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samedi, 09 décembre 2017

Une chanson pour incipit, un roman pour fin

Après avoir fait deux pots dont l’un contient des titres de chanson et l’autres des titres de roman trouvés par chaque participant, nous tirons au sort un de chaque et nous obtenons :

« Des mots d’amour » pour la chanson

« La peau de chagrin » pour le roman

En 20 minutes, écrire un texte

qui commence par le titre de la chanson

et finisse par celui du roman

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pixabay

 

Des mots d'amour: JT. Sophie relit encore sur son smartphone J T. signé Roland.  Ça veut dire quoi J T ? Deux jeunes lycéennes tapotent fébrilement à toute vitesse, leurs doigts virevoltent sur le clavier pendant que leur visage s'éclaire, s’assombrit, exulte, sourit. Sophie ose:

« Pardon mesdemoiselles, ça veut dire quoi J T ? les jeunes filles s'esclaffent.

-Mais madame, ça veut dire je t’aime !

Sophie rougit, se rassoit, regarde bêtement son téléphone « alors c'est ça ? Un SMS, un texto, comme ils disent ? Deux lettres et c'est tout ? Peut-être qu’aujourd’hui il ne faut plus en dire trop ! Mais oui, mais c'est bien sûr ! Raphaël de valentin le savait, lui qui avait acheté une peau de chagrin qui rétrécissait à chaque fois qu'il avait un désir, jusqu’à la mort. Peut-être faut-il économiser sa vie, vivre la mort dans la vie, sans désirs, sans passions, sans amour, pour avoir la satisfaction, en rentrant le soir, de constater que la peau de chagrin n'a pas rétrécie qu’il reste encore quelques dizaines d'années à vivre ! Mais oui : bien sûr, c’est pour ça que son mari est mort. C'est parce qu'il lui écrivait des lettres de plusieurs pages, des « mon amour, des ma chérie ». Des métaphores, des poèmes, des mots enflammés, qu'elle dévorait jusqu’à la dernière goutte. Ça, c’était avant : avant la peau de chagrin. Elle rallume son smartphone : «M S moi aussi ». Mais non, ça doit être « MA ? et puis non. C’est la première fois qu'elle envoie un sms, mais ce sera la dernière. Elle sort une feuille de papier, un stylo à plume, elle compose, elle remplit les pages, sous les yeux éberlués de son fils Damien. Elle ne peut pas s'en empêcher, tant pis pour la peau de chagrin.

 

Louis

 

PS : les morts gouvernent les vivants

 

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pixabay

 

La première fois

 

Des mots d’amour, des mots tendres, des mots amers, des mots brusques, des mots méchants, tout y est passé !

Il a dû s’arrêter car il avait épuisé tout son vocabulaire, son énergie aussi.

L’animal ne bougeait pas, ni à droite, ni à gauche, ni en avant, ni en arrière.C’était la première fois que l’homme essayait de lui apprendre un tour.  Il pensait qu’ainsi il pourrait partir sur les chemins, par monts et par vaux, troubadour, musicien et dompteur, libre, libre comme l’air. Mais l’animal ne l’entendait pas de cette oreille, il faisait de la résistance. Il tournait sa grosse tête vers la forêt, il regardait son domaine avec nostalgie !

La route, les villages, la foule ce n’était pas pour lui…. À lui la liberté, les arbres, les grottes, le bon miel, les pousses tendres des arbres.

Chacun avait son rêve ; le cœur de l’homme palpitait, s’entêtait : la route, la liberté. Celui de l’animal s’arrêtait : sa chère forêt.

Les espoirs de l’homme s’éffilochèrent comme peau de chagrin.

PS : … et l’animal repartit vers sa liberté !!!!.....

 

Christine

 

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vendredi, 08 décembre 2017

Les mots en couple

Un jeu nous a permis de trouver les couples de mots suivants

Boire / foire          mur / sur

Fol / bol          visage / virage

Pale / pile          matin / catin

Roche / riche          reine / peine

Ecrire un petit texte

chaque phrase doit contenir un couple de mots.

Le thème : le vent d’hiver

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Zygmunt Andrychiewicz

 

Vive le vent d’hiver !

Vive le vent d’hiver ? Pas pour tout le monde.

Dans le petit matin blême, son labeur nocturne terminé, la catin se hâte, dérapant sur la neige. Au détour du virage de la rue Mansart, son visage est cinglé par une rafale du vent d’hiver. La reine de la nuit, titubant de fatigue et de dégoût, peine. Elle ne devrait pas tant boire ni faire la foire, mais alors comment supporter cette vie qu’elle n’a pas choisie. Pour se reposer, elle s’appuie un instant sur le mur. Dans un fol espoir, elle rêve qu’un passant désintéressé lui offre un bol de chocolat bien chaud pour la consoler de tous ses maux. Mais seules des silhouettes emmitouflées passent rapidement, sans la voir, aussi reprend-elle sa route, luttant contre le vent, le dos courbé, avant de s’arrêter pile et de pencher son pâle visage vers le sol. Qu’est-ce donc, cette petite roche brillante par terre ? Mais ma parole……c’est un diamant… me voilà riche !

Alléluia ! Finis les petits matins frileux où, harassée, elle rentrera chez elle aussi pauvre et malheureuse qu’elle en était partie.

 

Gill

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pixabay

 

Vive le vent d'hiver

 

   Vive le vent d’hiver : son visage semble pâle, le givre peine à disparaître. Elle erre dans les rues, ce matin, encore ivre de la veille, sur cette foire où tout le monde exultait, criait, jouait, buvait. Sa mémoire s’effrite, elle revoit par intermittence le jeune homme, un riche aristocrate, beau comme un dieu, prévenant, généreux, drôle, inventif ; qui l'avait à moitié couchée sur la roche du jardin des poètes, pour l'embrasser et l'embrasser encore, pour lui dire et redire qu’elle était si belle, qu'elle était sa reine, que pour elle il allait prendre le virage de sa vie, tout quitter pour la rejoindre. Elle fouille fébrilement dans son sac : pile de quoi prendre un bol de café bien chaud. Le patron la toise d'un air méprisant : comment a-t-elle pu l'oublier le temps d'une soirée, d'une nuit peut être ? Elle, la catin, la folle du boulevard Jean Jaurès ! il reviendra, il lui redira qu'il l'aime, pour toujours. Quelque part sur le trottoir, un jeune homme égrène des notes sur un orgue de barbarie :

« C’est fou c'que j'peux t'aimer, t'aimer des fois, des fois j'voudrais crier

 car j'nai jamais aimé, jamais aimé comme ça, ça je peux tel'jurer.

La la la la , la la la la la la …..»

Vive le vent d'hiver, encore un café brûlant : oui oui, elle paiera plus tard ! C'est promis juré ! Le patron la sert à contre-cœur : le café est brulant, mais elle a froid, très froid.

 

Louis

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pixabay

Vive le vent d’hiver

 

Le visage emmitouflé dans une grosse écharpe, le voilà parti sur son traineau, il fait bien attention car avant le mur, il y a un grand virage. La neige est tombée toute la nuit, sur la plaine, sur la forêt, sur la roche sombre des montagnes environnantes, teintant tout le paysage d’une riche blancheur éclatante.

 

Ce matin, avant de sortir, il a décidé de boire un grand bol decafé et dans le fol espoir de voir sa bien-aimée à la foire du village, la Catin comme la surnomme tous les villageois !!! Allez savoir pourquoi ???

 

Il a sauté dans son traîneau. Le vent d’hiver lui fouette le visage,le traîneau glisse silencieusement sur la neige épaisse, les chiens halètent, heureux de courir et de goûter au vent.Au loin on entend déjà les flonflons de la foire, les éclats de rire,les éclats de voix.

 

Le traîneau s’arrête pile à l’entrée du village dans la pâle lumière d’hiver. Il en descend, s’étire un peu et part à la recherche de sa reine. Elle est là  … rayonnante, entourée de jeunes gens et elle …rit en le voyant !!! Quelle peine !!

 

Il repart, le cœur lourd, sa bien-aimée ne l’aimera jamais, mais il essaiera toujours … on ne sait jamais !!!

 

Christine

 

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Arrêt sur image

Chacun choisit une image représentant un animal.

En 15 minutes, écrire un texte inspiré par cette image.

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pixabay

 

C'est beau un requin ! Admirez comme il se déplace avec grâce dans son milieu naturel, mais c'est dangereux aussi, et il vaut mieux ne pas investir son environnement.

Vous comprenez je pense que je parle des requins qui peuplent nos océans car les autres…ceux que nous connaissons, que nous côtoyons dans notre environnement !!! Comment les éviter ? Ils sont également féroces et leur dents même bien blanches soignées et bien alignées sont de redoutables armes lorsqu'elles rayent le parquet.

 

Dedou 

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LE CHAT

 

Georges a bien dormi, il en avait besoin : il a fallu transporter le corps jusqu'à la voiture, le fourrer dans le coffre, l'enterrer tant bien que mal dans la forêt en pleine nuit avec cette terre qui refusait de s'ouvrir. Mais ça va, c’est fait, on ne reparlera plus de Fredo, terminé ! Georges se sert un café, bien serré. Le commissaire Bettina semble désorienté : l'interrogatoire n'a rien donné, c’est pas lui, c'est pas Georges, c'est sûr maintenant. Le commissaire prend congé avec la formule consacrée : «si vous avez quoique ce soit de nouveau vous m’appelez ». Il se prépare à quitter les lieux. Soudain, un miaulement. Il se retourne. Un chat, blanc, immaculé, le fixe du regard : immobile, les yeux exorbités, avec une certitude dans le regard : il sait, il ne sait pas ce qu’il sait mais il sait ! Georges sent la sueur couler dans son cou, il titube et s’effondre, dynamité par l’évidence: «saloperie de chat !»

 

Louis

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L’incroyable histoire de Coco, le crocodile

 

            A voir comme ça, il a l’air paisible, affalé comme il l’est sur une berge du Nil. Et les passagers qui descendent le fleuve bleu lui jettent à peine un coup d’œil, blasés à présent. C’est qu’ils en ont vu des crocos tout au long de cette croisière. A en avoir une indigestion !  A croire que les agences de voyages les disposent du Caire à la frontière, exprès. Ils passent donc, et pas un ne prend une photo de Coco.

            Et pourtant, s’ils savaient !

    S’ils savaient qu’il y a un peu plus de 3000 ans, un jour, à cet endroit précis d’ailleurs, il découvrit là, au milieu des roseaux, un panier. Avec, à l’intérieur, un nouveau-né rose et potelé, appétissant  à souhait.

Sa première idée fut de gober-youp- cette petite friandise… et puis finalement non. Bien au contraire, Dieu seul sait pourquoi*. Il monta donc la garde près de l’enfant toute la soirée et toute la nuit, ne dormant que d’un œil, comme seuls les crocodiles-et encore pas tous- savent faire, afin de le protéger de la convoitise  de ses parents et amis, attirés par des pleurs très affriolants.

Immobile, vigilant, il demeura fidèle à son poste jusqu’à ce qu’un groupe de jeunes filles matinales finisse par découvrir à leur tour le panier, s’attendrir devant son contenu et emporter le tout vers le palais du pharaon.

Les regards des touristes indifférents glissent sur le vieux crocodile. Ignorants que sans ce vieux, très vieux crocodile, le monde, à coup sûr, aurait été bien différent. C’est pourquoi Yahvé, de bonne humeur ce jour-là, offrit à Coco, en récompense… l’immortalité.

 

El  Pé

*Bien sûr.

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pixabay

 

L’avertissement

Tous sont réunis autour du Roi Lion.

Ils sont tous là ! Tous ont répondu à l’appel pour examiner et résoudre leur problème commun, sous peine d’extinction de leur race : le Prédateur, l’Homme, celui qui, si on le laisse faire, si on ne l’arrête pas à temps, va faire de cette terre, par sa méchanceté, sa vénalité, sa bêtise, un désert d’où seront absents tous les animaux de la création, sauvages comme domestiques. Pas un n’est épargné, ni les éléphants pour leur ivoire, ni les rhinocéros pour leur corne, ni les lions pour le plaisir de la chasse programmée. Les uns sont tués pour leur fourrure, les autres pour leur viande, d’autres encore pour leurs prétendues vertus sur la vigueur de l’homme. Tous suscitent sa convoitise.

« Mes amis, dit le lion, cessons de nous comporter en victimes, faisons face, défendons-nous ! Au lieu d‘attendre la mort, attaquons ! Chacun d’entre nous ira répandre cette parole au fin fond de la savane, les oiseaux s’envoleront pour la porter dans les villes et les campagnes du monde entier afin d’exhorter touts les espèces à nous rejoindre. Le nombre vaincra.

Dans les semaines qui vont suivre va se produire une vague d’attaques inexpliquées contre les hommes, partout dans le monde. On verra même certains animaux domestiques se rebeller contre leurs maîtres. Puis aussi soudainement qu’elle avait débuté, elle cessera. Tout rentrera dans l’ordre. Pensez-vous que ces phénomènes inciteront les humains à réfléchir à leur conduite ? Il vaudrait mieux pour eux…………car dans la savane, nous veillerons et attendrons, prêts à bondir de nouveau.

Dès maintenant, faites attention à ce qui se passe autour de vous. Regardez votre chien, votre chat, votre hamster, regardez bien ses yeux. N’avez-vous pas l’impression qu’il vous observe d’une manière inhabituelle............? »

Gill

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samedi, 25 novembre 2017

Le mot à mot des sports d'hiver

Chacun cherche deux mots, nom commun ou verbe, en rapport avec les sports d’hiver pour faire un pot commun.

On tire un mot au sort puis chacun commence à écrire un texte en y introduisant ce mot.

Toutes les cinq minutes, un mot est tiré. Il doit être introduit au fur et à mesure du tirage au sort dans le texte.

Chacun termine son texte après le quatrième mot.

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Théorie de Freud

wikimédia

 

            I stepped into an avalanche*

     « Remontez dans le temps, intima le psy chevelu à sa patiente sous légère hypnose, vous rajeunissez… rajeunissez… vous en êtes à présent au début de votre adolescence… et un souvenir remonte à la surface…

-Oh oui ! s’écria Ermeline, dont l’état ralentissait notablement l’élocution, oh oui, ça y est,  je me souviens ! J’ai treize ans, et pour la première fois, mes parents m’ont laissée partir en classe de neige, quel bonheur ! Mais dès le lendemain de mon arrivée, je suis tombée du tire-fesses et…

-Et cela vous a beaucoup traumatisée, évidemment.

-Oh oui Docteur, d’autant que dans ma chute j’avais perdu mon doudou, dont je ne me séparais jamais !

-Votre doudoune ? Vous vous étiez donc dévêtue entre temps ? Intéressant !!

-Mais non ! Mon « Doudou », je vous dis. Et j’imaginais déjà les sarcasmes de mon père, lui qui n’a jamais cessé de me prendre pour la reine des gourdes…

-C’est cela oui. La perte de doudou a sans nul doute constitué une fracture signifiante dans votre subconscient. En fait, n’est-ce-pas, il y a eu un avant et un après…

-Pas du tout ! Parce qu’en escaladant la paroi du trou (que mon corps en tombant avait creusé, oui j’étais un peu boulotte à cet âge-là) , en l’escaladant donc j’ai retrouvé Chouchou !

-Chouchou, bien sûr votre…

-Oui !!! Mon doudou chéri ! Oh ! Quel soulagement ! Quelle joie ! Mais…il y a eu d’autres choses aussi, ça me revient…

-Ah ? Je vous écoute.

-J’ai failli m’étouffer, à la cantine, avec un morceau de poulet avalé de travers ; et puis, je me suis perdue un soir en allant aux cabinets ; et puis aussi, Marion, cette chipie, m’a accusée devant la mono de lui avoir volé cinq francs et j’ai dû les lui rembourser, alors que ce n’était même pas vrai ! Oh Docteur, quelle honte !

- Je vois oui. Evidemment, tout cela n’était pas fait pour vous remonter dans l’estime de votre père et par conséquent dans la vôtre. Chère Madame, ne cherchez plus, toutes vos angoisses, tous vos blocages, si invalidants, proviennent de là, et ensemble, nous allons pouvoir désormais travailler à reconstruire une personnalité plus…

-  Attendez…attendez …je me rappelle…non Docteur, vous n-y- êtes pas du tout ! Oh mon Dieu quelle horreur ! Comment-ai-je pu oublier cela !

-Cela quoi ?

-Mais la catastrophe du téléphérique voyons ! Dont j’ai été la seule survivante, et ça Docteur, je le découvre maintenant, ça, mon père ne me l’a jamais pardonné ! »

 

 El Pé

* de Léonard Cohen. Merveilleuse chanson très engagée sur les chemins de l’angoisse.

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Base del Cerro Catedral en Bariloche. (Patagonia Argentina) 01

wikimédia

 

Sports d’hiver !!!

 

Equipée de pied en cap, me voilà devant la piste pour débutants ! Ouïe, ouïe, ouïe !!! Qu’est ce qu’il m’a pris de me laisser embarquer dans une histoire pareille ??? Je n’ai jamais fait de ski et à mon âge ce n’est pas évident de s’y mettre !!!

Bien, le tire-fesse  est là ! …  Que faire ? On me fait signe de me dépêcher ! Tant bien que mal, avec ces grandes planches aux pieds ce n’est pas très commode, je réussis à attraper la perche, j’essaie de poser mon auguste postérieur sur la barre mais patatras, ma doudoune se prend dans je ne sais quoi et me voilà parterre, toujours agrippée à la perche, je suis traînée jusqu’en haut de la petite piste. Ce n’est vraiment pas glorieux !  J’essaie de me relever, après plusieurs essais j’y arrive enfin ! La neige est fraîche, Je suis trempée ! Courage, maintenant il faut redescendre si possible sur ces 2 appendices bleu et blanc fixés sur mes chaussures !!! Comme ce serait plus simple avec seulement les chaussures !!!Bon tant pis, tant qu’il n’y a pas de mauvaise chute et de fracture, il faut y aller. Vacillante, je dirais même chancelante, me voilà partie, grotesque lutin, sur la pente douce pour débutants.  Les petits, les tout-petits me dépassent en slalomant avec aisance SANS bâton !!!  Tout doucement, tout doucement je négocie un premier virage sans tomber puis un second. Je me sens ragaillardie après ces deux premiers succès !!

Je me lance, eh oui ! J’ose. Je glisse, je skie, la vitesse me grise. D’accord vitesse est un bien grand mot, mais j’y vais, tout schuss ce sera pour plus tard !!Mon ski gauche cogne violemment sur mon ski droit, quelle drôle d’idée ! J’arrive en bas de la pente la tête la première sans ski ! Rien de cassé, je me relève, je ressemble à un bonhomme de neige !

Je regarde la queue au pied du téléphérique ! Ce ne sera pas pour demain !!! Le tire-fesse m’attend !!! Pourvu que je ne rate pas mon coup cette fois-ci !!

 

Christine

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pixabay

 

Marcel s'agrippe au tire fesse tant bien que mal : qu'est-ce qu'il lui a pris de suivre les conseils de la marquise de saint Euverte ? Bien sûr que le froid, la neige, le sport lui feraient du bien ! Les crises d'asthme s'espaceraient miraculeusement comme aspirées par les bâtons des skis !

« aie » cette fois c'est le genou gauche qui a subi le choc! Aie ! Aie,

 

Marcel a froid, sa doudoune est déchirée, qu'est-ce qu'on peut être maladroit avec des gants rembourrés ! Les jeunes filles en flocons le regardent en riant : pas moyen de tenir debout sur des maudites planches ! Albertine, Andrée, slaloment à toute vitesse, le frôlent, lui coupent la piste, il se retrouve par terre et glisse tant bien que mal jusqu’à la vallée, sur les fesses ! Et ben Marcel ! Qu'est ce qui t'arrive, t'es a la recherche des bâtons perdus ?

 

Marcel se relève péniblement, grelotte, s’étouffe, crache, pleure, entre lui et Albertine la fracture est désormais inévitable ! Il va envoyer un bleu au Ritz en ordonnant qu'on vienne le chercher immédiatement ! Il monte précipitamment dans sa chambre d’hôtel, Françoise comprend, ça va barder, elle lui prépare un thé bien chaud avec des petites madeleines, si seulement les réminiscences pouvaient le calmer !! une, deux, trois quatre couvertures plus tard ! Un deux trois quatre oreillers entassés comme un nid douillet sous sa tête en feu ! L'effet de la petite madeleine commence à se faire sentir, il revoit la maison de sa tante Léonie, mais emmitouflée dans la neige ! Un immense téléphérique transportant sa grand-mère, sa mère, Françoise et toute sa famille, se décroche soudainement et va s’écraser sur le toit de la maison. Il sonne : Françoise arrive en courant,

 

J’avais dit pas de thé à la bergamote !

 

Louis

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Addis Abeba01 (Sam Effron)

wikimédia

 

La médaille d’or

Le tire-fesses n’a pas besoin d’être vérifié, il est ultra moderne. Depuis le début du 21ième siècle, les chinois n’arrêtent pas d’investir en Ethiopie et de transformer sa capitale, Addis Abeba  en une mégapole tentaculaire où se déroulent, aujourd’hui, à l’aube du 22ième siècle, les jeux olympiques d’hiver. A l’aide de canons à neige ultra performants, le mont Entoto a été transformé en un impressionnant domaine skiable. Où est la vaste forêt d’Eucalyptus abritant les monastères, où sont les souvenirs du couronnement du roi Ménélik II ? Enfouis sous des tonnes de bâtiments futuristes et incongrus, sur cette terre où il y a 100 ans, on vivait encore dans les campagnes comme au Moyen-Age.

Il fait froid ce matin quand Florent sort de l’hôtel et il a mis sa doudoune la plus chaude. Il se rend à la patinoire olympique pour s’y entraîner. Rendez-vous compte, il fait partie de l’équipe de France de patinage artistique et ce soir participe à l’épreuve programme libre hommes. Florent est séduit par la foule dense et colorée qui se presse dans les rues et stupéfait de l’intense circulation qui y règne. Il y a des adversaires redoutables dans l’équipe éthiopienne. Eux qui étaient champions de course à pieds, tellement habitués à parcourir des kilomètres dans leurs montagnes par tous les temps, sont devenus des patineurs émérites qui seraient capables de remporter des médailles d’or. Leur seule faiblesse est leur paresse ancestrale qui les empêche parfois de s’échauffer suffisamment et pourrait les exposer à une éventuelle fracture.

En laissant ainsi cheminer sa pensée, Florent arrive à la patinoire. Ce soir, c’est la dernière épreuve qui peut lui permettre de rapporter une médaille d’or à la France. Le temps passe en entrainement intensif, léger repos et déjà l’heure de la compétition arrive. La tension monte mais Florent est prêt. C’est à lui. Une respiration, concentration maximum et il s’élance tel un oiseau volant harmonieusement au-dessus de la glace. Le silence est palpable, les yeux, braqués sur lui. Une merveille cette prestation……et des notes en rapport.

Le téléphérique s’est arrêté faute de candidats à l’ascension de l’Entoto, tout le monde étant à la patinoire en attente des résultats. Le score va être affiché :

Médaille d’or, Florent Duval France

Médaille d’argent, Ismaël Takara  Ethiopie

Médaille de bronze, James Davies  Etats-Unis

Hourrah, Florent, qui en avait tant rêvé, pleure de joie. Son travail et son courage sont récompensés. L’esprit de son arrière grand-oncle, qui a vécu un temps à Addis Abeba dans sa jeunesse, a dû l’inspirer pendant sa prestation. L’année 2095 est son année !

Gill

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La fin ou le bout du monde

Après avoir cherché des mots commençant par « mon », chacun en choisit un pour former une liste commune.

En 20 minutes, chacun écrit un texte contenant les mots de la liste et commençant par l’une des deux phrases suivantes :

« C’est pas la fin du monde tout de même »

« J’irai jusqu’au bout du monde »

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Dentelles de Montmirail 1

wikipédia

 

« J’irai jusqu'au bout du monde » : juchée sur un monticule, au-delà des dentelles de Montmirail, quelque part entre Avignon et Mondragon, Monica se projette dans le passé. Du temps de la monarchie, elle était princesse, ou peut être reine, ou encore courtisane, délicieusement parfumée au monoï, elle se montrait à la cour, et les ducs, les marquis, les nobles, la vénéraient et se prosternaient jusqu'à terre, lui offrant des cadeaux somptueux, diamant, or, argent, rubis, pierres précieuses.

Monica la belle redescend lentement, la sonnerie retentit. Gégé, le monte en l'air récidiviste, se lève. Le gardien l’accompagne. Un geste de la main. Monica le reverra au prochain parloir. À moins que la monotonie des jours perdus ne l'engloutisse à jamais.

Louis

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 fr:Image:Tiaré tahiti.jpg by fr:Utilisateur:FRED

 

« C’est pas la fin du monde quand même » !!!! s’exclame Monica rouge de colère, drapée dans un peignoir de soie chinoise, j’ai terminé le flacon de monoï …  et après !!! … Utilisez autre chose !!! … »

« D’accord, répond Pierre-Louis de Mondragon, là n’est pas la question ! Ce monoï était unique, il n’en existait que dix flacons dans le monde dont celui-ci, l’avant dernier.  Le dernier appartient à Philippe-Etienne de Beauplaisir, prince d’une monarchie déchue.   Il va falloir que je demande à Gaston, le monte-en - l’air d’aller subtiliser discrètement ce dernier flacon ! »

Monica est hors d’elle :

« Que d’histoire pour du monoï !!! Je ne vous comprendrai jamais ! Montrez-moi l’étiquette du flacon ! Qu’y a-t-il de si particulier dans sa composition ?? »

« Ma chère Monica ce monoï a un ingrédient secret, que je ne puis vous révéler. »

« Ah ! Puisque c’est votre réponse ! Je préfère partir !  Dommage car je ne peux pas dire que la vie avec vous soit un long fleuve tranquille, empreinte de monotonie ! J’aimais assez cette idée de vivre auprès de vous de nombreuses aventures, mais cette histoire de monoï est la goutte qui fait déborder le flacon, pardon le vase ! »

« Très bien ma chère puisque vous le prenez sur ce ton-là, habillez-vous, prenez vos petites affaires et partez droit devant vous jusqu’au monticule, vous voyez ce petit monticule là-bas à 200 mètres ? Eh bien de l’autre côté se cache l’ingrédient secret !...   Bonne route et bonne chance !!! A un de ces jours peut-être !!!... »

 

Christine

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La fin du monde

C’est pas la fin du monde tout de même ! C’était la phrase préférée de mon père. Il comparait toujours les ennuis du quotidien à des faits beaucoup plus terribles et nous apprenait à tout relativiser.

S’il avait vu la monarchie s’effondrer et la guillotine trancher la tête de Louis XVI, il l’aurait dit. S’il avait surpris un-monte-en l’air s’enfuyant avec les bijoux de ma mère Monica, il l’aurait dit. S’il avait vu en flamme la ville de Mondragon, il l’aurait dit.

Mais aujourd’hui, s’il était encore là, même en voulant montrer le plus grand optimisme, je crois qu’il ne pourrait pas le dire, car la fin du Monde, justement, est annoncée pour demain midi, dans douze heures exactement. Et autour de moi, c’est le silence uniquement perturbé par la monotonie du bruit de la pendule du couloir dont chaque sursaut de la grande aiguille égrène le compte à rebours.

Je voudrais faire tant de choses avant que l’énorme météorite n’entre en collision avec la terre, et je ne sais pas par quoi commencer. Peut-être tout simplement devrais-je me mettre en paix avec moi-même, penser à tous ceux que j’aime et qui sont loin, ou imaginer un moment de détente sur une plage de sable fin, où prête à me baigner, je m’enduirais le corps de monoï.

Et oui, j’extrapole, mais que ferais-je si ces pensées inspirées par le monticule de petits fragments de météorite que j’ai sous les yeux, trouvés hier dans mon jardin, devenaient réalité ? Heureusement, nous n’en sommes pas là et nous avons encore de belles années à vivre.

 

Gill

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lundi, 20 novembre 2017

Sur un air de musique : Ismaël Lo

En écoutant Ismaël Lo chanter « Biguisse »,

écrivez un texte sous forme de poème ou de texte poétique,

né des images que vous suggère la musique

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Sur un air de musique !!!

Dimanche, le zocalo* est noir de monde.

Le soleil jette du plomb sur les têtes brunes.

Au centre les musiciens se démènent.

Les danseurs, vêtus de costumes multicolores sont pris de frénésie.

La foule tape des pieds, tape des mains en rythme.

Dans les étables, dans les champs les bêtes s’agitent.

Tout le village est en fête.

Les soucis, petits et grands sont oubliés.

C’est la fête !!!

La fête du village !!!

Viva la fiesta !!!

 

Christine

 

* Zocalo : en Amérique Latine et notamment au Mexique le zocalo est la place principale d’une ville, d’un village.

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Rythme, cris, percussions, danses endiablées,

Elle danse, un deux trois, cinq six sept, elle danse :

Salsa, cuba, contre lui, elle, bien aimée,

Chaloupe, dérive, s'écoule, enivrante.

 

Regards enchaînés, mains incrustées, elle danse

Jusqu'au bout de leur rencontre inachevée,

Jusqu’au bout de la nuit éternelle elle pense

Que c'est lui, lui seul, l'élu, le bien aimé.

 

Emportés par la musique, les amants volent

Enchanteresses voltiges l'ivresse de leurs sens

Un deux trois ; cinq six sept, ça glisse et virevolte

Garde le souvenir quand viendra le silence.

 

Louis

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Veillée d’ailleurs

 

Feu rougeoyant

Flammèches dansant au gré du vent,

Regards brillants,

Tam tam rythmant

La ronde des corps ondoyants,

Mains percutant l’instrument,

Pieds aux bracelets tintants

Tapant le sol fiévreusement,

Gaité des voix se répondant,

S’apostrophant au soleil couchant.

Forêt s’endormant

Animaux nocturnes s’éveillant,

Cris stridents

Dans le secret de la nuit.

Bienvenue dans mon village.

 

Gill

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