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mercredi, 18 juillet 2018

Alfred de Musset pour finir la saison

L’animatrice donne le début et la fin de six vers d’un poème

d’Alfred de Musset  

Lucie

 

Essayons, ……….  et essayez,  d’en  compléter  chaque vers

afin  d’obtenir des alexandrins

 

Un soir        ----------------------------------------       près d’elle
Elle          ----------------------------------------       son clavecin 
Laissait        ----------------------------------------      blanche main 
Ce              ----------------------------------------     coups d’aile 
D’un         -----------------------------------------     des roseaux
Et              ----------------------------------------      oiseaux

 

Qui se rapprochera le plus de l’extrait du poème original ?

 

 

Alfred de musset

wikimédia

 

 

 

Voici le début de ce poème, la fin,  et les six vers proposés par l’animatrice.

Ce court extrait vous donnera sans doute envie de le lire en totalité si vous ne le connaissez pas.

 

 

Lucie

Mes chers amis, quand je mourrai, 
Plantez un saule au cimetière. 
J’aime son feuillage éploré ; 
………….

Un soir, nous étions seuls, j’étais assis près d’elle ; 
Elle penchait la tête, et sur son clavecin 
Laissait, tout en rêvant, flotter sa blanche main. 
Ce n’était qu’un murmure : on eût dit les coups d’aile 
D’un zéphyr éloigné glissant sur des roseaux, 
Et craignant en passant d’éveiller les oiseaux. 

…………..

La pâleur m’en est douce et chère, 
Et son ombre sera légère 
À la terre où je dormirai.

 

Alfred deMusset

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vacances.jpg

 

Bon été à tous

         Merci de nous avoir lus

                   Rendez-vous au mois d’octobre

 

 

"Bientôt les vacances" vu par .........

Chacun trouve un adverbe et le donne à son voisin.

Chacun tire au sort un papier sur lequel est inscrit un personnage ou un chose.

 

                           En vingt minutes, écrire un texte sur le thème                                            Bientôt les vacances              

                           dont le narrateur sera ce qui a été tiré au sort

t                                 et dans lequel l’adverbe sera présent

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Carte Mediterranee 02

wikimédia

 

On m’a chantée depuis l’Antiquité. D’abord en vers, puis en prose puis enfin en chansons.

                Qui suis-je ?

Un indice de plus ? Les Romains, gens très possessifs, avaient décrété que je n’étais qu’à eux. Alors, on brûle ?

Bon, pour les très rares qui n’auraient pas trouvé, je dirais que je suis le féminin d’un célèbre film de Luc Besson…

    Tout ça pour dire que j’en ai marre. Moi, mer Méditerranée, mère des plus belles filles du monde, je me demande aujourd’hui comment faire pour partir. Oui, partir moi aussi après tout, puisque c’est bientôt les vacances. Pourquoi, demandez-vous. ? Et bien je vais vous le dire :

    Si vous croyez que c’est drôle de voir, dès les premiers rayons de soleil et de congés payés, déferler sur mes plages(les plus belles du monde, elles aussi ! en même temps, je dis ça, je ne dis rien…) des hordes de barbares huilés par coquetterie et pollueurs par nature !

   Vous croyez qu’ils me salueraient comme leurs ancêtres, par une ode ou une prière, ou iraient jusqu’à sacrifier une chèvre pour s’attirer mes bonnes grâces pour plonger en mon sein ? Nenni, point du tout ! Juste un : « Brrr, qu’est-ce qu’elle est froide !! » Moi, si sensuelle, me traiter de frigide ! Alors, depuis quelques années je ne fais plus d’efforts et je reste la plupart du temps au-dessous de 20°. Bien fait, ça leur apprendra.

                Mais ça ne résout pas mon problème : partir. Fuir  ces hommes qui ne me respectent plus et aller rejoindre l’océan. Qui m’attend, depuis l’origine du monde. Mais comment faire ? Prisonnière comme je le suis, impossible de m’écouler vers mon aimé par le seul détroit de Gibraltar ! Un détroit ça ? Non ! Plutôt un goulet d’étranglement,  un coupe-gorge !

        Alors, pour mes vacances, je compte sur le réchauffement climatique. Lorsque, d’un bond, je recouvrirai l’Espagne et le Portugal  pour aller, passionnément, me jeter dans les bras de mon Atlantico chéri.

       Et tel que c’est parti, je sais que ça ne tardera plus. Bientôt les vacances !!!

 

El Pé

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vacances,mer,méditerranée

pixabay

 

La perf du 20 c'est bon,

La température du 18,

La piqûre du 12 "

-Oui ? Monsieur Bernard ? vérifier la douche pour demain ? d’accord, j'y vais tout de suite.

-Sylvie ? Tu peux m'apporter des compresses s'il te plaît ? voilà voilà,

- ça va madame Beroul ?

Vous avez la télécommande là, à gauche pour monter le lit, à droite pour le faire descendre, voilà, essayez, très bien, je reviens tout de suite !

 -Allô ? oui, le 35 ? mais c'est pas mon secteur ! ah !bon! j'y vais ! bonjour monsieur , vous avez mal ? je vais vous chercher un cachet je ne peux pas faire plus monsieur ! la perfusion est déjà à son maximum,

-Oui monsieur, j’arrive ! prenez appui sur moi, un deux trois, voilà . Vous voulez un oreiller en plus ? je reviens;

Je cours gaillardement le long des couloirs verdâtres.

Bientôt les vacances ! bientôt la plage, le sable fin, le bronzage, le farniente, ne rien faire, s'allonger sur un transat, rêver, siroter un cocktail multicolore, nager, danser ,bronzer,

- Allô ? QUI? oui docteur , bien docteur !absente ?  oui oui je comprends; plus tard ! plus tard ! une autre fois bonsoir docteur !

 

Louis

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Les yeux fermés, quel pays désignerez-vous?

Les yeux fermés, chacun à son tour pose l’index

sur un endroit du globe terrestre

et note le pays (ou le plus proche pays) qu’il indique

 

En vingt minutes, faire un texte inspiré par le pays désigné

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Moraine Lake 17092005

wikimédia

 

                    CANADA

        Cette nuit, j’ai rêvé que j’étais le Dernier des Mohicans.

 En fait, je ne savais pas, dans mon rêve, que j’étais le dernier, car je vivais dans le Canada d’avant la venue des Visages Pâles, avant que déferlent les puritains anglais, Jacques Cartier, toute la clique, quoi.

      Oui, et c’était le paradis.

Seulement des lacs, des sapins, de la neige, des caribous et le chant des baleines au Nord de la baie du St Laurent. Qui ne s’appelait pas encore comme ça, évidemment, mais d’un nom Mohican évoquant l’esprit de l’eau et des nuages qui s’y reflètent. On savait vivre alors.

      Je passais mon temps à chasser des bisons et à faire des papooses à ma squaw dans mon teepee, comme tous les hommes de la tribu. Puis, à la lumière des étoiles, à danser et chanter…

        …Et, ô bonheur, l’esprit de Léonard Cohen nous accompagnait déjà.

 

 El Pé

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Abayapair

wikimédia

 

Arabie saoudite

Petites ombres noires

Ombres soumises,

Deux yeux qui brillent

Derrière une grille,

C’’est ce que voit

Le voyageur.

Ne les touchent pas,

Elles se déroberont.

Ne les regarde pas,

Elles se détourneront.

Cela ne se fait pas

Là-bas.

Si tu cherches à savoir,

Derrière le voile

Ce qui se cache,

Tu trouveras mille ans d’interdits,

Une autre culture

Où les us ancestraux

Ont la vie dure.

Petites ombres noires

Un jour

Dans cent ans

Dans dix ans,

La grille s’ouvrira

Le voile s’envolera.

Gill

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Ecoutez et trouvez les villes

Un jeu nous a permis de trouver trente noms de ville de une à trois syllabes.

Choisir dix villes et les utiliser dans un texte où l’on doit simplement les entendre et non les lire sous leur forme habituelle

(Exemple avec Nice : Pour ta veste, choisis un tissu uni, ce sera plus facile à assortir à ton pantalon rayé)

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Al ! J’ai envie de partir en voyage autour du monde. Et si nous partions tous ensemble ?

Je ne voudrais pas être prise au dépourvu ni me stresser pour faire les bagages, alors Il faut que j’étudie l’itinéraire. Pendant ce temps, tu rinceras les verres que nous avons utilisés - tu es quand même apte à le faire ! – et tu rangeras le plateau à apéritif. Il y a encore des olives ? fais attention à tes dents, Pierre, si tu en manges, je ne les ai pas dénoyautées. Et toi,  Ali, on t’emmène aussi avec nous ? Lis le prospectus avant de donner ta réponse. Apporte pas mal de tunes, Ismaël, car les transports, hou ! dans ces voyages, coûtent très chers. J’espère qu’on pourra manger des spécialités locales, trouver des petits bistrots me satisferait bien.

Ouf, cette recherche m’a épuisée. Maintenant, je boirais bien un petit déca, ne vous en déplaise. Qui me le préparera ?

Gill

 

mardi, 17 juillet 2018

A chacun son rêve

« j’avais un rêve »

Quel est le vôtre ?  En vingt minutes, racontez-le

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Mother Ship Model - Close Encounters of the Third Kind

wikimédia

 

C’est vrai, j’avais un rêve  ou plus exactement, j’ai toujours eu un rêve : « La Rencontre du Troisième Type ».

   Allons, fi donc, qu’allez-vous penser voyons !! Je ne veux pas dire que  ma vie durant et deux hommes ne suffisant pas à mon bonheur, j’ai sans cesse été en quête d’un troisième larron ! Oh ! C’est mal me connaitre ! Mais je ne donnerai cependant pas ici lieu de mieux le faire. Non. Je parle évidemment du film de Spielberg, avec le regretté Truffaut dans le rôle du délicieux professeur français. Ou, pour dire les choses autrement, j’ai toujours rêvé de rencontrer un extra-terrestre.

    Cela se serait passé la nuit-pour la bonne raison qu’il est alors plus facile de distinguer quelque chose dans le ciel-, une nuit où j’aurais justement vu dans le ciel un étrange objet, rond ou en forme de cigare-je n’exclue rien-. Je l’aurais longuement suivi du regard jusqu’à ce qu’il disparaisse, je me serais couchée, un peu rêveuse, un peu triste…  et peut-être cinq minutes plus tard, une  étrange créature, fluorescente et auréolée de lumière(en plus) se serait matérialisée au pied de mon lit ; attirée sans nul doute par mon intérêt passionné pour la science-fiction.

    A partir de là les scénarios divergent selon ma fantaisie :

-Soit nous devisons une grande partie de la nuit, échangeant des confidences sur la télépathie et la téléportation d’une part ; sur les concepts « humour » et « musique Rock » d’autre part…

-Soit il m’enlève, m’emmenant dans son vaisseau spatial, à travers le continuum espace/temps, visiter sa planète et au passage sa galaxie…

-Soit, par un moyen connu de lui seul, il me fait un enfant au regard duquel Superman fait figure de rigolo.

   Voilà, j’avais un rêve, moi aussi. Mais je suis toute prête à reconnaitre qu’il n’arrive pas à la cheville de celui de Martin Luther King.

El Pé

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Autour de Philippe Roth

Chacun tire au sort une citation de Philippe Roth

En vingt minutes, faire un texte inspiré par cette citation

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citation louis.jpg

pixabay

 

"N’attends pas que ta main soit froide pour donner":

N’attends pas que tes yeux soient clos pour admirer

N’attends pas que tes lèvres sèchent pour aimer

N’attends pas ta voix chevrotante pour chanter

N’attends pas tes mains trop ridées pour caresser

N’attends pas ta plume tarie pour composer

N’attends pas ton piano rouillé pour chantonner

N’attends pas ta langue oubliée pour bavarder

N’attends pas le pinceau usé  pour dessiner

N’attends pas des ailes pour décrocher la lune

Reste au bord de la rivière, le soir, et attends .

 

Louis

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philippe,roth,main,

pixabay

 

« Pourvu qu’on ne soit pas en manque, la solitude peut-être en soi un plaisir fort. »

    La solitude, ça n’existe pas. Poncif.

    Autre poncif : La solitude, oui, mais si elle est choisie.

Autrement dit, il y a une différence colossale entre « solitaire » et « isolé » ou « exclu » ou pire « rejeté »

La solitude, c’est super quand elle n’est pas vécue comme une punition, un châtiment, ou une amputation, exemple : « Un seul être vous manque etc. »

Car on ne peut penser QUE seul. De là vient tout le plaisir. Penser, rêver, créer. Que de moments merveilleux alors. Mais justement, parce que ce ne sont que des moments ; parce que l’homme, comme le loup ou le caribou, est un animal sociable qui ne peut vivre qu’en société. Et au bout d’un moment,ou une période, de solitude, si profitable au resourçage, immanquablement, le vide, donc le manque se crée. C’est ainsi, on n’y peut rien.

      De toute façon, comme disait Léo Ferré : « Tu nais seul, tu meurs seul, et entre les deux, il n’y a que des faits divers. »

 El Pé

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