’existence de….

Valérie

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dimanche, 15 octobre 2017

Les sons, les odeurs, les couleurs de la ville

 

Après un jeu qui a permis de trouver les trois mots suivants

pestilentiel   musical   nuancé

Choisissez une ville que vous connaissez bien

En 20 minutes, faites un texte comportant ces trois mots, où vous la décrirez à l’aide des sons, des odeurs, des couleurs et de l’atmosphère qui la caractérise.

A la lecture de votre texte, vos auditeurs essaieront de deviner votre ville.

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Avignon view

wikimédia

 

On peut visiter la ville en petit train, sur internet, avec un guide, avec un livre. On peut aussi se perdre, s'égarer sur la place de l'horloge, et traîner au hasard des ruelles moyenâgeuses. Bien sûr on risque, se faisant, d’être confronté à quelques relents pestilentiels montant des caniveaux encore pavés. Mais il suffit alors d'élever son regard vers le couloir de ciel bleu nuancé par les nuages, au-delà des toits qui font mine de se rejoindre par-delà les fenêtres d’où pendent d'improbables linges multicolores . On oublie alors le désagrément des miasmes terrestres pour se laisser surprendre par la présence musicale d'un violoncelle, d'un accordéon, qui parfument l’air de leurs réminiscences. « Tiens ,c'est «mon amant de saint jean», tu te souviens? » On peut alors se laisser guider: à droite, à gauche, s'engouffrer dans une sorte de tunnel, pour reparaître dans la lumière irisée de reflets bleuâtres, que colorent encore quelques notes de piano, échappées d'une soupente au quatrième étage: «la lettre à Elise» ! Les correspondances s'organisent alors : voir, sentir, entendre, les sons, les odeurs ,les architectures se répondent comme dirait Baudelaire, dans une «  ténébreuse et profonde unité.»

 

Louis

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Brest flag

wikimédia

 

Métropole de la fin de la terre

Ici, la pluie est capricieuse : associée au vent et à la tempête, elle est rageuse et retourne en un clin d’œil le malheureux parapluie qui essaierait de lui résister, trempant de ce fait son propriétaire, mais très souvent, la pluie est silencieuse. Pas de flic floc qui tambourine sur les pavés, pas de bruit de gargouille sortant des gouttières, pas de ruissellement dans les caniveaux, la pluie se fait discrète mais insistante, prend l’aspect d’un rideau de brume, d’un nuage de fumée transparent vous enveloppant d’une humidité impalpable, frisottant vos cheveux, s’insinuant dans tout votre être. Elle s’appelle alors bruine et fait régner sur la ville son odeur si caractéristique.

Le ciel, nuancé de gris, presque blanc, dont la luminosité aveuglante si prisée des peintres fait cligner des yeux, se reflète dans la magnifique rade où l’océan aux couleurs changeantes s’étend à perte de vue. Le son musical du clapotis de l’eau qui s’échoue sur les quais de l’arsenal berce le visiteur.

Ce matin, c’est la corne de brume qui m’a réveillée. Le son sourd et lugubre m’a fait penser à un aveugle se déplaçant dans un univers de coton. Et cet après-midi, j’irai au port voir les bâtiments de guerre de la Marine Nationale, de ce gris si sérieux et si triste, certains en carénage, et d’autres attendant les marins permissionnaires partis à la conquête de la ville. Je respirerai encore l’odeur de l’océan mêlé au parfum des crêpes de quelques marchands ambulants. Ce soir, je trouverai bien un fest-noz pour aller faire la fête et danser au son du biniou.

Mais pour les plus âgés resteront, en se promenant dans les rues, les sons assourdissants des bombes venant transformer les immeubles en amas de pierres, le bruit des explosions, les lueurs rouges et aveuglantes des incendies, et cette nuit de septembre 1944, les langues de feu sortant de l’abri Sadi Carnot, puis l’odeur pestilentielle saisissant les premiers secours arrivés sur place.

Maintenant, la vie est revenue, les rues, reconstruites, se coupent à angle droit, Océanopolis  offre aux petits et grands une visite merveilleuse du monde marin, la faculté Victor Segalen, la dernière née, se dresse, comme un bateau, au cœur de la cité, le tramway sillonne la ville, et le téléphérique relit les deux rives de la Penfeld.

Tandis que je me promène rue de Siam, Le poème de Prévert me trotte dans la tête « Rappelle-toi Barbara, il pleuvait sans cesse sur….. »

Gill

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Venezia veduta aerea

wikimédia

 

Quelle ville ?

        C’est une ville située… le dirai-je ? Oui, sans doute. C’est donc une ville nonchalamment alanguie au bord de la mer. Est-ce un port ? Si l’on veut, mais pas seulement.

      Tout de suite, une brume nuancée de bleu et de mauve nous accueille, comme pour nous donner un avant-gout de ce qui nous attend. Car même par grand soleil, tout baigne ici dans le mystère. La ville semble avoir arrêté le temps, pour une minute ou pour l’éternité. Tout dépend de qui la regarde.

          On approche de son cœur, sur fond sonore musical qui nous force à sourire. Il pourrait être discordant…mais non, il n’est que berceur : un chant composé de dizaines, peut-être de centaines de chants qui s’entremêlent et se répondent.

          Nous avançons, et tout devient plus sombre, plus étrange. Etrange aussi cette odeur marine qui s’efface peu à peu, remplacée par un souffle pestilentiel. Souvenir des épidémies qui ont frappé la cité…

           Et l’on évoque alors, avec une délicieuse tristesse, les mots de Thomas Mann, flottant sur une musique de Mahler.

 

El Pé 

samedi, 14 octobre 2017

L'atelierd'écriture reprend

l'atelier d'écriture de l'UTT de Béziers a repris

le lundi 9 octobre à 14h 30.

Si vous souhaitez nous rejoindre, renseignez-vous à l'accueil de L'UTT

Le prochain atelier est prévu le lundi 23 octobre à 14h 30

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dimanche, 13 août 2017

Devinez qui habite ici ?

Vous entrez dans un appartement inconnu.

En 20 minutes, décrivez ce que vous voyez afin de nous faire deviner la

personnalité de l’occupant.

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café.jpg

 

Qui vit ici ?

Ce qui m’interpelle d’emblée, la porte à peine ouverte, est l’odeur indéfinissable, légère, à laquelle je n’arrive pas à donner un nom.

L’entrée est lumineuse, éclairée par la baie vitrée de la pièce qui lui fait face. Sur la gauche, une porte entrouverte laisse apercevoir un petit placard où sont alignées trois paires de chaussures de randonnée, identiques. Deux sont visiblement neuves et la troisième montre des signes d’usure attestant de son utilisation fréquente. Sur le mur de l’entrée, un grand tableau où un planisphère invite d’emblée à s’ouvrir au Monde.

La pièce à vivre est spacieuse et une grande partie est occupée par une bibliothèque en bois exotique fermée par des portes vitrées. Elle contient des livres de toutes sortes, ce qui témoigne de l’éclectisme de l’occupant. Une partie du meuble semble consacrée aux beaux livres, tous sur l’Afrique, l’art, la vie, les bijoux, les peintures, les civilisations. Une autre partie est plus hétéroclite. Y avoisinent Jules Verne, Henri de Monfreid, Lord Jim, La vie de Lawrence d’Arabie, Les grands explorateurs, le guide du routard, la géographie de l’Afrique de l’Est, ainsi qu’une pile de magazines « Géo » et quelques Tintin – les préférés sans doute – et des romans on ne peut plus classiques, au format livre de poche.

Derrière un paravent tendu de tissu indien, un bureau rempli de papiers, de cartes routières, d’un chargeur solaire, d’un ordinateur portable, et de trois smartphones dernier modèle. Sur le mur, une petite étagère où trône un poignard yéménite en métal martelé et, dans un coffret en bois décoré, une grosse bague afghane à la pierre d’un bleu profond.

Sur la table de nuit, un réveil de voyage et un livre ouvert, « l’Abyssin ».

Par terre, un petit creuset qui a conservé une odeur de cendres refroidies. C’est celle que j’ai sentie en entrant, je la reconnais et je me dis que le voyageur l’a apportée avec lui. Oui, je le crois, celui qui vit là aime les voyages ! Non loin, un service à café traditionnel en bois, comme ceux qu’on voit sur les photos de la cérémonie du café en Ethiopie.

Le voyez-vous, le maître de ce lieu ? Moi oui. Je le vois en transit, dans un aéroport, n’importe lequel, le sourire aux lèvres et le nez au vent, prêt à partir à la découverte du monde, prêt à s’envoler pour ailleurs, après un dernier signe de la main.

 

Gill

 

 

samedi, 12 août 2017

Journée "Portes ouvertes"

 

A l’occasion de la journée portes ouvertes du mois de juin, l’atelier d’écriture a proposé aux visiteurs d’écrire sur l’une de ces consignes :

Faire l’acrostiche de UTT

Faire l’acrostiche de UTT de Béziers

Ecrire un texte sur le thème : « Qu’ai-je remarqué à l’UTT ? »

Ecrire un texte libre

 

Voici quelques-uns des textes inspirés par nos consignes

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IMGP2549.JPG

 

                        Acrostiche sur UTT… De Béziers

 

Université du Tiers Temps

Tous les adhérents sont contents

Tant et si bien que tous les ans

De plus en plus les gens

Bénissent cet emploi du temps.

 

       Loulou

 

                           Acrostiche sur UTT

 

Unir les cheveux gris, les cheveux blonds,

Trouver des talents, en toutes saisons,

Tracer des chemins, par mots et par monts.

 

  Liliane

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Une feuille, un crayon

Tout est prêt, tout est bon

Tant l’écriture ça tourne rond.

 

    Line

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Une maison pour tous

Théâtre d’activités variées

Terminé la monotonie quotidienne

 

   Gilliane

 

 

               Expression libre

 

       Aujourd’hui il pleut mais regardez c’est évident les petites gouttes de pluie tambourinent joyeusement sur la vitre elles s’étiolent et s’irisent soudainement lorsque jaillit une étincelle d’un rayon de soleil couchant.

Vivement le beau temps et que soudain les Hirondelles.

 

   Gisèle

 

 

                        Qu’ai-je remarqué à l’UTT ?

 

Qu’ai-je remarqué à l’UTT ? Bonne question et bonne idée, car en sept ans de présence, les yeux et les oreilles en points d’interrogation ! Tout d’abord la coordination et l’information, ce sont des mots inconnus à l’UTT, mais espérons que ce manque va se combler. En tout cas les nombreuses activités proposées sont appétantes et souhaitons que les adhérents soient de plus en plus présents.

 

   Lisette

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Insolites, un sac et des chaussures accrochées sur un mur évoquent les fatigues et les plaisirs des randonnées.

Visites d’un jour, sorties de trois, voyages de huit, autant de bons moments dans notre quotidienneté.

    

    Line

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                        Les oiseaux de mosaïque

 

C’est le vert que l’on remarque tout de suite. Un vert invraisemblable, qui ne   doit exister qu’en Amazonie ou sur la canopée de la jungle birmane. Et tout de suite après, les quatre oiseaux. Parce qu’ils sont quatre. Quatre comme les Mousquetaires, comme « les  Garçons dans le vent »*, comme les vents du Midi et d’ailleurs…… quatre comme les Saisons de Vivaldi.

Et l’on se plait à imaginer une autre musique : celle de ces quatre oiseaux   qui nous regardent…peut-être.

 

    Liliane 

 

*Les Beatles, pour les nouvelles générations

 

 

J'aménage mon bien

En 20 minutes, écrivez un texte sur le thème suivant :

Réflexions sur l’aménagement d’un bien immobilier

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carrière.jpg

pixabay

 

                                Nous entrerons dans la carrière…

    Pour sûr que j’ai eu le temps de réfléchir ! Depuis le temps que ma vieille Tatie Prudence m’avait promis une surprise le jour où le notaire lirait son testament ! Je devais avoir…oh, pas plus de dix, douze ans  quand elle a commencé à m’en parler et pas moins de cinquante quatre lorsqu’elle nous a quittés…alors…

       Alors, ce qui est sûr également, c’est que je ne m’attendais pas à ça !

Oui, parce qu’elle avait comme qui dirait du bien, ma Prudence, et un tas d’héritiers, qui plus est. A qui ont échu : la villa des Deux Sèvres, les quatre studios à Paris, la petite maison de pécheur de Palavas. Sans compter les lingots, Bons du Trésor, Assurance-vie et j’en passe…

        Moi, j’ai hérité d’une vieille carrière dans l’arrière-pays héraultais, alors, n’en déplaise à la consigne, il m’a fallu un peu de temps pour imaginer ce que j’allais bien pouvoir en faire. Et puis, grâce à la fois à Agatha Christie et aux jardins d’Hadrien, j’ai trouvé.

   J’ai aussi trouvé le jardinier paysagiste qui va m’aider à mener à bien le projet. Contrairement à celui du roman, le mien serait plutôt moche mais il est tout aussi talentueux, que l’on se rassure.

     Voici-donc la petite merveille à qui nous allons donner naissance d’ici peu :

Après avoir fait venir des tonnes de terre (toutes mes économies vont y passer, mais faut savoir ce qu’on veut), nous allons recréer, en espalier, une flore méditerranéenne luxuriante, dessinant un labyrinthe. C'est-à-dire qu’il y aura, bien entendu, une entrée en haut et une sortie en bas, avec un seul chemin pour y parvenir et un tas d’autres ne menant nulle part.

       Et en bas justement une immense piscine remplacera le sinistre étang de ballastière actuellement existant pour accueillir nos promeneurs épuisés par la chaleur, la fatigue et surtout à coup sûr morts de soif.

        Un bar se fondant dans la nature les attendra et, moyennant  finance, leur offrira tout un assortiment de boissons aussi fraiches que bio….pouvant être dégustées à l’ombre des pins parasols.

      Je pense rentabiliser ma petite affaire très vite. C’est aussi l’avis de Diego-mais oui, vous savez bien, le jardinier paysagiste- qui vient de me demander en mariage.

       Voilà pourquoi je ne doute plus-et mille fois pardon de m’en être rendue coupable un moment ma chère, très chère Tatie Prudence- d’avoir toujours été, de toute la famille, ta préférée. Près de la piscine, tu auras ta statue en pierre blanche, je te le promets.

 

              Ta très, très, très  reconnaissante

 El Pé

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